qualité de vie

Le sentier de la vie

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

 « Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince.

 « Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d’entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi. »

 Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le sentier de la Vie.

 Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

 « CHANGE LE MONDE ».

« C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas. »

Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

 Bien des années passèrent.

 Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon  pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas ». « C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. » Et il disparut.

 Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :

 « CHANGE LES AUTRES ».

 « C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. »

Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

 Un jour, alors qu’il méditait sur l’utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince,  que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses. »

« Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit  reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.

 Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

 « CHANGE-TOI TOI-MEME ».

 « Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il.

Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.

 Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. »

« C’est bien, » dit le Sage.

« Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?

Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »

« C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut.

 Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

 « ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »

 Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. « Quand on combat on devient aveugle, se dit-il. » Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

 Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu’as-tu appris sur le chemin

« J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème  porte. »

 A peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

 « ACCEPTE LES AUTRES. »

 Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu’il avait aimées comme celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.

 Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.

J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement. »

« C’est bien, » dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

 Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

 « ACCEPTE LE MONDE. »

 Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

 Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda. « Qu’as-tu appris sur le chemin ? »

« J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit  pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »

C’est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. » Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita. « Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence. »

 Et le Vieil Homme disparut.


Conte de Polynésie : des fleurs pour la toux

C’est les vacances!  Alors,  place aux contes pour les trois semaines à venir !

Lorsqu’elle vint voir le guérisseur Tiurai, la mère de de Tevane était inquiète : son fils de 16 ans toussait. Cela l’épuisait et il ne sortait plus de la maison.

Tiurai demanda à le voir. Tevane vint le jour suivant. Le guérisseur le fit attendre tout le jour tout en l’observant. A la fin de la journée, Tiurai lui donna une prescription, à savoir aller cueillir certaines fleurs dans la montagne. Tevane les connaissait car il parcourait la montagne depuis tout petit avec son père qui récoltait des bananes sauvages. Il avait l’habitude de porter de lourdes charges (pour son âge) jusqu’à ce que la maladie l’empêche. Aujourd’hui, il voyait, avec tristesse, ses amis être capable de porter de plus lourdes charges encore et cela le minait. Tiurai le renvoya chez lui en lui demandant de suivre son traitement de fleurs pendant douze jours. Le principe en était simple : aller cueillir une des fleurs, la humer, puis se reposer deux jours et recommencer avec une autre fleur.

Le treizième jour, il revint. Tiurai lui donna une nouvelle prescription : aller cueillir des fleurs de bananiers sauvages et s’en faire des décoctions tièdes en alternant à nouveau des plages de traitement et des plages de repos.

Au bout de trois semaines, Tevane revint voir le guérisseur qui le félicita pour avoir respecté le traitement.  Tiurai lui donna l’ordre d’aller chercher des régimes de bananes sauvages dans la montagne,  en commençant par en prendre deux, puis progressivement augmenter la charge, à raison d’un régime de plus par semaine.

Arrivé à six régimes (la charge qu’il portait autrefois), le jeune homme revint voir le guérisseur et constata qu’il ne toussait plus. Le guérisseur lui donna une dernière recommandation : «durant six semaines, continue à porter les six régimes de banane, puis augmente la charge suivant tes forces et non suivant tes orgueil. Ne rentre plus en compétition avec tes amis et tu seras guéri. »

Quelques mois plus tard, la mère de Tevane vint  remercier le guérisseur : son fils portait maintenant dix régimes et ne toussait plus.

Tiurai est-il un médecin, un charlatan ou un sorcier ?

En fait, il avait compris que le jeune homme avait besoin de reprendre confiance en ses capacités. Pour cela,  il l’envoya chercher des fleurs à des altitudes croissantes. Il l’obligea à alterner exercices et repos. Tuvane reprit ainsi progressivement ses forces et écouta plus son corps, ce qui lui permit de se muscler et de porter des charges de plus en plus lourdes.

Tiurai estimait que la rivalité faisait naître la compétition entre les hommes. Toutefois, chacun doit être attentif à ce qu’il est pour ne pas se laisser emporter par les paroles des autres.

