contrat

Marquez votre originalité

 

Banksy est un des artistes les plus célèbres du Street Art ; Ces œuvres se vendent à des prix faramineux  et un film à sa gloire attiré des centaines de milliers de spectateurs (« exit through the gift shop »). Banksy est aussi un original et il a vendu dernièrement certaines de ses œuvres au prix modique de 60 $ dans un endroit très passant de New York, le long de Central Park. Le résultat fut décevant. Lieu inapproprié ou absence de mise en scène ? Nul ne le sait.

Cela m’attire trois réflexions

  1. La première est que toute œuvre d’art a besoin d’un environnement adéquat pour être mise en valeur. Chacun d’entre nous est une œuvre d’art. Quels talents vous reconnait-on ? Les connaissez-vous ?
  2. La deuxième est qu’un artiste peut être reconnu par ses fans, mais qu’il n’a pas de grande valeur pour les autres. Par qui êtes-vous reconnu ? Est-ce ceux-là qui sont importants pour vous ?
  3. La troisième est que Banksy a fait plus parler de lui dans les médias par cette action qui ne lui a pas couté grande chose (voire même rapporté de l’argent) que par une expo ou une œuvre originale. Il a cassé les codes classiques de la communication à son avantage. Et vous ? comment pouvez-vous élargir votre notoriété professionnelle de manière originale et là où on ne vous connait pas ou peu, mais où vous aimeriez aller un jour ?

Appréciez la confiance que vous accordez à votre chef !

David Maister a beaucoup écrit sur la nature de la confiance à développer entre les consultants des sociétés de service et leurs clients. Son raisonnement peut se transposer dans la relation non hiérarchique à tous niveaux.

Dans son livre « The Trusted Advisor » (Free Press, 2001), il affirme qu’il y a quatre dimensions dans la confiance :

La crédibilité : elle vient de l’expertise professionnelle et de la reconnaissance de celle-ci par le client.

La fiabilité :   elle se révèle à travers des actions réalisées dans le temps.

L’intimité : cela touche à l’émotionnel. On ressent instinctivement si on peut ou non aborder toutes sortes de sujet avec la personne que l’on a en face de soi.

Les motivations personnelles : celles-ci peuvent réduire le quotient de confiance : « puis-je vous faire confiance au-delà de vos motivations personnelles ».

Vous pouvez étendre cette relation de confiance à votre manager et, plus globalement, à votre encadrement ; si vous notez chacun des points de zéro à dix (max.), où situez-vous votre zone de confiance vis-à-vis de vos responsables et collègues ?

Allez plus loin : quel regard pensez-vous que vos collègues, collaborateurs, encadrants…) portent sur vous ?

Qu’en déduisez-vous ?

Que pouvez-vous mettre en œuvre pour améliorer chacune des dimensions ?

Carrière : sachez tirer parti du mentorat

Le mentorat se développe de plus en plus. Ce qui a toujours existé de manière informelle (le maître et ses disciples, le leader et son aéropage) prend une forme officielle avec des politiques d’entreprise qui favorisent cette relation.

La notion de mentor se distingue de celui du coach. Disons en simplifiant que le coach a une relation professionnelle avec le coaché et celle-ci se définit par un certain nombre de séances et l’existence d’un objectif clair.

Le mentorat est une relation plus informelle de support, Le mentor transfère du savoir et du savoir-faire au mentoré dans le cadre de son développement professionnel. Le mentor donne son avis en réponse à des demandes du mentoré (ou lors d’observations de situations concrètes). Ces demandes peuvent porter aussi bien sur des aspects techniques que relationnels (exemple : les modes de rapport avec d’autres services) Le mentor joue un rôle de modèle pour le mentoré. La notion d’accompagnement dans le temps et de mesure de résultats est plus informelle et souvent plus longue.

Les mentorés choisissent souvent leur mentor parmi des gens d’expérience qui n’ont  pas de relation hiérarchique avec eux, ce qui lui donne une grande indépendance. Il peut s’agir d’un ancien professeur, d’un ami plus expérimenté ou d’un cadre de leur entreprise. Il est à noter que le mentorat est souvent perçu comme un accélérateur de carrière.

Que vous soyez mentor (potentiel) ou futur mentoré, comment définir les compétences attendues d’un mentor ?

Une relation de mentorat fait appel à quatre composantes : le développement des compétences en accord avec la personne,  un support adapté aux personnes et aux situations, la confiance et .l’autonomisation.

Les caractéristiques de la relation sont :

  • Le mentor vise par cette  relation privilégiée avec le mentoré, à lui donner la mesure de son potentiel.
  • Son mode de relation contribue à développer la confiance en soi du mentoré.
  • Il saisit toutes les occasions pour développer les compétences du mentoré (savoir, savoir-faire, savoir être).
  • Il utilise aussi bien l’apprentissage par l’exemple que celui par l’erreur pour faire évoluer le mentoré.

Même si la relation mentor-mentoré est plutôt informelle et laisse souvent l’initiative au mentoré, il est important de bien la clarifier en amont sous la forme d’un contrat afin que le contexte et son contenu  soient clairs.

La notion de contrat est ici à prendre au sens de l’analyse transactionnelle. Un contrat est « un engagement bilatéral explicite en vue de réaliser une action bien définie » (Citation d’Eric Berne, psychiatre américain (1910-1970, fondateur de l’Analyse Transactionnelle). Ce contrat détermine les objectifs et les modalités du déroulement. L’assentiment du mentoré à ces règles est une condition indispensable pour commencer à travailler ensemble.

Une des premières actions du mentor avec son mentoré est donc d’établir un contrat. Il peut être :

  • bilatéral (entre vous et le mentoré), et préciser ce que chacun donne et apporte ;
  • ou triangulaire, si la DRH ou un hiérarchique du mentoré vous confie une mission en ce sens.

Extrait du livre « Former, mentorer, tutorer » de Gérard Rodach et Dominique Szulka (ESF, 2013)