Soyez authentique, mais pas trop !


Qui n’a jamais entendu ces phrases : « Soyez authentique ! Soyez vous-même ! Restez naturel ! »

Est-ce que cela paie ? Oui, sûrement. D’abord, parce que vous faites illusion 15 minutes peut-être, mais très vite le naturel revient au galop et gare au contrecoup. Votre interlocuteur peut vous en vouloir de s’être fait piéger. Ensuite, parce que même si vous avez obtenu ce que vous voulez (un contrat, un poste, …), est-ce vraiment adapté pour vous ?

Mais devons-nous être purement authentique ?  Oui, mais avec un bémol : que représente votre authenticité pour votre interlocuteur ?

Dans son livre « Le management expliqué par l’art » (Ellipses, 2013), Olivier Babeau explique les grands concepts du management  au travers d’anecdotes issues du monde artistique. Il écrit notamment ceci à propos de l’authenticité :

Vous connaissez sûrement la Vénus de Milo qui est exposée au Louvre. Si elle est souvent présentée comme un parfait exemple de l’art grec classique, vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’elle est doublement fausse :

  • Elle est tout d’abord une imitation des statues de l’époque classique (Vème avant JC), mais a été sculptée trois siècles plus tard. Il s’agit de la reprise d’un vieux classique avec des touches de modernisation, une sorte de « vintage » avant l’heure, à destination de clients intéressés par ce style modernisé (il y en a eu des centaines de copies à l’époque). Ce qui n’est pas « exact » aux canons classiques, c’est la torsion du corps, les plis des draperies et l’aspect dénudé.
  • La seconde erreur est son caractère dépouillé, sa blancheur. Or, à l’époque, les statues (et les monuments) étaient peintes. Il en était de même au Moyen Age avec les Cathédrales (ceux qui ont visité la sainte chapelle à Paris ont pu voir ce que cela donnait).

Cela veut dire qu’en art, le produit « authentique » n’est jamais repris tel quel, il est réinventé. En art, comme en marketing et … en recrutement, la vérité, l’authenticité n’ont aucune importance. Ce qui compte, c’est la manière dont les gens se représentent cette vérité. Les œuvres, comme les produits, sont des objets symboliques chargés d’une puissance d’association indépendante de leur authenticité.

Moralité : soyez authentique, mais pas trop !

Aimez-vous l’urgence ?

Cette semaine, un extrait du livre de Benny Barbash : « My first Sony » (Points)

C’est grâce à ma grand-mère que je compris qu’il existait un rapport entre le temps et l’air. Premièrement, ils sont tous deux transparents et deuxièmement, ce qui est bizarre avec les deux, c’est que l’on ne se rend pas compte de leur présence, alors que lorsqu’on n’en a pas, on s’en rend compte et comment ; lorsqu’on n’a pas de temps, le matin par exemple, tout le monde se dépêche et Maman crie qu’il n’y a pas de temps. Lorsqu’on n’a pas d’air, comme lorsqu’on fait une compétition de plongée dans la baignoire, on étouffe. Et encore un exemple qui illustre le rapport entre l’un et l’autre, c’est que quand on n’a pas de temps, on commence à se dépêcher et à courir pour rattraper le temps perdu, mais du coup, on s’essouffle et en fin de compte, on finit par arriver à l’heure, mais à bout de souffle.

Il n’y a rien de plus reposant…à court terme que de courir après le temps et l’urgence. En effet, cela nous évite de prioriser nos activités et par là-même d’être clair sur nos objectifs. Imaginez que nous le soyons : non seulement nous devrions concentrer sur ce qui est important (mais pas forcément plaisant pour nous), mais en plus, nous devrions accepter de renoncer de plein gré à faire plein de choses.

 L’urgence répond à notre besoin profond : vouloir tout faire, satisfaire tout le monde et prouver (à nous-mêmes et aux autres) que nous sommes réactifs. Bien sûr, nous aurons répondu à dix mille demandes variées, lu tous nos mails et… omis de faire l’essentiel (à savoir nos tâches de fond), mais qu’importe : la peur de se tromper (en ratant LE mail qu’il fallait avoir lu) et celle du jugement  (« on ne peut pas compter sur vous », « comment ? Vous n’êtes pas au courant ? ») suffisent à nous dissuader à nous poser les bonnes questions.

Et puis, il est de bon ton de courir… comme les autres. Dites à votre entourage que vous savez prendre du recul et  triez vos priorités et vous serez silencieusement qualifié de pantouflard et d’apathique. Sales maladies !

