Contes et humour

Pourquoi faire compliquer ?

Les Français, champions du monde : Non pas de la complication, mais de la simplification. J’ai découvert une compétition internationale où les participants doivent présenter un sujet complexe en 180 secondes. Les deux gagnantes sont des françaises.

Etre champion(ne) du monde et faire simple, c’est super.

Le sujet ?  « Implication des récepteurs 5-HT2A dans la modulation des interneurones PKC dans un contexte d’allodynie »

Simple, n’est-ce pas ?  Vous avez tout compris ?

Je vous laisse le soin de la découvrir  la championne, (2ème au concours national, 1ère au concours international) et… tirez-en parti pour vos présentations

Vidéo de Noemie Mermet, 2ème place du concours… par mt180fr

L’instant présent



A vous tous qui revenez de vacances (ou y êtes encore) ou qui avez eu un mois d’août cool, nous vous souhaitons de garder votre calme et sérénité de cette période de repos.

Un conte pour vous y aider (et retarder le plus possible votre course agitée)

On demanda un jour à un homme comment il faisait pour être si recueilli, si à l’écoute, si « zen » avec chacun, en dépit de toutes ses occupations.

Il répondit :

Quand je me lève, je me lève.

Quand je suis assis, je suis assis.

Quand je marche, je marche.

Quand je mange, je mange.

Quand je parle, je parle.

 

Les gens l’interrompirent en lui disant : « Nous faisons de même ! Que fais-tu de plus ? »

Il répondit :

Quand je me lève, je me lève.

Quand je suis assis, je suis assis.

Quand je marche, je marche.

Quand je mange, je mange.

Quand je parle, je parle.

 

Les gens lui dirent une nouvelle fois : « c’est ce que nous faisons aussi ! ».

« Non » leur répondit-il.

Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà ;

Quand vous vous levez, vous courrez déjà.

Quand vous courrez, vous êtes déjà au but…

Présentement !

 

Bonne reprise

 Source : http://www.philosophie-spiritualite.com/contes/contes12.htm

Conte soufi : comment sont les gens ailleurs ?

Vous êtes peut-être en vacances (ou vous en revenez ou vous allez partir), voilà une bonne occasion de vous plonger dans un nouvel environnement. Comment trouvez-vous les gens là où vous êtes (ou avez été) ?

Voici un conte à ce sujet :

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville. Un jeune homme s’approcha de lui et lui dit : «  Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens dans cette ville ? ».  Le vieil homme lui répondit par une question : « Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? ».  Egoïstes et méchants, c’est la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme. Le vieillard répondit : tu trouveras les mêmes gens ici. 

Un peu plus tard, un autre homme lui posa la même question : « Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? Le vieil homme répondit de même : « dis-moi mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »  Ils étaient et accueillants. J’avais de bons amis et j’ai eu du mal à les quitter, répondit le jeune homme. Tu trouveras ici les mêmes, répondit le vieil homme.

Un homme assis tout près de là et qui avait tout entendu s’étonna auprès du vieil homme de ses réponses différentes. Ce dernier répondit : «Celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres. Chacun porte son univers dans son cœur. »

Nous profitons de la saison d’été pour vous proposer des contes à réflexion. Retrouvez-en toute l’année sur notre site http://dalettres.blogspot.fr/

Le sentier de la vie

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

 « Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince.

 « Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi. »

 Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le sentier de la Vie.

 Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

 « CHANGE LE MONDE ».

« C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas. »

Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

 Bien des années passèrent.

 Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon  pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas ». « C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. » Et il disparut.

 Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :

 « CHANGE LES AUTRES ».

 « C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. »

Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

 Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince,  que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. »

« Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit  reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.

 Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

 « CHANGE-TOI TOI-MEME ».

 « Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il.

Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.

 Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. »

« C’est bien, » dit le Sage.

« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?

Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »

« C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut.

 Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

 « ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »

 Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

 Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin

« J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème  porte. »

 A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

 « ACCEPTE LES AUTRES. »

 Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.

 Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.

J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, » dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

 Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

 « ACCEPTE LE MONDE. »

 Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

 Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit  pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »

C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. » Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. « Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence. »

 Et le Vieil Homme disparut.


Quelle est votre stratégie de l’évitement ?

J’ai fait le constat ces derniers temps qu’avec les matchs de foot de l’équipe de France à 18h, plein de gens se sont trouvés tout d’un coup des obligations de s’absenter au travail (ou de chez eux).  A la fin, je regardais les heures de matchs (heureusement le soir) pour qui et quand appeler.

Ce genre d’attitude pour éviter des obligations et faire ce que l’on a envie de faire est ponctuel pour certains (qui ne l’a jamais fait ?), quand d’autres le font à grande échelle, que ce soit au travers d’arrêts maladies ou simplement d’esquiver les tâches perçues comme barbantes.  Je ne sais si c’est moral (à chacun sa définition), mais ce qui est intéressant est de savoir si cela sert ou dessert la carrière.

Imaginez deux personnes : M.  Je-Fais-tout ce qu’on me donne (et même encore plus) et M. Sam-Suffit. Ce dernier se contente de faire ce qu’il a envie de faire. Le système de rémunération de la majorité des entreprises fait que M. Je-fais-tout ne tirera pas forcément de gain financier de son engagement quand M. Sam-Suffit n’aura pas de problèmes pour son attitude non coopérative.

Est-il difficile d’être un M. Sam-Suffit ? J’ai longtemps pensé qu’il suffisait de savoir dire non, mais j’ai vite compris qu’on ne devait jamais dire « non » (En Asie, le « non » existe sous une autre forme : la façon de prononcer le « oui »).

Voici quelques stratégies pour développer vos compétences de Sam-Suffit :

  • Circuler avec plein de papiers, l’air très affairé
  • Disparaitre derrière des piles de dossiers à son bureau
  • Porter des écouteurs (sous prétexte que vous entendez mal les portables)
  • Etre le moins souvent possible à votre bureau
  • Prendre le temps de répondre aux emails (votre interlocuteur aura sûrement trouvé dans l’entretemps un M. Je-fais-tout pour l’aider).
  • Intimider les gens : vous connaissez des gens qui vous intimident par leur caractère, du fait de leur âge ou encore par leur savoir-faire (très efficace : celui qui vient vous voir avec une question en repart avec douze). Il y a aussi ceux dont l’humeur est imprévisible.
  •  Savoir se montrer de bonne volonté tout en étalant son incompétence. Ceux qui en auront fait l’expérience hésiteront à revenir vous voir.
  • …

Dans tous les cas, si vous avez réussi à passer à travers les gouttes d’eau des travaux supplémentaires, ne vous faites pas prendre en train de regarder le tour de France. La fois suivante, vos collègues ne vous rateront pas !

Que disent de vous vos gribouillis ?

La revue Stylist (www.stylist.fr),  a publié une étude sur les gribouilleurs compulsifs, ceux qui dessinent machinalement sur leur feuille de papier, que ce soit en réunion ou en entretien en face-à-face.

Si pour  certains, cela démontre un manque d’implication ou d’intérêt, pour d’autres cela aide à se concentrer et à synthétiser ses idées.

Il y a gribouillis et gribouillis. Reconnaissez à quelle catégorie vous appartenez.

Les relookeurs de l’extrême  partent d’un dessin  ou d’une image existante et les décorent de dents noircis, de moustaches, de longs cheveux…

 Selon Stylist, cela signifie que vous avez tendance à vous révolter contre la pression perfectionniste du monde qui vous entoure : vous réclamez un monde sans faux-semblants.

Les hippies de la marge aiment décorer les documents de leur voisin(e) de fleurs, d’yeux et autres petits cœurs.

