Une résolution pour 2016 ? Il y a les gens du matin et ceux du soir. Il y a ceux qui sont prêts à travailler dès l’aube et d’autres à qui on ne doit rien demander avant 11 heures (et encore), mais qui, le soir, sont très productifs. C’est lié à notre biorythme, mais cela a aussi un aspect culturel : dans les entreprises françaises (et notamment parisiennes), il est difficile de joindre les personnes avant 9h30 (il y a le café du matin !) mais les réunions de fin d’après-midi sont courantes. Aux USA, les salariés (dans les bureaux) commencent souvent vers 7h30 et terminent plutôt vers 17h.
Peut-on changer ? Peut-on devenir, si on est du soir, plutôt une personne du matin (pour toute bonne raison) ? Lire la suite
Nous rêvons d’être efficace non-stop, de gérer plein de projets et d’être flexible (et d’avoir de tels collègues ou collaborateurs).
Pas de chance ! Notre cerveau a des limites. En fait, les tâches autres que répétitives se font dans le cortex préfrontal qui ne représente que 5% du cerveau et est énergivore.
Bien plus, les dernières études montrent que le cerveau est monotâche (pas de différence homme-femme) : le cerveau ne pense à qu’une seule chose à la fois. Et même si vous avez l’impression de faire plusieurs actions en même temps, c’est plus de l’ordre du réflexe et se traduit par une baisse de la qualité fournie. Au final, cela conduit à l’épuisement mental.
Comment faire pour éviter cela ? Quelques conseils de l’auteur.
1. Organisez vos priorités quand vous avez l’esprit frais
2. Visualisez vos tâches. Le cortex visuel est moins gourmand en énergie que le cortex préfrontal et évite de tirer sur ce dernier, d’où une augmentation de votre capacité à réfléchir.
3. Décomposez votre journée en période de temps et favorisez les tâches complexes quand vous avez l’esprit frais.
4. A ces moments-là, éliminez les distractions, y compris la musique.
5. Utilisez tout votre cerveau (dans ses deux dimensions : rationnel et émotionnel). Les problèmes qui vous paraissent difficiles à résoudre le sont souvent parce que vous êtes trop concentré sur la manière de le résoudre. L’auteur présente une étude qui démontre que 40 % du temps, les personnes résolvent leurs problèmes de façon logique alors que dans 60 % des cas, la solution est apportée par une intuition. Il en est de même en période de stress où vous verrouillez une partie de votre cerveau.
6. Enfin, accordez-vous des temps de rêverie. Une étude de l’Université de Colombie Britannique démontre que rêvasser stimule et accentue l’activité du cerveau.
Vous le saviez déjà ? Super…et vous le pratiquiez ?
Happy men (http://www.happymen.fr/) est une association créée il y a 2 ans par le mouvement « Mercredi, c’est papa ».
Tout est (presque) dit dans le titre. Ses fondateurs veulent un meilleur équilibre vie privé / vie professionnelle et veulent sortir des stéréotypes : « l’homme ne se réalise que dans le travail ». Lire la suite
Nous avons tous appris que le secret d’une relation commerciale se joue dans les vingt premières secondes, que la première impression de toute rencontre laisse des traces longtemps, …
Cela vaut pour de nouveaux contacts, mais au quotidien, comment cela fonctionne-t-il ? En fait, de la même manière, mais sur un temps un peu plus long (dix minutes) et le mode de comportement que vous adoptez. Lire la suite
Sur la vidéo ci-dessus, Charisse Nixon, prof de psychologie à la Penn State Behrend (Pennsylvanie, USA), propose un exercice très simple à ses étudiants : chacun d’eux reçoit une feuille sur laquelle figurent trois mots et doit trouver une anagramme pour chaque mot. Tout l’intérêt de cette petite expérience réside dans le fait que le troisième mot est le même pour tout le monde. Pourtant, seuls les élèves qui avaient des premiers anagrammes faciles trouvent le dernier anagramme, aucun élève à qui on avait donné deux premiers mots impossibles ne trouve le troisième.
Ce que Charisse Nixon vient de mettre en évidence de manière spectaculaire est l’impuissance apprise (parfois désignée sous le terme de résignation acquise) traduction française du Learned Helplessness théorisé par le psychologue comportementaliste américain Martin Seligman, Le sujet intègre durablement que ce qui lui arrive est indépendant de son comportement, ce qui a trois conséquences :
il a du mal à comprendre qu’il peut avoir prise sur les événements(déficit cognitif)
sa motivation baisse fortement, il n’émet plus de réponses volontaires (déficit motivationnel)
il s’enfonce dans une forme de dépression(déficit émotionnel)
Le psychologue canadien Marc Vachon estime que l’impuissance apprise repose sur trois caractéristiques
le sentiment que la situation est permanente, ce que trahit l’utilisation de mots comme toujours, jamais, personne, etc. « Je n’y arriverai jamais ! »
le sentiment d’être victime, que l’on retrouve dans des phrases telles « Ce n’est pas ma faute ! Je n’y peux rien. »
le sentiment d’envahissement: tous les secteurs de notre vie sont affectés par le changement.
Tout professionnel aura reconnu, dans les termes décrits ci-dessus, le collaborateur en difficulté qui s’enfonce petit à petit dans la certitude qu’il n’est pas capable, qu’il n’y arrivera pas, qu’il a beau essayer, les résultats viennent montrer son incapacité à comprendre, à faire, à essayer, à oser. Son estime de soi est mauvaise, voir les autres réussir renforce ces sentiments.