Et vous, vous écoutez-vous ?  

Vous aimez les approches métaphoriques ? Retrouvez-moi chaque semaine sur  http://dalettres.blogspot.fr/

Marchez et vous trouverez !

Ce n’est pas forcément en restant assis à votre bureau que vous trouverez les solutions à vos problèmes ; après tout, Archimède dans sa baignoire et Newton sous son pommier ont montré le chemin.

Le très sérieux « Journal of Experimental Psychology » vient de publier une étude réalisée par  l’Université de Santa Clara (USA).

Le Pr Marily Oppezzo, de l’Université de Santa Clara (Californie) voulait également comprendre, avec cette étude, pourquoi beaucoup de gens rapportent qu’ils réfléchissent mieux lorsqu’ils marchent.

L’étude qui a suivi 176 participants, principalement étudiants, constate que ceux qui marchent au lieu de rester assis apportent des réponses plus créatives à des tests couramment utilisés pour mesurer la créativité.

  • Sur 4 tests de créativité, 80 à 100%  des participants font montre d’idées plus créatives lorsqu’ils « sont en marche » que ceux qui sont assis ;
  • Dans une autre expérience où chaque participant était soit assis soit en train de marcher sur tapis roulant,  les participants « marcheurs » donnent un plus grand nombre de réponses;
  • Dans une troisième étude,  il a été démontré que marcher avant une réunion qui exige des idées innovantes, peut-être presque aussi utile que marcher pendant la réunion.
  • Enfin, une dernière expérience   montre que marcher stimule la créativité, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur.

Plus de recherches sont nécessaires pour comprendre et expliquer comment la marche peut améliorer la créativité, mais comme le montre la dernière expérience, c’est vraiment le fait de marcher et non une stimulation sensorielle liée à l’environnement qui est associé à une créativité augmentée. Il existe probablement, écrivent les auteurs, une voie complexe qui part de l’acte physique de la marche et entraîne des changements physiologiques qui impactent le contrôle cognitif de l’imagination.

C’est en tous cas une nouvelle démonstration des bénéfices de l’activité physique pour la santé cognitive, car demander à quelqu’un de faire un petit jogging de 30 mn pour booster sa créativité au travail serait malvenu pour beaucoup de personnes.

Pourquoi votre direction repense-t-elle les espaces de bureaux ?

Pourquoi une direction générale souhaiterait déménager et / ou repenser les espaces de travail ?

Selon notre enquête, les raisons en sont multiples et variées. Elles s’articulent autour de quatre types de besoin, ci-dessous présentés sans ordre de priorité :

  1.  un besoin économique : baisser les coûts et rationaliser l’espace
  2. un besoin fonctionnel : restructurer, mettre en place une synergie, rapprocher les collaborateurs
  3. les besoins environnementaux, dans le cadre de la RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise)
  4. un besoin de promouvoir l’image de l’entreprise, en interne comme à l’externe

Le besoin économique

La première est tout d’abord d’ordre économique. Le coût de l’immobilier est en général le 2ème poste de coût d’une entreprise, juste derrière les salaires (Il peut parfois être dépassé par le poste informatique). ».  Il s’apprécie facilement en regardant les charges du compte de résultat (location) ou les immobilisations (achat).

Dans une période où les marges sont laminées, c’est un poste d’économie non négligeable. Cela a plusieurs conséquences : la première, à localisation identique,  est celle d’avoir tendance à réduire l’espace par personne, voire à reconfigurer les locaux avec des plateaux plutôt que des bureaux partagés.

Quelle est la réalité ? Extraits d’un tract syndical : « La direction continue à soutenir que le nombre de m² par espace de travail est de 11m² / collaborateur alors que ce calcul englobe des espaces communs non directement utiles. Les calculs du CHSCT font valoir, pour leur part, un espace de 7 m², nettement en deçà des recommandations d’espace nécessaire à des populations faisant un usage important du téléphone. »

La deuxième tendance est de déménager vers des lieux moins onéreux, avec le risque de susciter des mécontentements. La réduction des coûts immobiliers est citée comme première raison d’un transfert par 44% des dirigeants interrogés dans l’étude AOS-FDR.

