Une version animée pour ceuxqui préfèrent voir le livre que lire un texte !
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Aux USA, les discours de remise de diplôme universitaire sont l’occasion d’entendre des PDG et des politiciens parler de leur vision de la réussite. Lucie Robequain* des Echos a en regroupé quelques-uns. Leurs enseignements ?
1. Sachez quitter votre zone de confort
« Le plus grand risque n’est pas d’échouer. Il est d’être trop à l’aise dans son job», lance le PDG de Dropbox, Drew Houston, le 7 juin aux étudiants du MIT. « Méfiez-vous des chefs qui sont contents de vous. Ils vous détournent des défis plus ambitieux que vous avez à relever » (Randi Zuckerberg).
2. Acceptez la contradiction
Quitter sa zone de confort, c’est aussi accepter la contradiction et douter de ses convictions. «Essayez de ne jamais être la personne la plus intelligente de la pièce. Et si c’est le cas, je vous encourage à inviter de nouvelles personnes ou à quitter la pièce » (Michael Dell)
3. Attention aux sirènes du confort financier
La tentation du confort financier est tout aussi dangereuse : « Un choix de carrière basé sur l’argent, plutôt que sur le plaisir, est la meilleure recette pour être malheureux » (Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine).
4. Suivez votre intuition
. « Je suis un ingénieur amoureux de rationalité. Mais les plus grandes décisions se basent rarement sur ces critères-là. Le grand défaut des hommes est de ne pas écouter leur intuition. J’ai quitté en 1998 Compaq, une des meilleures entreprises informatiques à l’époque pour Apple, qui était au bord du gouffre » (Tim Cook, patron d’Apple).
5. Relativisez l’échec
«La première entreprise créée par Bill Gates produisait des logiciels pour faire marcher les feux rouges. Celle de Steve Jobs produisait des petits gadgets en plastique permettant de passer des coups de fil gratuits. Les deux ont échoué et ils n’en ont pas été traumatisés» (Drew Houston)
6. Entourez-vous bien
« Il est souvent plus drôle de prendre une bière avec de bons pères de famille peu éduqués qu’avec des gens qui sont les symboles superficiels de la réussite. C’est tout ce que je sais en matière de sociologie… » (Ben Bernanke).
7. Gardez vos valeurs
« Attention : il y aura toujours plein de panneaux pour vous indiquer comment gagner de l’argent et monter dans votre carrière. Il y en aura très peu pour vous rappeler vos valeurs et vous forcer à prendre soin de vous » (Arianna Huffington)
* http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202829247634-a-vous-qui-voulez-reussir-votre-carriere-575963.php

Qui n’a pas eu envie un jour de changer tout ou partie de sa vie ? Ras-le-bol, énervement, usure, situation de trop qui fait déborder le vase ou tout simplement envie de réaliser un rêve trop longtemps assoupi : vous avez sûrement connu cette envie de changer et d’avoir un autre mode de relation aux autres, un meilleur équilibre entre votre vie privée et votre vie professionnelle, un nouveau rapport au temps, le plaisir de faire ce dont vous rêviez depuis longtemps, un changement d’environnement…
Oui, mais après ? Et à quoi bon si mon entourage proche me le déconseille ? La colère peut retomber et le train-train quotidien repartir jusqu’à… la prochaine fois.
Comment réussir ce changement ? Depuis la méthode miracle en cinq étapes jusqu’aux conseils de ceux qui l’ont fait (et vous apportent leur expérience), vous trouvez dans les médias pléthore de façons de réussir à changer de vie, de partenaire, de métier, d’amis…
Notre approche est différente. Elle part d’un principe simple : vous êtes unique et vous avez des qualités, des valeurs et des motivations qui vous sont propres. Réussir à changer, cela signifie être en adéquation avec vous-même, ce qui suppose une démarche qui vous permette de concilier à la fois votre projet, vos valeurs, la levée des freins qui vous entravent et d’avoir un plan d’actions adapté et cohérent.
C’est le voyage que vous ferez au cœur de ce livre.
