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puce Négocier et ccopérer ? Est-ce compatible (2/2)
Rubrique : Lectures d'Hercule Martin Publié le mardi, 12 février 2008
   

La suite de notre analyse du livre d’Axelrod

Axelrod se base sur le « dilemme du prisonnier » : 2 hommes sont soupçonnés d’un crime. La police les met dans des cellules séparées et leur propose un marché: si l’un avoue et l’autre pas, celui qui avoue est libéré, et l’autre prend 5 ans de prison, si aucun n’avoue (ils coopèrent entre eux) ils prennent tous les 2 un an, s’ils avouent tous les 2 (ils font cavalier seul), ils prennent 3 ans. Apparemment ils ont intérêt à coopérer entre eux, c’est à dire se taire. Mais que va faire l’autre? Dans ce cas, l’objectif est de prendre le moins de « points » (années de prison) possibles. Axelrod a retourné la règle en émettant des points positifs.

Pour que la coopération se développe dans un monde d’égoïstes, Axelrod déclare que:

  • le jeu doit être à somme non nulle. A la différence d’une partie d’échecs, ou d’un match de football, il n’y a pas un gagnant au détriment d’un perdant. Tous les joueurs peuvent gagner plus ou moins fortement. Cela ressemble beaucoup plus à la vie réelle. Par exemple, il vaut mieux gagner 500 euros, même si l’autre joueur gagne 1000 euros, que de gagner plus que l’autre joueur, en n’empochant que 100 euros.
  • Les conséquences de la façon d’agir doivent influer sur l’avenir. L’exemple de la guerre des tranchées illustre ce concept: si je tire sur mon ennemi, j’obtiens un avantage à court terme, mais je risque par la suite des représailles, où est mon intérêt? Ce point sera revu en détail.

Limites

La principale limite est formulée par l’auteur lui-même: « Pour avoir une vue réaliste de ces problèmes il faudrait prendre en compte toute une série de facteurs absents… d’idéologie, de politique bureaucratique, d’engagement, de coalitions, de médiations, de charisme politique ». A l’absence de ces facteurs, je pense de plus que cette approche mathématique ne tient pas compte de plusieurs autres facteurs. Axelrod répond indirectement à cette observation, car il souligne l’importance de développer les capacités de reconnaissance pour savoir reconnaître et évaluer une interaction. Par exemple:

  • « Donnant Donnant » coopère ou fait cavalier seul. C’est blanc ou noir. Dans la réalité on coopère plus ou moins: cela dépend de notre capacité d’une part, et de notre bonne volonté d’autre part.
  • Le modèle démarre sur un terrain vierge. Or nous avons tous nos étiquettes, nos préjugés, et une mémoire collective.
  • L’élément humain est absent dans les interactions. Les besoins psychologiques, émotionnels, les jeux de pouvoirs et d’influence, les possibilité de changer de stratégie en cours de partie peuvent fausser le jeu.

De même, peut-on mesurer toutes les conséquences de nos actes? Contrairement à un ordinateur, une organisation (un individu ou une organisation plus large) peut faire des erreurs soit dans ses interprétations, soit dans ses actions. De plus, il nous arrive parfois d’avoir l’impression d’investir « à fonds perdus » dans une relation, et puis le retour de l’ascenseur peut finir par arriver beaucoup plus tard et sans qu’on ne s’y attende… En ce sens, une stratégie plus indulgente que « Donnant Donnant » paraîtrait plus favorable dans la réalité.

Points forts

Ce livre arrive à point nommé car il nous prouve l’intérêt de coopérer collectivement et individuellement. Or notre monde est individualiste, et on en mesure les limites. La coopération s’inscrit dans ce cadre et devient une préoccupation: on est passé des stages extrêmes pour renforcer l’esprit d’équipe (des raids de nuits pour les cadres, au saut à l’élastique), à des méthodes plus douces et psychologiques de cohésion de groupe.

Actuellement nous comprenons l’intérêt de coopérer collectivement, mais individuellement, on reste… individualistes! Une des raisons est que, dans un monde de plus en plus global, nous ne mesurons pas la conséquence de nos actes individuels. Dans un monde d’égoïstes, Axelrod nous prouve qu’on a intérêt à changer de comportement et à se montrer plus coopératif.

Ce livre est plein d’espoir car il analyse la coopération dans l’environnement qui lui est le plus défavorable: il suppose qu’on agit par pur intérêt personnel, que le gain immédiat à être égoïste est plus élevé que le gain à coopérer, et que personne ne nous force à coopérer. Malgré toutes ces difficultés, la coopération peut émerger, se développer et subsister.

     
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