Gérer son temps et ses priorités

2016 : une année « dé » ?

Luke Rhinehart

Certaines personnes jouent aux cartes, d’autres misent sur les chevaux ou encore sur la roulette. Luke Rhinehart (de son vrai nom Georges Cockcroft [1932- ]) est un écrivain américain dont le livre le plus connu est « l’Homme-dé » roman semi autobiographique racontant l’histoire d’un homme jouant le destin de sa vie aux dés (livre paru en 1971 et disponible aux Editions de l’Olivier, 2014). Lire la suite

Nos rituels, d’après une histoire vraie

CVT_Dapres-une-histoire-vraie_53Un bref extrait du livre de Delphine de Vigan, éditions JC Lattès, 2015, Prix Renaudot.

« Nul être ne pouvait survivre dans notre société sans développer un certain nombre de rituels dont il n’avait pas conscience. L. constatait par exemple que nous avions tous des périodes alimentaires. Elle m’invitait à réfléchir à mon petit déjeuner. Était-il toujours le même ? Je reconnaissais en effet en avoir modifié la composition habituelle à plusieurs reprises. J’avais eu une période tartines + yaourt, une période céréales + tartine, une période céréales + yaourt, une période brioche tout court… A vingt ans je buvais du thé, à trente du café, à quarante ans de l’eau chaude… Lire la suite

Demain, je deviens une personne du matin

Une résolution pour 2016 ? Il y a les gens du matin et ceux du soir. Il y a ceux qui sont prêts à travailler dès l’aube et d’autres à qui on ne doit rien demander avant 11 heures (et encore), mais qui, le soir, sont très productifs. C’est lié à notre biorythme, mais cela a aussi un aspect culturel : dans les entreprises françaises (et notamment parisiennes), il est difficile de joindre les personnes avant 9h30 (il y a le café du matin !) mais les réunions de fin d’après-midi sont courantes. Aux USA, les salariés (dans les bureaux) commencent souvent vers 7h30 et terminent plutôt vers 17h.

Peut-on changer ? Peut-on devenir, si on est du soir, plutôt une personne du matin (pour toute bonne raison) ? Lire la suite

Notre cerveau a des limites

Votre cerveau au bureau
Nous rêvons d’être efficace non-stop, de gérer plein de projets et d’être flexible (et d’avoir de tels collègues ou collaborateurs).
Pas de chance ! Notre cerveau a des limites. En fait, les tâches autres que répétitives se font dans le cortex préfrontal qui ne représente que 5% du cerveau et est énergivore.
Bien plus, les dernières études montrent que le cerveau est monotâche (pas de différence homme-femme) : le cerveau ne pense à qu’une seule chose à la fois. Et même si vous avez l’impression de faire plusieurs actions en même temps, c’est plus de l’ordre du réflexe et se traduit par une baisse de la qualité fournie. Au final, cela conduit à l’épuisement mental.

Comment faire pour éviter cela ? Quelques conseils de l’auteur.

1. Organisez vos priorités quand vous avez l’esprit frais
2. Visualisez vos tâches. Le cortex visuel est moins gourmand en énergie que le cortex préfrontal et évite de tirer sur ce dernier, d’où une augmentation de votre capacité à réfléchir.
3. Décomposez votre journée en période de temps et favorisez les tâches complexes quand vous avez l’esprit frais.
4. A ces moments-là, éliminez les distractions, y compris la musique.
5. Utilisez tout votre cerveau (dans ses deux dimensions : rationnel et émotionnel). Les problèmes qui vous paraissent difficiles à résoudre le sont souvent parce que vous êtes trop concentré sur la manière de le résoudre. L’auteur présente une étude qui démontre que 40 % du temps, les personnes résolvent leurs problèmes de façon logique alors que dans 60 % des cas, la solution est apportée par une intuition. Il en est de même en période de stress où vous verrouillez une partie de votre cerveau.
6. Enfin, accordez-vous des temps de rêverie. Une étude de l’Université de Colombie Britannique démontre que rêvasser stimule et accentue l’activité du cerveau.

Vous le saviez déjà ? Super…et vous le pratiquiez ?