Pour la majorité des personnes, un C.V est un outil dont nous nous servons lorsque nous voulons postuler à un emploi. Nous mettons à jour celui-ci tous les X années, en fonction de nos besoins ou de ceux des chasseurs de tête qui nous contactent. Bien plus, si votre carrière se passe dans la même entreprise, voire dans le même groupe, votre CV n’est guère actualisé, votre parcours interne faisant « fonction de ».
Les choses sont en train de changer et nous devons y prendre garde sous peine de nous trouver décalé par rapport au marché.
Quelques faits :
•le changement de poste dans une même entreprise devient l’objet d’une compétition interne qui vous conduit à mettre en avant vos réalisations et vos souhaits ;
•l’image que vous avez à date en interne peut ne pas coller avec qui vous êtes vraiment et / ou ce que vous voulez vraiment faire ;
•la facilité avec laquelle nous pouvons collecter des informations sur toute personne via les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook…) rend caduque la stratégie du « tout C.V. ».
Le CV a encore un avenir, si vous prenez en compte quelques règles pour le faire évoluer. Dans un excellent article paru dans « Le Monde » *, la journaliste Louise Lavabre* souligne, avec forces exemples, les trois tendances de l’évolution du C.V. :
•la montée en créativité et en originalité, via les nombreux outils que nous offre le net. Des manières originales de sortir du lot (priorité au contenant).
•La prise en compte des logiciels de recrutement qui trient les C.V. autour de mots clés. Comme avec les méthodes qui vous facilitent votre rang dans les pages Google, vous facilitez la sortie du lot de votre C.V. (priorité au contenu et notamment aux mots clés)
•L’importance de la cohérence de votre image entre tout ce qui est publié sur vous, que ce soit volontairement ou par d’autres (priorité à la cohérence).
Dans univers où la tenue d’un poste dure en moyenne trois ans (sans compter les changements de contenu dudit poste entretemps), vous êtes engagé dans une compétition du style élection présidentielle : un an pour découvrir et prendre en main votre poste, un an pour réaliser des actions notables et un an pour faire votre campagne en vue de votre prochain poste (ou faire savoir ceux que vous ne voulez pas).
« Je ne suis pas carriériste », pourriez-vous me dire. Vous avez raison et tort. Raison, parce que vous n’êtes pas carriériste (comme la majorité des gens). D’ailleurs, vous allez faire sérieusement votre travail. Tort, parce que le monde a changé : le contenu des postes change en permanence et l’organisation des entreprises aussi : les modes projet et autres modes matricielles font que mise à part dans votre service, peu de gens savent quelle est votre contribution passée (vous avez peut-être changé deux ou trois fois de manager en deux ans).
Moralité : dans un contexte de chaises musicales dans les entreprises, ceux qui anticipent et construisent leur image ont plus de chances que ceux qui attendent.
A vous de choisir !
*http://louiselavabre.blog.lemonde.fr/2013/05/24/le-cv-a-lere-du-3/
Dans son livre « la chambre noire de Longwood », un récit d’une visite à Sainte Hélène, Jean-Paul Kaufmann parle d’un ancien consul de France sur cette ile, Gilbert Martineau. Un personnage bien singulier qui, après avoir fréquenté le Tout Paris littéraire et écrit de nombreux livres à succès, s’était un jour replié sur Sainte Hélène.
« Je suis par nature extravagant » disait-il en citant Byron. Son fils a rapporté à l’auteur qu’il s’était amusé à écrire les mémoires d’un chien, Marmaduke. Les hommes et leur ridicule sont vus à travers les yeux d’un cocker. L’auteur affirme que son livre appartient à un « genre humoristique bâtard » et que pour cette il ne trouvera jamais d’éditeur.
Le genre n’est pas nouveau : des « Lettres Persanes » de Montesquieu au « Carnet du major Thompson » de Daninos, de nombreux écrivains ont utilisé la métaphore pour à la fois souligner nos contradictions, nos manies ridicules et évité les foudres de la censure (tant morale que juridique).
Cette approche garde tout son sens aujourd’hui. Elle nous sert à prendre du recul, à (mieux savoir) rire de nos travers et à prendre conscience de points d’amélioration.
