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Le blog d’Hercule Martin Manager
 
puce Transmettre challenge n°26 Favoriser une communauté de partage
Rubrique : Contes et humour,L'humeur du jour,Les clés de l'employabilité Publié le vendredi, 7 février 2020
   

En préface de son livre « The different drum », Scott Peck (1936-2005), psychanalyste américain, développe son approche de la vie en communauté. Un regard intéressant pour les règles d’une communauté d’apprenants ou simplement de la vie en équipe.

C’est une très vieille histoire, un mythe et comme tous les mythes – il y a plusieurs versions et ce n’est pas toujours facile d’en trouver la source. La seule chose que je sache est qu’il s’appelle le cadeau du Rabbin.
C’est l’histoire d’un monastère qui traverse des temps très difficiles. Pourtant il fut un temps où c’était un grand ordre, mais depuis de nombreuses années déjà ce monastère perd petit à petit de sa grandeur. Au moment de l’histoire, l’unique bâtiment qui reste et qui est presque en ruines, n’abrite plus que 5 moines. L’abbé et les quatre autres qui ont tous plus de 70 ans. Vraiment un ordre en train de mourir.

Dans la forêt qui entoure le monastère il y a une petite hutte qu’un rabbin d’une ville voisine utilise parfois comme ermitage. L’Abbé décide un jour d’aller rendre visite au Rabbin espérant qu’il pourra lui donner de bons conseils.

Le rabbin accueille chaleureusement l’abbé dans sa hutte. Mais quand l’abbé lui explique le but de sa visite, le rabbin ne peut que s’apitoyer avec lui “je sais” – “la foi quitte les gens, dans ma ville c’est la même chose, de moins en moins de gens viennent à la synagogue”. Les deux hommes partagent calmement des pensées profondes et puis vint le temps des adieux. “Je suis vraiment enchanté de vous avoir rencontré après toutes ces années, dit l’abbé au Rabbin, mais je n’ai quand même pas vraiment atteint l’objectif de ma visite, vous n’auriez pas au moins un tout petit conseil à nous donner pour sauver notre monastère ? Non je suis vraiment désolé dit le Rabbin, je n’ai aucun conseil à vous donner, la seule chose que je puisse vous dire est que le Messie est l’un de vous. »

Quand l’abbé rentre dans son monastère les moines s’assemblent autour de lui “alors qu’est-ce que le rabbin a dit ? T’a-t-il donné un conseil ? – Non – nous avons tout simplement lu la Torah ensemble, la seule chose qu’il m’a dite en partant, d’ailleurs c’était vraiment bizarre – il m’a dit que le Messie était l’un d’entre nous et je ne sais vraiment pas ce qu’il voulait dire”
Pendant les jours, les semaines, les mois qui suivent, les moines essayent tous de comprendre la signification de ce qu’avait dit le Rabbin. Le Messie est l’un de nous. Nous qui ? Est-ce que cela voudrait dire l’un de nous – l’un des moines du monastère ? Dans ce cas-là il voulait sûrement dire l’Abbé. Il a été notre leader pendant plus d’une génération. Ou alors cela pourrait être le Frère Thomas, c’est certainement un saint homme. Oui cela pourrait être Frère Thomas aussi – mais certainement pas Frère Jean – car il est souvent casse pieds, toutefois il faut avouer, que bien qu’il nous agace pas mal, il a pratiquement toujours raison. Dans tous les cas sûrement pas frère Paul – il est tellement passif, complètement inexistant, mais en même temps il a ce don de sentir quand quelqu’un a besoin de lui et comme par magie il apparaît à son côté. Peut-être que Paul pourrait être le Messie. Bien sûr le Rabbin ne pouvait pas penser que cela pouvait être moi – ça c’est tout à fait impossible. Je suis un homme tout à fait ordinaire. Mais supposons que ce soit moi. Petit à petit les moines commencent à se traiter mutuellement avec un très grand respect au cas où l’un entre eux serait le Messie. Et chacun se traite avec un grand respect au cas où il serait lui-même le Messie.

Comme le Monastère se trouve au cœur d’une forêt – la chapelle, bien qu’en ruines, est souvent visitée par des gens qui viennent dans la forêt pour pique-niquer. Les visiteurs commencent à être très sensibles à l’aura qui se dégage des 5 moines. Et comme ils trouvent cette atmosphère très apaisante et agréable, ils reviennent de plus en plus souvent, emmenant des amis dans la forêt pour pique-niquer, jouer, se promener et prier.

Au fil des mois et des années des jeunes hommes rejoignirent le monastère qui devint à nouveau et grâce au cadeau du rabbin un ordre vibrant de spiritualité

     
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