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Le blog d’Hercule Martin Manager
 
puce Comment développer ses propres talents ?
Rubrique : Lectures d'Hercule Martin,Mieux gérer le changement permanent Publié le vendredi, 21 juillet 2017
   

Blog semaine 30 neurosciencesBernadette Lecerf-Thomas, une des pionnières dans les neurosciences vient de décéder. Une bonne occasion de lui rendre hommage en reprenant un extrait d’un de ses interviews

Depuis la nuit des temps, notre cortex cérébral se développe par l’augmentation des connaissances et des compétences humaines. Les neuroscientifiques ne parlent pas de cerveau « multitâches». Faire plusieurs choses en même temps n’est pas nouveau : certains métiers ont toujours su le faire. Par contre, il est impossible de réfléchir à deux choses en même temps. Quand on fait un effort cognitif intense, on n’en fait qu’un à la fois. L’intelligence collective en entreprise résulte des échanges entre un réseau de personnes capables de travailler ensemble pour produire de l’innovation rapidement et avec le plus de productivité possible. Mais la seule accélération des échanges ne produit pas de l’intelligence collective, il faut aussi que ces échanges aient un but commun.

Les neurosciences démontrent que pour être intelligent, il faut des émotions. Antonio Damasio a montré que la personne qui était capable de prendre de bonnes décisions avait besoin d’avoir des critères sur la valeur affective de ces décisions car cela fait partie des éléments qui vont faire que les gens vont agir ou pas.. Quand une personne perd sa capacité de jugement affectif, elle devient quelqu’un de froid, dans l’incapacité de prendre les bonnes décisions. On a tenté à une époque de déshumaniser l’entreprise et l’on revient complètement aujourd’hui sur ces erreurs de conception et de management.

Le problème de beaucoup d’organisations ce sont les clones. A force d’avoir des gens qui se ressemblent tous, avec une culture trop normée, l’initiative et surtout l’imagination sont tuées à la source. Je milite pour la diversité et la mixité dans les entreprises.

Les premiers résultats dans les entreprises qui ont mis en place des actions de mieux vivre ensemble, montrent également des gains de productivité. En fait, il y a des prises de conscience réelles. La collaboration est un point essentiel, la capacité d’interagir au sein d’un collectif est extrêmement porteuse de valeurs. Mais, pour l’instant, ce n’est pas évident pour tous les dirigeants. Certains restent focalisés sur leurs anciennes croyances et n’ont pas encore réactualisé leur matériel mental !

En effet, les gens n’ont pas été formés au collectif quand ils étaient « petits ». L’interaction avec l’autre – réfléchir tout en interagissant est plus facile pour un extraverti que pour un introverti. Dans les entreprises, il existe toutes sortes de tensions à tous niveaux. Pour arriver à négocier, à se coordonner et à avancer ensemble, il faut être capable de se mettre en phase sur ce que l’on perçoit sans pour autant rentrer dans la perception unique. Arriver à accepter que les autres perçoivent différemment ce que l’on perçoit soi-même – ce qui n’est pas rien -, ensuite, il faut diriger l’attention sur des objectifs. Cela nécessite en amont un travail d’appropriation qui passe par le fait que chacun ait malaxé l’information pour la transformer en stratégie. Le travail doit se fait dans chaque cerveau, chacun étant auteur de ses pensées. Et ce sont nos pensées qui nous servent à prendre des décisions au quotidien. Chaque co-équipier doit avoir travaillé sur la valeur qu’il donne à un certain nombre d’actions, il doit avoir négocié avec les autres pour permettre leur coordination synchronisée. Pour cela, il faut être capable d’anticiper sur les actions des autres membres de l’équipe. C’est assez complexe mais, aujourd’hui, les neurosciences permettent de comprendre cette complexité et aider les gens à avancer.

Je dis dans mon livre que la coélaboration, la négociation, l’innovation sont des sports exigeants. Nous avons à conquérir de l’agilité et de la performance dans ces domaines de compétences. Tant que ceux dont le rôle est de décider pour les autres n’auront pas pris conscience qu’ils ont un cerveau et qu’ils sont donc soumis à l’impossibilité de percevoir l’inconnu et de tout prévoir, il sera difficile de changer les fondements qui structurent l’action des institutions et des entreprises (…) ».

Source : http://up-magazine.info/

     
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