Remarquez, rien de tel que l’été pour y repenser : est-ce que, durant les mois passés,  nous avons été plus loin en courant ou cela cache-t-il la peur du vide ou de l’ennui ?

Peut-être, d’ailleurs, que vos activités durant les vacances ne vous laisseront pas le loisir (ou vous éviteront) de vous poser de telles questions.

A vous qui voulez réussir votre carrière

Aux USA, les discours de remise de diplôme universitaire sont l’occasion d’entendre des PDG et des politiciens parler de leur vision de la réussite. Lucie Robequain* des Echos a en regroupé quelques-uns. Leurs enseignements ?

1. Sachez quitter votre zone de confort
« Le plus grand risque n’est pas d’échouer. Il est d’être trop à l’aise dans son job», lance le PDG de Dropbox, Drew Houston, le 7 juin aux étudiants du MIT. « Méfiez-vous des chefs qui sont contents de vous. Ils vous détournent des défis plus ambitieux que vous avez à relever » (Randi Zuckerberg).

2. Acceptez la contradiction
Quitter sa zone de confort, c’est aussi accepter la contradiction et douter de ses convictions. «Essayez de ne jamais être la personne la plus intelligente de la pièce. Et si c’est le cas, je vous encourage à inviter de nouvelles personnes ou à quitter la pièce » (Michael Dell)

3. Attention aux sirènes du confort financier
La tentation du confort financier est tout aussi dangereuse : « Un choix de carrière basé sur l’argent, plutôt que sur le plaisir, est la meilleure recette pour être malheureux » (Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine).

4. Suivez votre intuition
. « Je suis un ingénieur amoureux de rationalité. Mais les plus grandes décisions se basent rarement sur ces critères-là. Le grand défaut des hommes est de ne pas écouter leur intuition. J’ai quitté en 1998 Compaq, une des meilleures entreprises informatiques à l’époque pour Apple, qui était au bord du gouffre » (Tim Cook, patron d’Apple).

5. Relativisez l’échec
«La première entreprise créée par Bill Gates produisait des logiciels pour faire marcher les feux rouges. Celle de Steve Jobs produisait des petits gadgets en plastique permettant de passer des coups de fil gratuits. Les deux ont échoué et ils n’en ont pas été traumatisés» (Drew Houston)

6. Entourez-vous bien
« Il est souvent plus drôle de prendre une bière avec de bons pères de famille peu éduqués qu’avec des gens qui sont les symboles superficiels de la réussite. C’est tout ce que je sais en matière de sociologie… » (Ben Bernanke).

7. Gardez vos valeurs
« Attention : il y aura toujours plein de panneaux pour vous indiquer comment gagner de l’argent et monter dans votre carrière. Il y en aura très peu pour vous rappeler vos valeurs et vous forcer à prendre soin de vous » (Arianna Huffington)

* http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202829247634-a-vous-qui-voulez-reussir-votre-carriere-575963.php

Changer tout ou partie de sa vie


Qui n’a pas eu envie un jour de changer tout ou partie de sa vie ? Ras-le-bol, énervement, usure, situation de trop qui fait déborder le vase ou tout simplement envie de réaliser un rêve trop longtemps assoupi : vous avez sûrement connu cette envie de changer et d’avoir un autre mode de relation aux autres, un meilleur équilibre entre votre vie privée et votre vie professionnelle, un nouveau rapport au temps, le plaisir de faire ce dont vous rêviez depuis longtemps, un changement d’environnement…

Oui, mais après ? Et à quoi bon si mon entourage proche me le déconseille ? La colère peut retomber et le train-train quotidien repartir jusqu’à… la prochaine fois.

Comment réussir ce changement ? Depuis la méthode miracle en cinq étapes jusqu’aux conseils de ceux qui l’ont fait (et vous apportent leur expérience), vous trouvez dans les médias pléthore de façons de réussir à changer de vie, de partenaire, de métier, d’amis…

Notre approche est différente. Elle part d’un principe simple : vous êtes unique et vous avez des qualités, des valeurs et des motivations qui vous sont propres. Réussir à changer, cela signifie être en adéquation avec vous-même, ce qui suppose une démarche qui vous permette de concilier à la fois votre projet, vos valeurs, la levée des freins qui vous entravent et d’avoir un plan d’actions adapté et cohérent.

 

C’est le voyage que vous ferez au cœur de ce livre.