 Vous recherchez de la paix et de l’harmonie, dans le monde cruel de l’entreprise.  Vous griffonnez des symboles nostalgiques qui vous renvoient des années en arrière (au collège par exemple) où vous faisiez de même sur les agendas de vos ami(e)s.  

Les obsessionnels en mode « repeat ».  Vous sublimez vos toc (vérifier qu’une porte est bien fermée, se laver les mains…) en amour de la géométrie. Vos carrés et rectangles  peuvent finir en imitation de Tetris ou en damier.

Vous faites l’expérience de l’absurde, un sentiment très inconfortable qui surgit de la confrontation entre le caractère irrationnel de l’existence et votre désir de comprendre.  Vous choisissez de dessiner des carrés et vous persuader que le monde s’ordonne de façon logique.   

Les refoulés du stylo-bille. Avec votre stylo et votre calepin, vous dessinez en permanence des gribouillis, sauf que vous leur trouvez (ou donnez) toujours un côté obscène, que ce soit dans le dessin d’un petit nuage ou d’un bonhomme en bâton.

Trois hypothèses : la première, inspirée de Freud, traduit votre avidité sexuelle. La deuxième, tels les enfants de trois ans et leur « caca boudin », dénote un désir de braver l’interdit. La troisième, vous faites partie des 72% de Français dont le désir s’effondre après une journée de travail. Vos dessins expriment une tentative de ne pas laisser le travail bousiller votre libido.   

Les artistes contrariés. Vous avez un talent artistique refoulé et vous persistez à y croire.  Vous dessinez vos collègues, votre chef…

Manifestement vous ne vivez pas très bien le décalage entre votre rêve de vie d’artiste et la réalité.

Au final, plutôt que de prendre le risque de vous faire cataloguer, prenez exemple sur Victor Hugo : « gribouillez pour libérer votre imaginaire, mais préférez la solitude pour vos plages créatives ».

Que faites-vous avant votre petit déjeuner ?

Si vous êtes d’accord avec Benjamin Franklin (1706-1790) : « Tôt au lit et se lever tôt fait un homme sain, riche et sage. », vous avez deux manières de bien utiliser votre temps avant le petit déjeuner (et le travail)

La première est d’avoir des principes tels que

•Préparez votre journée en faisant le tri des tâches clés (et des papiers nécessaires) du jour
•Mettez-vous en bonne condition physique, que ce soit par un jogging, de la méditation ou simplement de la marche rapide
•Prenez le temps de rêver, de laisser votre esprit vagabonder : c’est l’un des rares moments de la journée où vous êtes peu interrompus
•Concentrez-vous sur l’action que vous devez impérativement faire aujourd’hui. S’il n’y en avait qu’une, ce serait laquelle ?
•Hâtez-vous lentement, vous n’en apprécierez que plus ce réveil.
•Enfin, si votre maison (ou appartement, s’agite en même temps que vous, levez-vous 30 minutes plus tôt pour apprécier le calme.

La deuxième (suggérée par un lecteur de ce blog) consiste à :

•Se lever et imiter le tigre devant son miroir
•Puis, le café à la main, aller sur le pas de sa porte et constater que vos voisins sont des loosers, au vu de leurs voitures (en comparaison de la vôtre),
•Se préparer mentalement à faire une entrée tonitruante au bureau après tout le monde (pour qu’on vous voie)
•Comment leur faire sentir, entendre et voir qu’heureusement voussoyez là, si non l’entreprise courrait à sa perte
•S’organiser pour travailler à l’heure du déjeuner (seulement si votre patron peut le voir)
•Calculer pour arriver en retard aux réunions et en repartir trente minutes avant la fin
•Choisir du travail à donner à 18h30 à vos collaborateurs pour le lendemain matin
•…

A vous de choisir (ce que vous faites / ce que vous aimeriez faire)

Merci à Luc pour avoir attiré mon attention sur cet article dont je vous ai résumé les grandes lignes (tel que je l’ai compris)

Pour ceux qui voudraient lire l’original dans le texte : http://www.linkedin.com/today/post/article/20140205223005-46951391-6-things-you-can-do-before-breakfast-to-make-your-day-a-success

Déménagez vos habitudes !