Que faites-vous le matin en arrivant au bureau ?

horloge

Nous avons tous appris que le secret d’une relation commerciale se joue dans les vingt premières secondes,  que la première impression de toute rencontre laisse des traces longtemps, …

Cela vaut pour de nouveaux contacts,  mais au quotidien, comment cela fonctionne-t-il ? En fait, de la même manière, mais sur un temps un peu plus long (dix minutes) et le mode de comportement que vous adoptez. Lire la suite

Envie de devenir un leader référent ?


Il y a quelques jours, l’Ecosse a failli devenir indépendante. La Catalogne  va bientôt voter sur un texte similaire. Bref, la tendance est à l’indépendance et à la valorisation de son pouvoir.

Mais il n’est pas besoin d’être une entité géographique comme l’Ecosse pour cela. Depuis une trentaine d’années,  de nombreuses personnes ont créé de toutes pièces leur micro-nation avec tous les symboles assortis (voir en bas de la page des références d’articles sur le sujet).

L’intérêt de cette démarche, c’est qu’elle nous rappelle quelques règles pour devenir un leader ou un référent reconnu sur un sujet ou un thème. Il n’est pas question ici de devenir le duc de La défense ou le prince de La Part Dieu, mais de devenir le référent sur tel ou tel sujet, l’expert reconnu et le leader conseiller des princes sur ce même sujet.

Les 10 règles pour vous faire « mousser » :

  1. Choisissez un sujet peu clair, un sujet transverse par exemple, à cheval sur plusieurs disciplines, pas trop technique, juste ce qu’il faut pour donner une teinture « scientifique ». Le management  ou le stress sont de bons thèmes.
  2. Développez un réseau de relations, en recherchant par exemple des personnes ayant développé des approches similaires.
  3. Préservez la démocratie, en permettant à vos suiveurs d’avoir voix au chapitre.
  4. Vous ne pouvez pas « battre monnaie », mais vous pouvez écrire, publier, parler… autour de votre sujet.
  5.  A ce sujet, n’hésitez pas à créer des débats sur un aspect de votre projet. Consultez nombre de personnes par écrit (envoyer des mails, aller sur des forums). Cela vous donnera une exposition à peu de frais et enrichira votre savoir.
  6.  Misez sur internet (et votre intranet) plutôt que sur les représentations officielles comme la direction de votre entreprise ou les associations professionnelles qui ont pignon sur rue).
  7. Soyez créatif, mais pas trop.  Il ne s’agit pas d’être totalement décalé, mais d’être différent sur un aspect.
  8.  Publiez (en partie) en anglais. Cela vous donne une audience plus large et vous ouvre de nouvelles opportunités.
  9. Votre entourage est votre premier cercle d’influence. Demandez-leur qui, parmi leurs amis (ou les amis de leurs amis) est susceptible d’être intéressé.
  10.   Gardez la tête froide. Le but est de vous amuser et d’en retirer quelques reconnaissances, mais n’oubliez pas que les modes passent.

Même si le jeu ne vous inspire pas (totalement), je suis sûr que vous avez reconnu les pratiques de quelques personnes de votre entourage (ou des médias).

 

Article originel sur le sujet : http://q13fox.com/2014/08/27/the-ultimate-diy-project-people-who-create-their-own-countries/stamps.

En français : http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/06/envie-detre-chef-mode-demploi-creer-micronation-252894

Vive la vie d’artiste !

A l’heure où les serpents de mer de la guerre sur les 35 heures et le travail dominical refont surface, il peut être intéressant de regarder comme les grands artistes travaillent.

La vie d’artiste est souvent représentée comme une vie aux rythmes désorganisés, où de longues plages de repos alternent ave d’imprévisibles moments de créativité. Confusion avec « vie de bohème ? »  Pourtant, les biographies  nous offrent un autre tableau.

Honoré de Balzac se couchait à 18h pour se réveiller à 1 heure du matin et commencer à travailler. Après une sieste de 8 à 9h, il travaillait jusqu’à 15h.  Pablo Picasso préférait travailler de 15 heures à 3 heures du matin.

Si donc chaque artiste a ses routines, tous semblent se rejoindre sur un point : une discipline de fer et une vie réglée au millimètre : « Soyez réglé dans votre vie et ordinaire comme un bourgeois, afin d’être violent et original dans vos œuvres » (Gustave Flaubert).