Ce gain apparent ne doit pas faire oublier les coûts cachés associés (liaisons de transports privés, absentéisme, moindre présence au bureau, …)

Il y a donc une balance à faire entre les gains apparents et les coûts cachés

Le besoin fonctionnel : restructurer, mettre en place une synergie, rapprocher les collaborateurs

La recherche permanente de l’optimum dans un environnement où les réorganisations sont courantes font que les dirigeants cherchent à la fois à favoriser la circulation de l’information,  le travail d’équipe et à  limiter les déplacements, … et en même temps à pouvoir déplacer les équipes facilement au gré des changements d’organigramme.

 Il peut avoir pour but aussi de favoriser bon gré, mal gré de nouvelles formes d’organisation : les circonstances les plus courantes restent très liées à la croissance, à la décroissance ou à la transformation de l’activité de l’entreprise, imposant sa restructuration.

Toutefois, le gain de productivité réel est souvent difficile à apprécier. Il peut se mesurer aussi bien par un chiffre d’affaires par salarié que par un nombre de dossiers (ou d’appels) traités. Cette culture productiviste a une limite : la réussite de nombre de projets est plus souvent le fruit d’un travail d’équipe associé à des facteurs non exogènes.   

 La suite de l’étude (et plus de détails sur ces deux points) dans notre livre cité ci-dessus   

Surdoués : les borgnes sont-ils heureux au milieu des aveugles ?

Voilà un livre de Monique de Kermadec, psychanalyste qui s’est spécialisée sur cette population qui va vous interpeller. Intelligence exceptionnelle, QI élevé, raisonnement différent, aptitudes extraordinaires… Les surdoués ont, semble-t-il, tout pour réussir et être heureux. Pourtant, nombre d’entre eux souffrent. De leur différence, souvent mal vécue. D’un sentiment de décalage avec les autres. De difficultés à s’intégrer dans la société, qui ne les comprend pas toujours et qui a, à leur sujet, de nombreuses idées reçues…

Alors qu’ils représentent 2 à 5% de la population mondiale, certains ignorent d’ailleurs qu’ils sont surdoués. Tous n’ont pas été détectés enfants précoces et accompagnés pour développer leur don.

La vidéo ci-jointe de l’auteure de ce livre vous en donne les grandes lignes. Quelques mots ci-après pour vous donner d’en savoir plus

 

 

Mais d’abord qu’est-ce qu’un surdoué ? Quelqu’un qui se sent différent et qui le vit, à la fois, comme une chance et un handicap.

On associe très souvent le surdoué à son QI. En fait, cette intelligence cognitive n’en est qu’un aspect : il a trois formes d’intelligence : l’intelligence émotionnelle (ce qui le rend hypersensible), l’intelligence relationnelle (son empathie mais aussi son questionnement permanent ne lui facilitent pas les relations avec autrui) et sa créativité qui déroute son entourage.

Il en résulte que si le monde incompréhensible et difficile à vivre, lui-même se sent un martien et sa déception liée au mal-être se traduit par une colère intérieure.

Il va alors faire des efforts soit en se fondant dans le décor (et vivre encore plus mal), soit en évitant de montrer sa différence, soit en faisant des compromis (un moindre mal), soit enfin, en s’inscrivant à un club de surdoué (type Mensa) pour rencontrer des homologues.

Pour réussir à être heureux, il va lui falloir faire un travail sur lui-même (mieux se connaître, dépasser sa peur d’échouer, …) seul ou accompagné.

Il peut, pour y parvenir, ses atouts : énergie, sensibilité, créativité et sens des valeurs.

Laissons le mot de la fin  à Monique de Kermadec : pour réussir, un surdoué ne pourra pas faire l’économie de trois questions =

  • Qu’est-ce qui a un sens pour moi ?
  • Qu’est-ce qui me procure du plaisir ?
  • Quelles sont mes forces ?

Des questions qui n’interpelleront pas seulement les surdoués, mais aussi tout un chacun.

