
Vous voulez une équipe multiculturelle… ou une équipe qui travaille comme vous, mais en anglais ?
La nuance risque de piquer.
À la lecture de « Travailler avec les Indiens », de Joël De Graverol, une question me travaille : jusqu’où sommes-nous prêts, managers français, à changer nos propres habitudes ?
- « On perd du temps à discuter. »
Et si votre collègue pensait : « On veut travailler ensemble sans même prendre le temps de se connaître » ? - « Il avait pourtant dit oui ! »
Certes. Vous n’avez jamais dit « pourquoi pas » en pensant « certainement pas » ? - « Mon équipe peut me contredire. »
Excellent. La dernière fois, avez-vous remercié la personne… ou expliqué pendant vingt minutes pourquoi elle avait tort ? - « Nos méthodes ont fait leurs preuves. »
Sans doute. Mais « chez nous » n’est pas synonyme de « partout ».
Le sujet n’est pas de savoir si les Français ou les Indiens doivent faire le plus d’efforts. Un passeport n’est pas une fiche de personnalité.
Le sujet, c’est la réciprocité : construire des règles communes, plutôt qu’appeler « adaptation » l’alignement des autres sur nos habitudes.
Sinon, notre ouverture culturelle tient en une formule :
« Venez comme vous êtes. Travaillez comme nous. »
Et vous : quelle habitude avez-vous réellement changée au contact d’une autre culture professionnelle — pas celle que vous avez demandé aux autres de changer ?
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