English English
Dalett
Formation professionnelle, coaching individuel et collectif, stratégie de carrière
 
Accueil
Blog
Qui
Sommes-nous ?
Nos
Interventions
Nos
Publications
Nous
Contacter
 
Le blog d’Hercule Martin Manager
 
puce Combien coûte la démotivation ?
Rubrique : Lectures d'Hercule Martin Publié le mardi, 26 février 2008
   

Fiche de lecture : Pour combattre le management démotivant en voie d’expansion, Anne Dousset a entrepris de chiffrer le prix du désengagement des salariés. Son constat, son modèle, ses solutions (« Management à contresens », Eyrolles, 2007)

Certaines entreprises, sous la pression financière du court-terme, sclérose l’initiative. Ce management contreproductif et dénué de sens finit de démotiver les collaborateurs. Mais dans son livre Management à contresens, Anne Dousset, DRH pendant 15 ans, ne s’arrête pas à ce constat amer : pour elle, ce désengagement a un prix, chiffrable, dont l’estimation devrait révéler à l’entreprise son intérêt à exploiter comme il se doit le capital humain qui constitue désormais son premier gisement de productivité.

Ce mode de management est d’abord contreproductif, puisqu’il gaspille du capital humain. A force de standardiser la façon de travailler, les marges d’initiatives sont réduites et les gens donnent moins le meilleur d’eux-mêmes. Ensuite, il est dénué de sens, car il ne donne pas au salarié de bonnes raisons de s’engager. La pression court-termiste du financier se fait de plus en plus forte, mais travailler pour l’actionnaire ne donne pas du sens. De plus, les gens pédalent en quelque sorte sur un vélo dont la première roue est le reporting et la seconde le prévisionnel. Tout ce temps passé à rendre compte et à établir des prévisions n’est pas consacré à manager les gens et à répondre à des clients. Autant de raisons pour lesquelles les collaborateurs se sentent sous-exploités, dévalorisés, bridés… et démotivés. La conséquence pour l’entreprise est évidente : ses résultats en pâtissent. Et ce type de management est en expansion.


Pour exploiter le potentiel d’engagement des personnes, il y a trois pistes en particulier. La confiance, la reconnaissance et le sens.

  1. Lorsqu’on donne sa confiance à quelqu’un, cela engendre automatiquement chez cette personne la volonté de le mériter. Elle ira chercher en elle toute la puissance de tir nécessaire à cela. Typiquement, cela consistera à confier des responsabilités à quelqu’un qui manque d’expérience.
  2. D’autre part, dire « bonjour », « merci » et « bravo » n’est pas puéril : c’est le début de la reconnaissance. Ensuite, il existe des méthodes pour que chacun soit reconnu, ait sa place dans une instance, puisse poser des questions et proposer des idées, soit intégré dans la communauté…
  3. Le sens, finalement, développe la fierté de contribuer au projet de l’entreprise. Ce n’était pas le cas il y a encore 40 ou 50 ans mais aujourd’hui, les gens appartiennent plus à eux-mêmes qu’à leur société. Toutefois, il demeure chez eux une fierté de contribuer à quelque chose qui fait sens. Or c’est là qu’ils puiseront leur motivation.

Convaincre les responsables RH et les managers de l’importance de ces éléments passera par les chiffres : la seule façon efficace de les convaincre est de leur montrer qu’ils n’ont pas le choix. La partie humaine du capital de l’entreprise est extrêmement mal chiffrée alors qu’elle est absolument fondamentale. En revanche, pour des aspects comme la sécurité, les clients, etc., on a des ratios à n’en plus finir. Pour ce qui concerne l’organisationnel et l’humain, le plus souvent on dispose uniquement de l’absentéisme. Une notion qui avait du sens au XIXe siècle, lorsqu’on vendait du « kilowatt-heure humain », mais qui n’en a plus désormais.


Le modèle est basé sur trois indicateurs. Le présentéisme, l’efficacité collective et la motivation de l’individu. Prenons l’exemple du l’efficacité collective. Combien de fois voit-on les choses faites deux fois par manque de confiance entre les services ? Alors que lorsqu’on travaille bien ensemble, on réalise davantage que la somme des individus. Selon la situation, cet indicateur pourra varier entre, au plus, +20 % et, au moins, -30 %. Ce modèle, il faut l’attraper et le refaire à sa main. Le faire correspondre à des indicateurs qui ont du sens dans le contexte de l’entreprise. Et surtout, ce n’est pas parce que la méthode n’est pas totalement objective qu’il ne faut pas chiffrer. Car si on ne le fait pas, on ne fait rien.

     
   0 Commentaires Lire la suite

puce Laissez un commentaire

j’ai lu et accepte la politique de confidentialité de ce site

 
VOS CONTACTS

Vos contacts :

Gérard Rodach Maryse Hania
PRÉSENTATION
ACTUALITÉS
EBOOK
NOS LIVRES
CATÉGORIES
LIENS
RECHERCHE
S'ABONNER
ARCHIVES
         
Accueil / Blog
Qui sommes-nous ?
Nos interventions
 
Nos publications
Nous contacter
Documents téléchargeables
CGV
Politique de confidentialité
Information légales