Le C.V. est mort, vive le C.V. !

Pour la majorité des personnes, un C.V est un outil dont nous nous servons lorsque nous voulons postuler à un emploi. Nous mettons à jour celui-ci tous les X années, en fonction de nos besoins ou de ceux des chasseurs de tête qui nous contactent. Bien plus, si votre carrière se passe dans la même entreprise, voire dans le même groupe, votre CV n’est guère actualisé, votre parcours interne faisant « fonction de ».

Les choses sont en train de changer et nous devons y prendre garde sous peine de nous trouver décalé par rapport au marché.

Quelques faits :
•le changement de poste dans une même entreprise devient l’objet d’une compétition interne qui vous conduit à mettre en avant vos réalisations et vos souhaits ;
•l’image que vous avez à date en interne peut ne pas coller avec qui vous êtes vraiment et / ou ce que vous voulez vraiment faire ;
•la facilité avec laquelle nous pouvons collecter des informations sur toute personne via les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook…) rend caduque la stratégie du « tout C.V. ».

Le CV a encore un avenir, si vous prenez en compte quelques règles pour le faire évoluer. Dans un excellent article paru dans « Le Monde » *, la journaliste Louise Lavabre* souligne, avec forces exemples, les trois tendances de l’évolution du C.V. :
•la montée en créativité et en originalité, via les nombreux outils que nous offre le net. Des manières originales de sortir du lot (priorité au contenant).
•La prise en compte des logiciels de recrutement qui trient les C.V. autour de mots clés. Comme avec les méthodes qui vous facilitent votre rang dans les pages Google, vous facilitez la sortie du lot de votre C.V. (priorité au contenu et notamment aux mots clés)
•L’importance de la cohérence de votre image entre tout ce qui est publié sur vous, que ce soit volontairement ou par d’autres (priorité à la cohérence).

Dans univers où la tenue d’un poste dure en moyenne trois ans (sans compter les changements de contenu dudit poste entretemps), vous êtes engagé dans une compétition du style élection présidentielle : un an pour découvrir et prendre en main votre poste, un an pour réaliser des actions notables et un an pour faire votre campagne en vue de votre prochain poste (ou faire savoir ceux que vous ne voulez pas).

« Je ne suis pas carriériste », pourriez-vous me dire. Vous avez raison et tort. Raison, parce que vous n’êtes pas carriériste (comme la majorité des gens). D’ailleurs, vous allez faire sérieusement votre travail. Tort, parce que le monde a changé : le contenu des postes change en permanence et l’organisation des entreprises aussi : les modes projet et autres modes matricielles font que mise à part dans votre service, peu de gens savent quelle est votre contribution passée (vous avez peut-être changé deux ou trois fois de manager en deux ans).

Moralité : dans un contexte de chaises musicales dans les entreprises, ceux qui anticipent et construisent leur image ont plus de chances que ceux qui attendent.
A vous de choisir !

*http://louiselavabre.blog.lemonde.fr/2013/05/24/le-cv-a-lere-du-3/

Que dirait votre chien (ou votre chat) de vous ?


Dans son livre « la chambre noire de Longwood », un récit d’une visite à Sainte Hélène, Jean-Paul Kaufmann parle d’un ancien consul de France sur cette ile, Gilbert Martineau. Un personnage bien singulier qui, après avoir fréquenté le Tout Paris littéraire et écrit de nombreux livres à succès, s’était un jour replié sur Sainte Hélène.

« Je suis par nature extravagant » disait-il en citant Byron. Son fils a rapporté à l’auteur qu’il s’était amusé à écrire les mémoires d’un chien, Marmaduke. Les hommes et leur ridicule sont vus à travers les yeux d’un cocker. L’auteur affirme que son livre appartient à un « genre humoristique bâtard » et que pour cette il ne trouvera jamais d’éditeur.

Le genre n’est pas nouveau : des « Lettres Persanes » de Montesquieu au « Carnet du major Thompson » de Daninos, de nombreux écrivains ont utilisé la métaphore pour à la fois souligner nos contradictions, nos manies ridicules et évité les foudres de la censure (tant morale que juridique).

Cette approche garde tout son sens aujourd’hui. Elle nous sert à prendre du recul, à (mieux savoir) rire de nos travers et à prendre conscience de points d’amélioration.