Dans les Echos du 14 janvier 2014, Jean-Marc Vittori raconte la fable des îles Kerguelen : « Une mission scientifique d’une dizaine de personnes aurait, dit-on, été envoyée dans ces îles, à l’époque désertes, pour y faire des observations météorologiques. Mais un jour, quelqu’un s’avisa que les dépenses de la mission ne pouvaient pas être contrôlées. On envoya sur place un contrôleur financier qui demanda des états de dépenses, des justifications, des engagements, etc. : il fallut envoyer du personnel administratif. Pour gérer cette équipe, on envoya alors un directeur du personnel qui demanda des effectifs, des avancements, des congés, etc. ; il fallut envoyer à nouveau du personnel administratif. De fil en aiguille, le personnel passa en deux ans de 10 à 200 personnes ! Mais… entre-temps, la mission avait terminé sa tâche et les 10 experts étaient partis sans que, dans le va-et-vient incessant, personne ne s’en aperçoive » (1).

Si ce texte décrit le « phénomène administratif », il peut s’appliquer aussi tant à l’administration publique que privée et plus largement à toute collectivité, comme à chacun d’entre nous.

En effet, n’avons-nous pas tendance à nous encombrer de tâches et d’habitudes, qui souvent subsistent, même lorsque la cause originelle a disparu ?

Ainsi, vous aviez l’habitude de notre vos numéros de téléphone dans un répertoire jusqu’au jour où vous les avez entrés dans un smartphone. Oui, mais par sécurité, vous gardez les deux habitudes.

Certaines habitudes peuvent rassurer, mais globalement elles vous polluent et vous prennent beaucoup de temps. La dernière fois que vous avez déménagé, comment avez-vous vécu le tri que vous avez dû faire ?

Faites-en la liste et appréciez le temps que vous pourriez ainsi gagner.

Finalement, les déménagements de bureaux où on vous limite le volume de cartons ont du bon.

C’est aussi un phénomène culturel. En France, nous déménageons, en changeant de logement,  quasiment tout. Aux USA, les américains vendent la majorité de leurs biens en les étalant sur leurs pelouses (cela s’appelle un « garage ») et déménagent avec seulement leurs vêtements et quelques biens personnels. Ils rachèteront tout sur place.

Alors, quand déménagez-vous vos habitudes ? Ce sera comme un ménage de printemps : vous vous sentirez  plus léger.

 NB : L’auteur de la fable des îles Kerguelen a aussi tracé deux dessins très explicites. Sur le premier, un homme tire une lourde charrette. Sur le second, trois hommes tirent la même charrette dans un sens et quatre dans l’autre. Le résultat physique est le même, le résultat psychologique est une montagne de frustrations.

(1) Le phénomène Administration. Contribution à la formulation mathématique de la loi de Parkinson, par Michel Martin, Annales des mines.

Une version moderne de l’histoire du poisson et du filet

Vous connaissez tous ce proverbe : « si tu donnes un poisson à quelqu’un, il se nourrira un jour, si tu lui donnes un filet, il se nourrira tous les jours ».   En voici une version actuelle.

Leo Grand, un SDF de New York, vient de sortir sa première application pour smartphone, « Trees for cars » (http://signup.treesforcars.com/).

Cette « appli écolo” a, en effet, été créée par Leo Grand, un SDF new-yorkais, qui n’y connaissait rien à la programmation il y a encore six mois. En août 2013, le destin lui fait croiser la route de Patrick McConlogue, un jeune programmeur de 23 ans qui lui fait une proposition : Leo Grand peut, soit recevoir un billet de 100 dollars, soit suivre pendant 16 semaines des cours de programmation informatique avec lui à raison d’une heure par jour. Léo opte pour la formation accélérée.

