image; leadership;

Vaincre ses points faibles

 

Je partage avec vous ce témoignage publié dans Capital d’octobre, un coaching réalisé par ma collègue Maryse.

Dans notre pratique du bilan de compétences,  nous constatons souvent que les personnes expriment une peur de passer à l’action,  une fois leur objectif et moyens définis. Nous avons tous des croyances à l’égard de nos capacités à accomplir avec succès une tâche ou un  ensemble de tâches surtout quand celles-ci sortent de notre zone de confort.

La peur est saine lorsqu’il y a un danger, un risque, un  exemple : « j’ai peur de prendre ma voiture parce que je suis en état de grande fatigue » ; la peur nous renseigne sur le risque potentiel.

A côté de cela, ce sportif de haut niveau sait utiliser ses ressources lors de compétitions qui demandent de savoir :

  • prendre des décisions
  • prendre des risques
  • se focaliser sur l’étape suivante et non sur les erreurs
  • fédérer une équipe autour de lui
  • …

C’est le rôle du coach de l’aider à transposer ce savoir- faire dans un autre univers. La prise de conscience qui en a résulté  lui a permis de gagner une compétition d’un nouveau genre pour lui : convaincre un  vendeur et les banques de son projet de reprise de cette brasserie. Il a su faire preuve de conviction, de persévérance,  démontrer sa détermination et obtenir l’adhésion de tous.

Et vous quelles ressources avez-vous su transposer dans un autre contexte ?

PS : si vous passez à Annecy, allez le saluer = Brasserie Saint Charles, 46 avenue du Parmelan 74000 Annecy (derrière les Galeries Lafayette). La table est bonne !   

Marquez votre originalité

 

Banksy est un des artistes les plus célèbres du Street Art ; Ces œuvres se vendent à des prix faramineux  et un film à sa gloire attiré des centaines de milliers de spectateurs (« exit through the gift shop »). Banksy est aussi un original et il a vendu dernièrement certaines de ses œuvres au prix modique de 60 $ dans un endroit très passant de New York, le long de Central Park. Le résultat fut décevant. Lieu inapproprié ou absence de mise en scène ? Nul ne le sait.

Cela m’attire trois réflexions

  1. La première est que toute œuvre d’art a besoin d’un environnement adéquat pour être mise en valeur. Chacun d’entre nous est une œuvre d’art. Quels talents vous reconnait-on ? Les connaissez-vous ?
  2. La deuxième est qu’un artiste peut être reconnu par ses fans, mais qu’il n’a pas de grande valeur pour les autres. Par qui êtes-vous reconnu ? Est-ce ceux-là qui sont importants pour vous ?
  3. La troisième est que Banksy a fait plus parler de lui dans les médias par cette action qui ne lui a pas couté grande chose (voire même rapporté de l’argent) que par une expo ou une œuvre originale. Il a cassé les codes classiques de la communication à son avantage. Et vous ? comment pouvez-vous élargir votre notoriété professionnelle de manière originale et là où on ne vous connait pas ou peu, mais où vous aimeriez aller un jour ?

Appréciez la confiance que vous accordez à votre chef !

David Maister a beaucoup écrit sur la nature de la confiance à développer entre les consultants des sociétés de service et leurs clients. Son raisonnement peut se transposer dans la relation non hiérarchique à tous niveaux.

Dans son livre « The Trusted Advisor » (Free Press, 2001), il affirme qu’il y a quatre dimensions dans la confiance :

La crédibilité : elle vient de l’expertise professionnelle et de la reconnaissance de celle-ci par le client.

La fiabilité :   elle se révèle à travers des actions réalisées dans le temps.

L’intimité : cela touche à l’émotionnel. On ressent instinctivement si on peut ou non aborder toutes sortes de sujet avec la personne que l’on a en face de soi.

Les motivations personnelles : celles-ci peuvent réduire le quotient de confiance : « puis-je vous faire confiance au-delà de vos motivations personnelles ».

Vous pouvez étendre cette relation de confiance à votre manager et, plus globalement, à votre encadrement ; si vous notez chacun des points de zéro à dix (max.), où situez-vous votre zone de confiance vis-à-vis de vos responsables et collègues ?

Allez plus loin : quel regard pensez-vous que vos collègues, collaborateurs, encadrants…) portent sur vous ?

Qu’en déduisez-vous ?

Que pouvez-vous mettre en œuvre pour améliorer chacune des dimensions ?

La famille change… et l’entreprise ?

En cliquant à la base de la vidéo,vous pouvez afficher les sous-titres en Français.

