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Le blog d’Hercule Martin Manager
 
puce Vous êtes introverti ? Ce n’est pas si grave…
Rubrique : Former, mentorer, tutorer,Lectures d'Hercule Martin,Les clés de l'employabilité,Partage des savoirs Publié le lundi, 28 mai 2018
   

Blog semaine 23 bis introversionLes mots ont plusieurs sens : le sens originel, le sens scientifique, le sens « populaire »…Le mot « introverti » fait partie de ceux-ci. Comme le souligne Brice Louvel dans un article sur Science Post, article lui-même repris de Business Insider, la plupart des gens associent l’introversion à une nature calme et solitaire. Mais être introverti n’a rien à voir avec le fait que vous aimiez passer du temps avec d’autres personnes. La différence entre introvertis et extravertis est d’ordre biologique (et cette approche est reprise dans les typologies comportementales comme le MBTI ou Arc en Ciel). Je vous renvoie par ailleurs à un ebook que j’ai écrit sur le sujet : « je suis introverti et je me soigne ».   Alors, si vous devez partager avec vos proches, amis, collègues… prenez cela en compte. 

Comme le souligne la Docteure en psychologie Perpetua Neo, en termes de chimie du cerveau, les introvertis ont un seuil de sensibilité à la dopamine inférieur à celui des extravertis. Parce qu’elle nous fait du bien, la dopamine est un produit chimique associé à la récompense. Concrètement, plus votre seuil de dopamine est bas, plus vous êtes facilement stimulé. « En tant qu’introverti, vous êtes alors plus énergique en passant du temps seul ou dans de très petits groupes intimes de personnes en qui vous avez confiance », note la médecin. En revanche, dans un environnement social très stimulant, pendant que l’extraverti sera de plus en plus animé, l’introverti commencera de son côté à se renfermer. Le seuil de sensibilité aura été dépassé depuis longtemps.

Les introvertis ont donc une chimie du cerveau différente. La voie empruntée par le cerveau d’un introverti sera en effet différente de celle empruntée par le cerveau d’un extraverti dans des contextes sociaux. Si le chemin est très court pour les extravertis, il est en revanche beaucoup plus long pour les introvertis. En d’autres termes, un stimuli traversera pour eux plusieurs parties du cerveau et passera par exemple par le cortex insulaire frontal droit – la partie du cerveau qui remarque les erreurs. Les introvertis remarquent toutes sortes de détails, ce qui les rend également conscients des erreurs qu’ils commettent. Ce même stimuli passera également par le lobe frontal, qui évalue les résultats.

Ainsi, un introverti sera un esprit très occupé, d’une part à remarquer les erreurs, et d’autre part à s’inquiéter de ce qui va se passer. Il aura également tendance à puiser très fortement dans sa banque de mémoire à long terme lorsqu’il communique : pour un introverti, un événement n’est donc jamais une simple anecdote. Si les extravertis peuvent tout de suite répondre et réagir aux environnements, les introvertis ne le peuvent tout simplement pas. Il y a trop d’analyses en cours dans leur cerveau.

« C’est pourquoi ils sont vulnérables et peuvent être un peu plus anxieux dans un contexte social », note la médecin. Le système nerveux devient très vite débordé. Pour cette raison, les introvertis doivent passer du temps seuls pour se retirer et se recharger : c’est ce que l’on appelle la « gueule de bois de l’introverti ». Se mettre en retrait active alors dans le cerveau le système nerveux parasympathique – responsable des fonctions « repos et digestion ». Ils peuvent ainsi se détendre suite à des niveaux de cortisol et d’adrénaline trop élevés. Un(e) introverti(e) commencera alors à nettoyer sa maison, à regarder Netflix ou à lire un bon livre, par exemple. Le but étant de mettre « la machine » au repos.

Notons par ailleurs que le fait d’être introverti n’a absolument rien à voir avec la timidité ou l’anxiété sociale. Ces conditions se mélangent parfois. Dire à une personne introvertie qu’elle est timide sera le meilleur moyen de la mettre mal à l’aise, puisqu’elle saura que vous avez tort, mais n’aimera pas vous le faire remarquer. « Beaucoup de gens confondent l’introversion avec l’anxiété sociale, et ce n’est tout simplement pas vrai », poursuit la médecin. « Vous pouvez être un extraverti et avoir de l’anxiété sociale, ou être timidement gêné, ou socialement maladroit. La différence est qu’un(e) introverti(e) aura tendance à se recharger par lui-même (ou elle-même) et qu’un(e) extraverti(e) aura besoin d’un environnement occupé ».

Par ailleurs, les introvertis détestent les petites conversations. Certes ceux-ci se développent et s’épanouissent sur la base de l’interaction sociale, mais ils le font simplement d’une manière différente que des gens plus extravertis. Par exemple, lors d’un événement, un extraverti préférera parler au plus grand nombre de personnes possible. Pendant ce temps, un introverti tentera probablement de connaître seulement deux nouvelles personnes, espérant favoriser les débuts d’une relation profonde.

L’introversion n’est donc pas une insulte : c’est juste une façon de vivre différente. L’une n’est pas meilleure que l’autre, et l’une a besoin de l’autre. Où que vous soyez sur le spectre introversion-extraversion, le plus important est alors d’accepter vos différences et d’apprendre à les utiliser à votre avantage.

     
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