Le jeune programmeur fait ce qu’il a promis : il offre à Leo Grand des livres de cours, un ordinateur portable bon marché, et son savoir faire. Comme il en parle sur son blog (https://medium.com/architecting-a-life/fee8f3ee97a0), le sans-abri devient rapidement l’objet d’une polémique : était-ce la meilleure solution ? Il est invité sur le plateau de “Today”, l’une des émissions phares de la chaîne NBC, il a droit à un reportage de CNN et de nombreux articles dans la presse.

La nouvelle coqueluche des médias est même l’objet d’une page Facebook (https://www.facebook.com/journeymanchallenge), où des dizaines de milliers d’internautes suivent ses progrès informatiques. Et lorsque Leo Grand se fait arrêter, en octobre 2013, pour avoir enfreint le règlement d’un parc public, la communauté se mobilise avec succès pour le faire sortir de prison. Un internaute lui envoie même un nouvel ordinateur portable pour remplacer celui que la police a confisqué.

De péripétie en sollicitations médiatiques, les deux hommes mènent leur collaboration à terme. Après la fin des cours particuliers en octobre, Patrick McConlogue continue de suivre les efforts de Leo Grand, qui voulait développer une application ayant un impact sur l’environnement de New York.

Ce sera “Tree for cars”. Cette application, désormais disponible pour 0,99 dollars sur les iPhone et smartphones Android, permet d’organiser des co-voiturages afin de limiter la circulation – et donc l’émission de dioxyde de carbone – dans New York. Elle inclut même un petit indicateur qui mesure combien de CO² n’a pas été relâché dans l’atmosphère de la Grande Pomme grâce à chaque trajet.

Aussitôt sortie, aussitôt soutenue : un site a été monté pour inciter les internautes à acheter l’application de Leo Grand, devenue en quelques mois une sorte d’icône techno-médiatique.

Au final, que retenir de cette aventure en cours ? Ce ne sont pas les nouvelles compétences de Leo Grand qui vont peut-être lui permettre de sortir de la grande précarité, mais bien le buzz et les connections qu’il a pu se faire grâce à cette histoire.

Histoire inspirée par un article trouvé sur France 24 et rédigé par Sébastien Seibt.

La vérité sur la boite de Pandore

Comme chaque année, le père Noël, une fois le 25 décembre passé, vint saluer son ami Hercule Martin. Celui-ci se désespérait : « C’est reparti pour une nouvelle année de course contre le temps.  J’ai profité des vacances pour relire des livres sur la mythologie grecque. Ah, si Pandore n’avait pas ouvert sa boite…, nous serions plus heureux.»

Le Père Noël sourit et lui raconta la vraie histoire de la boite de Pandore :   « Pour se venger de Prométhée qui avait donné le feu aux hommes,  Zeus ordonna à Vulcain de créer une femme avec de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Il lui donna le nom de Pandore, qui en grec signifie « doté de tous les dons ». Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Epiméthée, le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore un objet bizarre dans lequel étaient intégrés des messages dont de nombreux maux : urgence, non–écoute,  stress, intolérance, …. On lui interdit de l’ouvrir en dehors de deux moments dans la journée. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre. Seul un  message sur la zen attitude resta dans la boite, ne permettant même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression « boîte de Pandore », qui symbolise la cause d’une catastrophe.

Que contenait la boite funeste ?  Un smartphone ! Vous pouvez toujours imputer aux autres tous les malheurs du monde, mais nous sommes souvent les premiers responsables de nos soucis. Alors je vous invite, mon cher Hercule, à faire preuve de plus de courage que Pandore. Sachez résister à la tentation d’ouvrir votre boite de pandore, je veux dire votre smartphone,  en permanence. Vous prendrez ainsi plus de recul et votre année 2014 sera plus paisible ! »