Lectures d’Hercule Martin

Et si la transmission était un acte de renaissance ?

Nous transmettons tous les jours du savoir à ceux qui nous entourent. Cela peut être parfois un simple détail et à d’autres moments un véritable tutorat dans le temps. En parallèle, nous aussi, nous apprenons de ceux qui nous entourent. 

Il y a des situations où cela nous plaît et d’autres où ce transfert nous fait peur (ou fait peur à celui à qui nous transmettons du savoir ou du savoir-faire) : peur de se remettre en cause, peur d’échouer, peur de quitter une zone de confort…

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L’étrange défaite…de la curiosité

Officier d’État-Major en 1940, Marc Bloch, engagé volontaire – il avait 54 ans à l’époque-, a écrit quelques semaines après l’armistice un livre de réflexion sur ce qu’il avait vécu. Historien de formation, il observait, entre autres, que l’État-Major avait pensé et vécu cette guerre à partir des leçons de 14-18 et n’avait pas pris en compte que le monde avait changé. L’auteur avait regretté que tant les militaires que les politiques étaient enfermés dans leurs certitudes. Il y voit une faillite du système de formation des élites : 

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Voyager, mais pas trop

Montaigne a été un grand voyageur pour son époque. Il circula aussi bien en France qu’en Suisse, Allemagne ou Italie. Cela supposait 8 à 10 heures de cheval par jour. C’était pour lui un exercice propre à la réflexion, une méthode qui associait plaisir, mouvement, découverte et en même un temps disponible favorable à la méditation. Les techniques d’apprentissage par la gestuelle aujourd’hui ou les méthodes de pleine conscience en marchant ou courant utilisent les mêmes ressorts. 

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Etes-vous un coureur de fond ?

Un coureur de fond est quelqu’un qui se donne un objectif qui sait qu’il atteindra ou pas dans un délai assez long. Cela suppose une préparation mentale et le maintien de son effort dans la durée. 

Lorsque vous transmettez votre savoir et savoir-faire, que ce soit à un « nouveau », un collègue, un client ou un fournisseur, pratiquez-vous comme Haruki Murakimi, un auteur japonais qui tôt ou tard devrait recevoir le prix Nobel de Littérature ?

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Abeilles ou bourdons ?

Bernard Mandeville a publié en 1705 une fable devenue un classique des sciences sociales, intitulée «La Fable des abeilles, ou les vices privés font le bien public». Cette histoire décrit la société de l’époque sous la forme d’une ruche dont les actions de ses habitantes étaient conduites uniquement par l’égoïsme. Une métaphore qui reste riche d’enseignements au XXIe siècle dans le cadre de l’entreprise. 

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Se battre, oui mais quand ?

Réflexion autour du livre de Françoise Bisteur, Des bulles pour se réinventer, Librinova 2022. 

L’auteur témoigne de son combat contre un cancer du sein. Ce livre, pour moi, va aller du traitement d’un cancer du sein. Il peut intéresser, voire interpeller toute personne qui a des chocs dans sa vie : maladie, licenciement, divorce, perte d’un proche… Qu’importe le sujet, le vécu et les conseils différent peu. Se battre, oui, mais quand ?

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Qui avez-vous rencontré ?

Dans son livre « Les enfants Jéromine » (Calmann-Lévy, 2020), Ernst Wiechert (1887-1950) raconte le destin de Jons qui, issu d’une pauvre famille de charbonnier, devient un grand médecin. Cette progression sociale est le résultat de multiples rencontres. 

« Il n’était pas facile à Jons, lorsque par la suite il se remémorait tout ce passé, de dire quand cela avait commencé et comment cela s’était parachevé, si toutefois on pouvait parler d’un achèvement. Ce qu’il savait de sa propre expérience, c’est que le destin, ou quelque nom qu’il lui plût de donner à une mystérieuse épreuve, avait été longuement et insensiblement à l’œuvre avant de porter l’homme qu’il était à un nouveau stade. Bien des choses paraissaient un peu étranges et un peu arbitraires. 

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Et si on se suicidait ?

A lire, écouter ou voir les médias aujourd’hui, il y a de quoi désespérer dans ce climat anxiogène. Voici un extrait du livre d’Arto Paasilina, Petits suicides entre amis, Folio 2014. Il pourrait correspondre à notre ressenti après un regard sur les médias : 

Il ne faisait pas bon vivre en ici, la société était dure comme le granit.
Les gens étaient cruels et jaloux les uns des autres. Le goût du lucre était général, tous couraient après l’argent avec l’énergie du désespoir. Les habitants étaient sinistres et malveillants.

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