Trois enseignements à en tirer :

  1. Il n’y a pas de bonne méthode pour réussir (dans tous les sens du terme). La fameuse formule « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » ne fonctionnent pas ici.
  2. Si tout le monde ne fonctionne pas au même rythme, pourquoi les entreprises obligent-elles les personnes qui ont un travail  en partie autonome  à travailler aux mêmes horaires que les autres ? Seuls 27% des Français (source  Citrix) peuvent, plus ou moins, aménager leurs horaires. A l’opposé, 37% qui le souhaiteraient, ne le peuvent pas.
  3. En tout cas, les artistes font deux fois leurs 35 heures dans la semaine

Et après, on vous demande d’être créatif et original dans votre travail !

Alors, prêts à la vie d’artiste ?

Plus d’infos ? Je vous renvoie à mon livre : « plus de bureaux ! » (ESF, 2014)

Devenez épicurien…


Epicure est un philosophe grec (-342 / – 270) qui a fondé l’une des plus importantes écoles philosophiques de l’Antiquité, l’épicurisme. Si le mot Epicurien est aujourd’hui synonyme de « jouisseur », « personne qui recherche avant tout le plaisir » (source Larousse). Mais est-ce bien cela ?

Sa philosophie consistait à apprendre à distinguer les plaisirs qui sont bons de ceux qui sont nuisibles et à vivre dans la modération plutôt que de devenir esclave de ses sens.

Pour cela, le philosophe enseignait à ses disciples à bien former leur jugement. Dans ses prescriptions, vous y retrouvez tous les conseils des sages asiatiques : s’exercer au raisonnement et méditer chaque jour sur soi-même et ses actions afin de s’améliorer. C’est aussi une discipline de vie : prendre le temps de savourer chaque menu plaisir de l’existence. Si vous parlez avec des amis, écoutez-les et ne faites pas autre chose ; si vous marchez dans la rue, regardez autour de vous, … Cette vie à l’instant présent, enseignait-il, vous rend heureux et… rend les autres aussi heureux.

C’était cela, pour lui, la philosophie : un acte de résistance, c’est-à-dire résister aux courants de pensée dominants, former son propre jugement et discerner ce qui est bon pour l’homme et ce qui ne l’est pas.

Déjà, à son époque, il s’insurgeait contre ses contemporains qui ne prenaient plus le temps de vivre et s’épuisait dans une spirale de travail et de biens de consommation.

Facile à dire, pourriez-vous dire ? Il y a les frais, les impôts, …, ce à quoi Epicure répondait déjà : travailles moins, acceptes de gagner moins et prends plus le temps d’apprécier la vie au quotidien, plutôt que de courir pour gagner de l’argent et espérer un jour en profiter

Adapté d’un article de Frédéric Lenoir dans Vanity Fair.

L’instant présent



A vous tous qui revenez de vacances (ou y êtes encore) ou qui avez eu un mois d’août cool, nous vous souhaitons de garder votre calme et sérénité de cette période de repos.

Un conte pour vous y aider (et retarder le plus possible votre course agitée)

On demanda un jour à un homme comment il faisait pour être si recueilli, si à l’écoute, si « zen » avec chacun, en dépit de toutes ses occupations.

Il répondit :

Quand je me lève, je me lève.

Quand je suis assis, je suis assis.

Quand je marche, je marche.

Quand je mange, je mange.

Quand je parle, je parle.

 

Les gens l’interrompirent en lui disant : « Nous faisons de même ! Que fais-tu de plus ? »

Il répondit :

Quand je me lève, je me lève.

Quand je suis assis, je suis assis.

Quand je marche, je marche.

Quand je mange, je mange.

Quand je parle, je parle.

 

Les gens lui dirent une nouvelle fois : « c’est ce que nous faisons aussi ! ».

« Non » leur répondit-il.

Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà ;

Quand vous vous levez, vous courrez déjà.

Quand vous courrez, vous êtes déjà au but…

Présentement !

 

Bonne reprise

 Source : http://www.philosophie-spiritualite.com/contes/contes12.htm