Comment lutter contre l’impuissance apprise, alors ?… On perçoit, à travers l’explication du phénomène, quels peuvent être les leviers : la confiance en soi, l’estime de soi, donc la valorisation, notamment face au groupe, la nécessité de réussir régulièrement et de ne pas être confronté continuellement à l’échec, donc la différenciation, le maintien par le management d’une attitude résolument positive et notamment la maîtrise par le manager de son discours et du vocabulaire employé, le travail en petits groupes fondé sur l’étayage par les pairs…
L’effet (Saint) Matthieu a été repéré il y a 50 ans par le sociologue américain Merton. La citation canonique est la suivante : » « À celui qui a, il sera beaucoup donné et il vivra dans l’abondance, mais à celui qui n’a rien, il sera tout pris, même ce qu’il possédait. » (25:29).
Cette semaine, publication d’une étude (publiée par Great Place To Work) qui indique que deux salariés sur deux étaient au bord du burnout. Des députés de la majorité demandent même que le burn out soit reconnu comme maladie professionnelle.
Alors faut-il s’arrêter de travailler ?
En fait, en matière de santé du travail, certaines idées reçues ont la vie dure.
1) Travailler est une source de stress.
Un rapport publié, en octobre 2009, par l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (EU-OSHA) confirme que le stress en relation avec le travail touche 22% des travailleurs de l’Europe des 27. Cela étant, il est également prouvé que le risque de développer une détresse mentale (anxiété, stress, mal-être, dépression…) est plus grand parmi les inactifs que chez les actifs occupés. Lire la suite
Pour le lire, copiez et mettez dans votre barre adresse http://goo.gl/BHIQIE
Le CNRS (2001) a constaté que les oiseaux migrateurs dépensaient moins d’énergie en maintenant une formation de vol en V et en se plaçant à tour de rôle en tête, permettant aux suivants de profiter des courants ascendants générés par l’oiseau les précédant.
Des études « en vol » d’oiseaux migrateurs (suivis par ULM), réalisées par des chercheurs anglais et allemands, révèlent que les jeunes volatiles étudiés (et non accompagnés d’anciens) se sont spontanément disposés en formation en V et surtout se positionnent à l’endroit optimal (selon les théories aérodynamiques). Bien plus, selon qu’ils volent en décalé (en V) ou l’un derrière l’autre, ils adaptent leurs battements d’ailes pour trouver les tourbillons les plus favorables. Lire la suite
La mauvaise nouvelle est que la majorité des lecteurs de cet article n’iront pas jusqu’au bout. Dès que l’on se met à parler de livres ou de quelque texte que ce soit d’une certaine longueur, il se trouve toujours une personne pour expliquer qu’Internet a réduit ses capacités de concentration. D’abord agacé, vous vous rendez ensuite compte que vous semblez souffrir des mêmes symptômes. Lire la suite
A l’heure où les serpents de mer de la guerre sur les 35 heures et le travail dominical refont surface, il peut être intéressant de regarder comme les grands artistes travaillent.
La vie d’artiste est souvent représentée comme une vie aux rythmes désorganisés, où de longues plages de repos alternent ave d’imprévisibles moments de créativité. Confusion avec « vie de bohème ? » Pourtant, les biographies nous offrent un autre tableau.
Honoré de Balzac se couchait à 18h pour se réveiller à 1 heure du matin et commencer à travailler. Après une sieste de 8 à 9h, il travaillait jusqu’à 15h. Pablo Picasso préférait travailler de 15 heures à 3 heures du matin.
Si donc chaque artiste a ses routines, tous semblent se rejoindre sur un point : une discipline de fer et une vie réglée au millimètre : « Soyez réglé dans votre vie et ordinaire comme un bourgeois, afin d’être violent et original dans vos œuvres » (Gustave Flaubert).
Trois enseignements à en tirer :
Il n’y a pas de bonne méthode pour réussir (dans tous les sens du terme). La fameuse formule « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » ne fonctionnent pas ici.
Si tout le monde ne fonctionne pas au même rythme, pourquoi les entreprises obligent-elles les personnes qui ont un travail en partie autonome à travailler aux mêmes horaires que les autres ? Seuls 27% des Français (source Citrix) peuvent, plus ou moins, aménager leurs horaires. A l’opposé, 37% qui le souhaiteraient, ne le peuvent pas.
En tout cas, les artistes font deux fois leurs 35 heures dans la semaine
Et après, on vous demande d’être créatif et original dans votre travail !
Alors, prêts à la vie d’artiste ?
Plus d’infos ? Je vous renvoie à mon livre : « plus de bureaux ! » (ESF, 2014)
Créé en 1989, DALETT est expert en transmission et partage des savoirs, que ce soit entre collègues, au sein d’une équipe ou d’un comité de direction.
Notre savoir-faire est de vous aider à réussir ce versant humain des évolutions en cours et de répondre à vos attentes :
Avoir des approches pédagogiques qui font sens.
Des interventions opérationnelles qui donnent envie d’avoir envie.
Nous utilisons, dans ce but, des approches originales avec des méthodes ludiques couplées avec l’utilisation d’outils digitaux, tout cela dans le cadre de l’application des nouvelles règlementations (FOAD, AFEST, Qualité, …).
Près de 1.000 managers / collaborateurs accompagnés chaque année.
Nous partageons avec vous notre espace de recherche par des publications régulières sur les thèmes qui vous tiennent à cœur. Une de nos formations certifiantes (Former, mentorer, tutorer en entreprise) a eu le Prix «coup de cœur » de la Nuit de la Formation.
Privilégier l’humain est un état d’esprit qui se cultive au quotidien !