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puce Faut-il expulser les Auvergnats de Paris ?
Rubrique : Leadership,Lectures d'Hercule Martin Publié le vendredi, 25 novembre 2016
   

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Il y a 15 ans, Eric Hazan, éditeur parisien, écrivait ce livre. Il décrit ici les quartiers centraux de Paris Rive Droite (du 1er au 4ème arrondissement) vers 1830, au travers de témoignages de l’époque.

Parmi la population de ces vieilles rues (des quartiers centraux de la rive droite), on trouve toujours des hommes, des femmes, des enfants prêts à se joindre à une insurrection. Ce sont des quartiers d’immigré, où la proportion de ceux qui vivent en garni est la plus haute de Paris et celle de la population féminine la plus basse.

Ils viennent des régions agricoles du Bassin Parisien et du Nord, de Lorraine, du Massif Central. Ils sont portefaix, manœuvres, porteurs d’eau ; ils sont maçons, souvent originaires de la Creuse ; ils vivent entassés à dix par chambre dans une saleté telle qu’ils ont, dit-on, apporté le choléra à Paris. On dit aussi qu’ils sentent mauvais, qu’ils sont paresseux et voleurs, qu’ils ne parlent même pas français, qu’ils prennent le travail des vrais Parisiens en temps de crise et de chômage.

 « Le dimanche, écrit Bédollière (en 1842), les porteurs d’eau auvergnats vont à la musette, à la danse auvergnate, jamais au bal français ; car les Auvergnats n’adoptent ni les mœurs, ni la langue, ni es plaisirs parisiens. Ils restent isolés comme les Hébreux à Babylone. ».

Le Journal des Débats, du 10 juillet 1832, regrette « le vacarme que fit, il y a déjà plusieurs mois, l’opposition à propos d’un mot, celui de « barbares », appliqué par nous à une classe d’hommes que son défaut d’instruction et sa vie précaire tiennent en effet dans un état d’hostilité dangereux pour la société ».

A la Chambre (des Députés), dans les jours suivant la révolution de 1830, le baron Dupin « demande qu’on emploie de préférence (aux travaux de terrassement) les pères de famille et les ouvriers domiciliés à Paris ».

Sommes-nous plus tolérants aujourd’hui ? Et vous, que faites-vous en termes de tolérance et d’ouverture au sein de votre organisation ?

     
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