C’est là où le bât blesse. Avons-nous vraiment cherché à nous améliorer ? Pourquoi s’améliorer d’abord ? « Chassez le naturel, il revient au galop », dit le proverbe. Après tout, nous aimons peut-être être comme nous sommes : c’est confortable et l’ironie fait que cela devient un jeu reconnu par tous, et donc accepté.
Cette acceptation plus ou moins passive peut aussi se comprendre comme un manque d’objectif. Nous ne changeons pas parce que nous n’avons ni la pression de l’environnement pour nous forcer à changer, ni un but que nous nous saurions donner.
Selon Marc Buckingham, auteur américain sur le management, 70% des gens vivent passivement leur carrière. Aviad Goz, consultant israélien et fondateur de la méthode N.E.W.S. renforce ce constat idée en soulignant (« Trouver sa voie », Aviad Goz et Gérard Rodach, ESF, 2009) que la majorité des personnes choisissent un modèle d’auto-limitation en se posant trois questions :
Toujours selon Aviad Goz, la recherche de l’amélioration vient lorsque la personne se pose les questions différemment :
Et vous, quelles questions vous posez-vous ?
Dans son dernier livre (éditions Leo Scheer, 2013), Serge Koster attire notre attention sur la double biographie d’Alfred Hitchcock : la biographie « réelle » de sa vie et celle liée à ces films et à l’aura de gloire qui entoure ses films. Comme il le dit très justement (page 68) : « Julien Gracq (in Entretiens, 2002) pose, après Proust, qu’il existe une biographie de l’écrivain distincte de celle de l’homme, qui a sa courbe, ses péripéties à elle, sans lien apparent avec les événements de sa vie, parce que les seuls éléments en sont les livres, écrits ou manqués, et ce qui les a fait naître. »
Dans le cas d’Hitchcock, Serge Koster parle du rôle des « blondes flashantes » (Grace Kelly, Kim Novak, Eva Marie Saint et Tippi Hedren) dans les films et la bio du cinéaste
Transposons cela dans la vie en entreprise : votre image, dans la tête de vos collègues, clients, fournisseurs, recruteurs… est-elle liée à vous-même (avec vos qualités et défauts) ou aux résultats (positifs ou négatifs) qui vous sont imputés (à tort ou à raison) ? L’image qui vous colle est-elle celle d’une personne un homme qui a été au bon endroit pour hériter du succès d’une action (ou de son échec) ?
Cela serait sans conséquence si ces résultats ne vous marquaient pendant longtemps (pour le bien ou pour le pire).
Ainsi, quelqu’un qui aurait l’image d’un redresseur d’entreprise (à tort ou à raison) peut ne se voir proposer que de tels postes. De même, si le hasard des évolutions dans votre entreprise vous a fait évoluer vers un poste sans intérêt pour vous (et vos compétences), n’y a-t-il pas le risque d’avoir du mal à en sortir aux yeux des recruteurs ?
Alors, qui sont vos « blondes flashantes » ?
Comment écrieriez-vous honnêtement votre bio ?
Laquelle préférez-vous ? La « brillante » (liée aux actions qui vous sont attribuées) ou la réelle ?
« Les codes de l’entreprise restent penser par les hommes pour les hommes » : partant de ce constat, Anne-Cécile Sarfati, rédactrice en chef adjointe au magazine prodigue des conseils concrets pour être plus visible dans son ouvrage » Etre femme au travail : ce qu’il faut savoir pour réussir mais qu’on ne vous dit pas ».
A la lecture de ceux-ci, ne sommes-nous pas, messieurs, souvent des femmes au travail ?
Les médias sont pleins de leaders : des leaders effectifs, ceux qui anticipent et donnent la direction; des leaders institutionnelles, qui sont officiellement chefs mais ne dirigent pas (comme la Reine d’Angleterre, par exemple) ; des leaders évhémères, des leaders qui sont absents ou qui ont disparu mais sont présents dans la tête de ceux qui les suivaient (l’influence de l’Abbé pierre, chez Emmaüs)…
Pourtant la quatrième catégorie (selon Eric Berne, père de l’Analyse Transactionnelle), le leader psychologique, on en parle peu. C’est le leader vers lequel on se tourne en cas de difficultés. Ce peut être un de vos collègues, quelqu’un d’un rang hiérarchique supérieur ou moindre et qui a de l’écoute, un savoir-faire en termes de compréhension, de soutien.