Vineet Nayar est le PDG de HCL Technologies, une multinationale indienne de services informatique. Depuis 2005, il a transformé de fond en comble cette entreprise. Son livre relate son odyssée pour y parvenir et pose de nombreuses autres questions, comme celle de la comparaison du modèle familial et du mode de management en entreprise.
Un extrait
Tous les matins, en partant au travail, nous nous préparons à nous conformer aux pratiques et aux règles non écrites du travail :
•Méfie-toi de ton supérieur,
•Ne te laisse pas trop émouvoir par quoi que ce soit
•Souviens-toi, ça n’a rien de personnel ; c’est seulement du business.
Ces comportements nous viennent tout droit de l’âge industriel quand les structures ressentaient le besoin de se protéger au travers de méthodes « commandement et contrôle ».
Les familles ont, elles aussi, fonctionné sur ce mode autrefois. Ces dernières décennies, pourtant, ont vu changer considérablement les familles. Les parents veulent être les amis et les mentors de leurs enfants. Ceux-ci veulent qu’on leur fasse suffisamment confiance. Les meilleures familles sont celles qui ont une culture de la confiance. Si celle-ci n’existe pas, il y a souvent des conflits entre les parents et les enfants et entre les parents eux-mêmes.

Il conclut (cette partie) en se demandant si les entreprises ont su, elles aussi, créer le même genre de confiance qui règne dans les familles les plus fortes et ainsi évoluer.

Vous pouvez peut-être vous dire que les modes d’organisation se sont assouplis, que les unités de travail sont plus petites et que le mode projet est devenu la norme. Si la forme y est, est-ce le cas du fond (la confiance) ? Est-ce que le mode centralisateur et directif à la française (avec sa part de paternalisme) a changé ? L’exemple vient-il d’en haut ?

Libre à vous, selon vos situations, d’y répondre. Pour ma part, en tant qu’observateur extérieur de nombreuses entreprises, j’estime, qu’en général, les messages sont bien diffusés, mais l’exemplarité (not. Du haut de la pyramide) n’est pas de mise.

Peut-être que ceci explique en partie la démotivation grandissante des salariés.

Comment mesurer alors la confiance ? C’est ce que nous aborderons la semaine prochaine

Que dirait votre chien (ou votre chat) de vous ?


Dans son livre « la chambre noire de Longwood », un récit d’une visite à Sainte Hélène, Jean-Paul Kaufmann parle d’un ancien consul de France sur cette ile, Gilbert Martineau. Un personnage bien singulier qui, après avoir fréquenté le Tout Paris littéraire et écrit de nombreux livres à succès, s’était un jour replié sur Sainte Hélène.

« Je suis par nature extravagant » disait-il en citant Byron. Son fils a rapporté à l’auteur qu’il s’était amusé à écrire les mémoires d’un chien, Marmaduke. Les hommes et leur ridicule sont vus à travers les yeux d’un cocker. L’auteur affirme que son livre appartient à un « genre humoristique bâtard » et que pour cette il ne trouvera jamais d’éditeur.

Le genre n’est pas nouveau : des « Lettres Persanes » de Montesquieu au « Carnet du major Thompson » de Daninos, de nombreux écrivains ont utilisé la métaphore pour à la fois souligner nos contradictions, nos manies ridicules et évité les foudres de la censure (tant morale que juridique).

Cette approche garde tout son sens aujourd’hui. Elle nous sert à prendre du recul, à (mieux savoir) rire de nos travers et à prendre conscience de points d’amélioration.

C’est là où le bât blesse. Avons-nous vraiment cherché à nous améliorer ?  Pourquoi s’améliorer d’abord ? « Chassez le naturel, il revient au galop », dit le proverbe. Après tout, nous aimons peut-être être comme nous sommes : c’est confortable et l’ironie fait que cela devient un jeu reconnu par tous, et donc accepté.

Cette acceptation plus ou moins passive peut aussi se comprendre comme un manque d’objectif. Nous ne changeons pas parce que nous n’avons ni la pression de l’environnement pour nous forcer à changer, ni un but que nous nous saurions donner.

Selon Marc Buckingham, auteur américain sur le management, 70% des gens vivent passivement leur carrière. Aviad Goz, consultant israélien  et fondateur de la méthode N.E.W.S. renforce ce constat idée en soulignant (« Trouver sa voie », Aviad Goz et  Gérard Rodach, ESF, 2009) que la majorité des personnes choisissent un modèle d’auto-limitation en se posant trois questions :

  • Dans quel domaine puis-je gagner de l’argent ?
  • Quelles activités suis-je d’accord de faire ?
  • Dans quel domaine ne suis-je pas si mauvais ?

Toujours selon Aviad Goz, la recherche de l’amélioration vient lorsque la personne se pose les questions différemment :

  • Par quoi suis-je passionné ?
  • En quoi suis-je le meilleur ?
  • Quel est le modèle qui me convient ?

Et vous, quelles questions vous posez-vous ?