C’est là où le bât blesse. Avons-nous vraiment cherché à nous améliorer ?  Pourquoi s’améliorer d’abord ? « Chassez le naturel, il revient au galop », dit le proverbe. Après tout, nous aimons peut-être être comme nous sommes : c’est confortable et l’ironie fait que cela devient un jeu reconnu par tous, et donc accepté.

Cette acceptation plus ou moins passive peut aussi se comprendre comme un manque d’objectif. Nous ne changeons pas parce que nous n’avons ni la pression de l’environnement pour nous forcer à changer, ni un but que nous nous saurions donner.

Selon Marc Buckingham, auteur américain sur le management, 70% des gens vivent passivement leur carrière. Aviad Goz, consultant israélien  et fondateur de la méthode N.E.W.S. renforce ce constat idée en soulignant (« Trouver sa voie », Aviad Goz et  Gérard Rodach, ESF, 2009) que la majorité des personnes choisissent un modèle d’auto-limitation en se posant trois questions :

  • Dans quel domaine puis-je gagner de l’argent ?
  • Quelles activités suis-je d’accord de faire ?
  • Dans quel domaine ne suis-je pas si mauvais ?

Toujours selon Aviad Goz, la recherche de l’amélioration vient lorsque la personne se pose les questions différemment :

  • Par quoi suis-je passionné ?
  • En quoi suis-je le meilleur ?
  • Quel est le modèle qui me convient ?

Et vous, quelles questions vous posez-vous ?

Qui sont vos blondes flashantes ?

Dans son dernier livre (éditions Leo Scheer, 2013), Serge Koster attire notre attention sur la double biographie d’Alfred Hitchcock : la biographie « réelle » de sa vie et celle liée à ces films et à l’aura de gloire qui entoure ses films. Comme il le dit très justement (page 68) : « Julien Gracq (in Entretiens, 2002) pose, après Proust, qu’il existe une biographie de l’écrivain distincte de celle de l’homme, qui a sa courbe, ses péripéties à elle, sans lien apparent avec les événements de sa vie, parce que les seuls éléments en sont les livres, écrits ou  manqués, et ce qui les a fait naître. »

Dans le cas d’Hitchcock, Serge Koster parle du rôle des « blondes  flashantes » (Grace Kelly, Kim Novak, Eva Marie Saint et  Tippi Hedren)  dans les films et la bio du cinéaste

Transposons cela dans la vie en entreprise : votre image, dans la tête de vos collègues, clients, fournisseurs, recruteurs…  est-elle liée à vous-même (avec vos qualités et défauts)  ou aux résultats (positifs ou négatifs) qui vous sont imputés (à tort ou à raison) ? L’image qui vous colle est-elle  celle d’une personne un homme qui a été au bon endroit pour hériter du succès d’une action (ou de son échec) ?

Cela serait sans conséquence si ces résultats ne vous marquaient pendant longtemps (pour le bien ou pour le pire).

Ainsi, quelqu’un qui aurait l’image d’un redresseur d’entreprise (à tort ou à raison) peut ne se voir proposer que de tels postes. De même, si le hasard des évolutions dans votre entreprise vous a fait évoluer vers un poste sans intérêt pour vous (et vos compétences), n’y a-t-il pas le risque d’avoir du mal à en sortir aux yeux des recruteurs ?

Alors, qui sont vos « blondes flashantes » ?

Comment écrieriez-vous honnêtement votre bio ?

Laquelle préférez-vous ? La « brillante »  (liée aux actions qui vous sont attribuées) ou la réelle ?

Nous sommes (presque) tous des femmes au travail

« Les codes de l’entreprise restent penser par les hommes pour les hommes » : partant de ce constat, Anne-Cécile Sarfati, rédactrice en chef adjointe au magazine prodigue des conseils concrets pour être plus visible  dans son ouvrage  » Etre femme au travail : ce qu’il faut savoir pour réussir mais qu’on ne vous dit pas ».

A la lecture de ceux-ci, ne sommes-nous pas, messieurs, souvent des femmes au travail ?