Ces obscurs, ces sans-grade (pour Plagier Edmond Rostand et sa tirade de l’Aiglon), ce sont ceux qui rassure, calme, pondère.
Je voudrais leur dédier ce texte d’Edgar Morgan Forster (1879-1970), un écrivain anglais qui a écrit dans son livre « Two Cheers of Democracy » le texte suivant : « Et pourtant je crois en l’aristocratie. Si le mot est exact et si un démocrate peut l’employer. Non pas à une aristocratie basée sur le rang et l’influence, mais à celle des prévenants, des discrets et de ceux qui ont du cran. On trouve ses membres sans toutes les nations, parmi toutes les classes et chez des gens de tout âge. Et il y a comme une connivence secrète entre eux quand ils se croisent. Ils représentent la seule vraie tradition humaine, l’unique victoire permanente de notre drôle de race sur la cruauté et le chaos. Des milliers d’entre eux périrent dans l’obscurité ; peu sont de grands noms. Ils sont à l’écoute des autres comme ils le sont d’eux-mêmes, sont attentionnés sans en faire des tonnes, et leur vaillance n’est pas une pose mais plutôt une aptitude à pouvoir tout endurer. Et en plus ils ont de l’humour… »
Merci à Anna Gavalda qui me l’a fait découvrir au travers de son livre « La Consolante » (J’ai lu, 2010)
Coincé entre la hiérarchie et la base, le manager de proximité doit faite exécuter des ordres sans en avoir ni les moyens (humains, matériels…) ni la possibilité de les transférer sur quelqu’un d’autre. C’est un job qui demande à la fois beaucoup d’humain, de volonté et de clarté dans les orientations. Ci-dessus une intervention de Jean Pol Roulleau qui montre bien l’évolution du manager de proximité de la transmission d’ordres à celui de développeur des compétences. Une image de ce qui attend l’ensemble des encadrants ?
Dans la partie supérieure du centre commercial de La Défense, il y a un grand nombre de restaurants disposés en U avec, au centre, un piano à queue disposé sur une estrade. Rien de particulier si ce n’est que le piano joue tout seul (miracle de l’électronique). Bien sûr un pianiste est prévu à certaines heures (notamment le week-end), mais dans le fond, en a-t-on réellement besoin ? la musique dispensée est variée de bonne qualité et les touches du piano qui s’agitent, créent un sentiment de vie (si non, on pourrait remplacer le tout par de grandes enceintes). Le pianiste a-t-il encore un avenir ? Si la magie est celle du piano, alors, laissons les pianos seuls et sirotons notre breuvage préféré en regardant le piano.
Si j’étais pianiste, je m’inquiéterais. Bien sûr, le pianiste peut s’adapter facilement à la demande, reprendre un morceau qui a plu, créer une ambiance… Tout cela est difficile pour un piano électronique qui se programme à l’avance. Oui, mais… le piano électronique n’est pas payé, n’a pas de charges sociales, se repose très peu et ne se met pas en grève. La tentation est donc grande pour les responsables de centres (centres commerciaux, bar, restaurants…) de se passer de plus en plus de pianistes.
La situation est-elle désespérée ? Oui, si les pianistes restent dans le cercle restreint des salles de concert. Non, si ils cherchent à aller au-devant des « mélomanes ». L’exemple ci-dessus présenté sur la photo est à New York, au milieu de Washington Square (Greenwich Village) où chaque week-end, un homme vient avec son piano à queue jouer au milieu de la foule. Oui, mais c’est en Amérique, dites-vous !
Vous pouvez retrouver la même situation en France et à Paris plus particulièrement. En voici deux exemples vus cette semaine (liste non exhaustive !).
Je ne sais si le marketing est enseigné au Conservatoire, mais certains semblent en avoir tiré les leçons. Voici un bel exemple de mise en valeur de son savoir (et savoir-faire) Savons-nous faire de même avec nos talents, c’est-à-dire les mettre en valeur au bon endroit ?