Le temps est à l’urgence. Tout est urgence. En Occident, nous courrons contre le temps dans une agitation permanente qui nous donne le sentiment d’exister. Nous croyons être des papillons qui virevoltent d’un sujet à l’autre, mais en fait nous sommes plus souvent des chenilles qui se prennent pour des papillons.
Lire la suiteessentiel
Ambition : jusqu’où irez-vous ?
Trois frères partent pêcher ; ils essuient une tempête, dérivent longtemps puis échouent sur la plage d’une île déserte. Une très belle ile avec des palmiers, des arbres fruitiers et au milieu, une très haute montagne.
Le soir, un homme leur apparaît à tous trois en rêve et leur dit : sur la plage, un peu plus loin, vous trouverez trois gros rochers tout ronds. Vous les ferez rouler jusqu’où il vous plaira. Le lieu vous vous arrêterez, ce sera là où vous devrez vivre. Plus vous monterez haut, plus votre vision du monde sera large. Vous êtes libre d’aller jusqu’où vous voulez.
Lire la suiteStuff : à quoi servent les vacances ?
Vous êtes peut-être en vacances ou vous aller y partir. Je vous propose une courte vidéo cette semaine. Il s’agit d’une publicité Expedia de promotion pour des voyages. Que dit l’acteur qui la présente ? Nous pouvons être tentés par des « trucs » (« stuff ») sur le moment comme un nouveau smartphone, un parfum ou un écran de télé plus fin. Mais tout cela, ce sont de trucs que nous oublierons vite même si nous les acquérons. La vraie question, selon cette vidéo, est de savoir ce que nous regretterons plus tard si nous ne l’avons pas fait : selon cette pub, c’est peut-être de ne pas avoir assez voyager et de n’avoir pas pris le temps d’aller où nous rêvions d’aller.
Lire la suiteJe garderai ma sensibilité d’enfant…
Takeshi Kitano est un réalisateur japonais contemporain. Dans cet extrait d’un de ses livres, il se remémore ses souvenirs d’enfance dans le Japon d’après-guerre. Cet extrait m’interpelle à trois titres : d’abord parce que nous nous construisons à partir de nos racines et qu’il est important de se les rappeler. Ensuite, parce que dans un monde complexe et plein d’images sur qui il « faut » être ou paraître, c’est un rappel à l’importance de rester authentique, d’être soi-même. Enfin, il donne un autre regard sur l’intelligence collective : comment nous partageons ou non, comment nous faisons confiance ou non.
Lire la suiteCombien de couteaux utilisez-vous par an ?
La véritable spontanéité suppose de modifier notre façon de penser et d’agir en ce monde, d’apprendre à accompagner les flux et les transformations continuelles qui l’animent. Elle implique que nous acceptions la possibilité d’une spontanéité « éduquée ».
Cet apparent oxymore n’en est pas un, ainsi que le démontre la parabole de Ting le boucher, récit qui nous est narré par Tchouang Tseu, penseur chinois du IVème Siècle avant J.C.
Lire la suiteFaites un trou dans le mur
Faites un trou dans un mur et… dans vos habitudes.
Sugata Mitra est un chimiste indien. Dans les années 1980, il travaillait dans un centre de recherches à Dehli, un laboratoire qui jouxtait un bidonville. Il eut l’idée de creuser un trou dans le mur et d’y installer un ordinateur avec des logiciels scientifiques en anglais.
A sa grande surprise, les enfants du bidonville qui ne parlaient pas un mot d’anglais se passionnèrent pour cet outil et lorsqu’il leur fit passer des tests, 30% avaient assimilé les éléments présentés.
Lire la suiteQui donne du sens au travail ?
Qui donne du sens au travail : les dieux, les patrons ou vous ?
Selon les poètes grecs Hésiode et Eschyle sous l’empire de Cronos, roi des Titans, qui gouvernait alors, les hommes vivaient comme des dieux, doués d’un esprit tranquille. Ils ne connaissaient ni le travail, ni la douleur, ni la cruelle vieillesse. Loin de tous les maux, ils mourraient comment on s’endort. Ils possédaient tous les biens ; la terre fertile produisait d’elle-même et en abondance. Hélas ! Le paradis s’effondre : Zeus détrône son père Cronos. Le nouveau roi des dieux n’aime pas les humains, favoris de Cronos. Les voilà seuls, abandonnés, démunis de tout. Ni griffes, ni fourrure, ni vitesse, ni force, à l’inverse des autres animaux. Bref, condamnés à périr face à une nature devenue marâtre.
Lire la suiteQue faire à Noël ?
La Fontaine revisité
La fourmi, ayant travaillé depuis des millénaires selon des méthodes traditionnelles, se trouva fort dépourvue quand les Temps contemporains furent venus. Pas un seul petit travail ou contrat. Elle alla crier famine chez la Cigale sa voisine, la priant de lui prêter quelques grains pour subsister. « je vous paierai , lui dit-elle, avant le retour de la saison des pluies, foi d’animal besogneux, intérêt et capital ».
La Cigale n’est pas classique, c’est là son moindre défaut. « Que faisiez-vous au temps classique dit-elle à cette emprunteuse ? – Nuit et jour, à tout venant, je répétais tout ce que je savais autant que je pouvais, ne vous déplaise.
– Vous reproduisiez vos habitudes ? J’en suis fort aise. Eh bien ! Allez revoir vos méthodes, oxygéner vos compétences et regarder le monde sous un angle différent !».
DALETT, oxygénateur de méthodes et compétences vous souhaite de bonnes fêtes !
Votre travail a-t-il plus de sens ?
J-15 avant les fêtes de fin d’année. Un temps de répit pour réfléchir ?
Assis sur la berge d’un lac, un homme tente d’attraper des poissons à mains nues. Un promeneur s’approche, lui tape sur l’épaule et lui dit : « allons, mon bon monsieur, laissez-moi vous montrer comment on noue un filet ! Vous pourrez attraper plus de poissons ! » Le pêcheur est tellement concentré qu’il n’écoute que d’une oreille et, sans même regarder le promeneur, lui répond : « je n’ai pas le temps, je dois attraper des poissons ! »
Et vous ? Votre travail peut-il avoir plus de sens, être plus simple ou plus agréable ?
Adapté de René Egli, La formule du bonheur, J’ai lu
Qu’avons-nous perdu pour courir ainsi ?
Un Duc, riche puissant, convoqua de nombreux peintres pour faire décorer les murs de son palais et leur donner des indications. Tous les artistes ainsi réunis se lancèrent dans une sorte de course à l’action : sortir leur pinceau, déplier leur tapis, poser leur encrier et se mettre à peindre.
Sauf un, qui rentra chez lui.
Le Duc, intrigué, envoya l’un de ses serviteurs suivre ce « rebelle » jusque dans sa maison, ou il le trouva assis en position de méditation face à la fenêtre, contemplant la nature. Lire la suite