  •  Cessez d’attendre qu’on vous repère spontanément : cette attitude peut être perçue comme un signe d’humilité mais aussi d’arrogance. Ne signifie-t-elle pas en effet, que vous seriez tellement géniaux qu’on devrait vous remarquer spontanément 
  • Acceptez que votre expertise et/ou vos résultats dans votre travail ne suffisent pas : certes le « faire » est important mais le « faire-savoir » l’est tout autant. « Nous sommes évalués non pas sur ce que nous sommes, mais sur la perception de ce qu’on semble être, non sur ce qu’on dit, mais comment c’est entendu, non sur ce qu’on fait, mais comment on est perçu en le faisant ». 
  • Apprenez les techniques de l’affirmation de soi... pour faire évoluer votre manière de communiquer avec les autres dans votre entreprise. 
  • Ne négligez pas les titres et les attributs des postes que vous occupez. Dans l’entreprise, il faut avoir du contenu bien sûr, mais également du style. Et le style passe par les apparences. Or quoi de plus apparent que les titres et les bureaux ?
  •  Devenez visible auprès de vos N+2 et N+3 : vous pouvez rayonner et tisser des relations utiles dans votre entreprise tout en restant loyal. Un moyen classique de se faire remarquer est d’accepter de participer, voire de proposer sa contribution lors de projets transversaux pilotés directement par la hiérarchie supérieure. Une autre stratégie est de participer à des conférences et autres séminaires, qui sont l’occasion d’échapper un peu aux règles hiérarchiques classiques.
  • Gérez votre image en réunion : beaucoup de personnes pensent qu’elles doivent tout savoir sur tout avant de se  lancer, qu’elles doivent parler doucement en pensant que c’est ainsi qu’on les entendra et elles sont terrorisées à l’idée d’être prises en défaut par leur auditoire. Mais il y a toujours une marge de manœuvre pour progresser dans son expression orale Si c’est le cas, faites un stage de prise de parole en public.
  • Ne négligez pas votre image en séminaire : il est bon de participer de bonne humeur aux fêtes et autres activités collectives, mais on ne peut ni tout y dire ni tout y faire. 
  • Préparez au maximum les entretiens … que vous pouvez avoir avec les gens « importants » de votre entreprise et notamment votre entretien annuel, si ce rendez-vous est prévu dans votre entreprise. Certes, il est important de garder son naturel et de communiquer selon sa propre personnalité, mais attention à ces petites habitudes de langage qui peuvent brouiller vos messages en donnant l’impression que vous manquez de confiance en vous…
  •  Développez votre réseau professionnel : il vous permettra de tisser des liens utiles pour vous mais également de rayonner puisque les gens qui vous connaîtront (client, collègues, etc.) pourront parler de vous.

Hommage au leader aristocratique (et psychologique)

 Les médias sont pleins de leaders : des leaders effectifs,  ceux qui anticipent et donnent la      direction; des leaders institutionnelles, qui sont officiellement chefs mais ne dirigent pas (comme la Reine d’Angleterre, par exemple) ; des leaders évhémères, des leaders qui sont absents ou qui ont disparu mais sont présents dans la tête de ceux qui les suivaient (l’influence de l’Abbé pierre, chez Emmaüs)…

Pourtant la quatrième catégorie (selon Eric Berne, père de l’Analyse Transactionnelle), le leader psychologique, on en parle peu. C’est le leader vers lequel on se tourne en cas de difficultés. Ce peut être un de vos collègues, quelqu’un d’un rang hiérarchique supérieur ou moindre et  qui a de l’écoute, un savoir-faire en termes de compréhension, de soutien.

Ces obscurs,  ces sans-grade (pour Plagier Edmond Rostand et sa tirade de l’Aiglon), ce sont ceux qui rassure, calme, pondère.

Je voudrais leur dédier ce texte d’Edgar Morgan Forster (1879-1970),  un  écrivain anglais qui a écrit dans son livre « Two Cheers of Democracy » le texte suivant : « Et pourtant je crois en l’aristocratie. Si le mot est exact et si un démocrate peut l’employer. Non pas à une aristocratie basée sur le rang et l’influence, mais à celle des prévenants, des discrets et de ceux qui ont du cran. On trouve ses membres sans toutes les nations, parmi toutes les classes et chez des gens de tout âge. Et il y a comme une connivence secrète entre eux quand ils se croisent. Ils représentent la seule vraie tradition humaine, l’unique victoire permanente de notre drôle de race sur la cruauté et le chaos. Des milliers d’entre eux périrent dans l’obscurité ; peu sont de grands noms. Ils sont à l’écoute des autres comme ils le sont d’eux-mêmes, sont attentionnés sans en faire des tonnes, et leur vaillance n’est pas une pose mais plutôt une aptitude à pouvoir tout endurer. Et en plus ils ont de l’humour… »

Merci à Anna Gavalda qui me l’a fait découvrir au travers de son livre « La Consolante » (J’ai lu, 2010)