Les 108 filles de Prune : quand l’art inspire le management

Selon une étude réalisée en 2013 par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, 80% des femmes se disent confrontées au sexisme au travail 

14 600 salariés femmes et hommes ont été interrogés dans de grandes entreprises. Plafond de verre, différence de salaire, blagues sur les blondes, on peut lire des phrases récurrentes entendues qui deviennent insupportables, comme les blagues sexistes sur les comportements typiquement féminins, mais aussi des choses bien plus lourdes comme la différence dans la progression professionnelle.

Elle ajoute : « Pourtant le sexisme doit être combattu : il est plus invisible que le racisme ou l’homophobie et les femmes se disent souvent « je ne suis pas à la hauteur ». Un quart des femmes et un tiers des hommes veulent une éducation des managers à lutter contre les attitudes sexistes.

Bien sûr, cette attitude tend à s’estomper lentement avec la montée des femmes aux postes de management.

Il y a des pays où  cette situation est meilleure (ex. La Norvège) et d’autres où cela est pire (ex. l’Inde ou la Chine).

A ce sujet, je souhaitais attirer votre attention sur deux expositions d’une artiste, Prune, qui a réalisée durant 18 mois, en Chine, un travail sur la forme la plus tragique de sexisme, à savoir la sélection du genre avant la naissance. Résultat prévisible : Inde et Chine vont être confronté, dans les décennies à venir, à des problèmes de mariage et de natalité qui vont peser lourds sur leurs économies.

A une moindre échelle, il en est de même dans notre économie : les entreprises sont confrontées à des pénuries de têtes brillantes. Or, lorsque les femmes représentant plus de 20% des ingénieurs, 60% des diplômés des grandes écoles de commerce et 80% des jeunes vétérinaires,  leur retrait (volontaire ou non)  du marché du travail est un risque majeur.

Alors, devenons Norvégien plutôt Chinois !

Allez voir sur les plans artistiques et culturels les expositions de Prune à Paris (Espace 104, 104 rue Curial, Paris 19ème, et Galerie Magda Danysz, 78 rue Amelot, Paris 11ème)

Plus d’infos : http://blog.madame.lefigaro.fr/stehli/2014/03/les-terracotta-daughters-de-pr.html

Plus d’infos sur Prune : http://www.prunenourry.com/fr/projects/terracotta-daughters

Dis-moi comment tu collabores et je te dirai…

 

Notre manière de collaborer a de profondes répercussions sur la manière dont nous vivons et travaillons.

Clay Shirky, professeur à l’Université de New York,  a étudié de près ces nouvelles formes de collaboration.

Pour lui, l’imprimerie a été le grand diffuseur des technologies dans le passé. Même si son rôle reste important aujourd’hui, Clay Shirky s’est intéressé à l’impact des nouvelles technologies (type réseaux sociaux) sur la diffusion des nouveautés scientifiques comme les imprimantes 3D.

Il a remarqué plusieurs phénomènes

  • Il n’y a pas besoin de quelqu’un qui fasse tout, puis publie une étude. Les systèmes réseaux favorisent un partage des connaissances où chacun contribue à une petite partie de l’ensemble. De remarques en remarques, les idées prennent forme.  C’est une nouvelle forme de la division du travail.
  • De plus, sur ces espaces collaboratifs,  vous n’avez pas besoin de vous coordonner avec d’autres ou de demander la permission.  Les groupes sont fluides et se développent tout seul.
  • Sur ces réseaux, la demande crée l’offre. Cela change de l’impression des magazines, où on n’imprime que sur des sujets qui font vendre, d’où un effet de contrôle en amont pour être sûr de ne pas se tromper. Maintenant, nous pouvons lancer des idées et si elles rencontrent un marché (la demande) elles se développeront. Nous passons d’une économie de pénurie à une économie de ressources abondantes. On l’a vu pour le livre et la musique : les modèles traditionnels ont explosé et donné naissance à de nouvelles formes de consommation où on peut toujours gagner de l’argent, mais pas de la même manière.
  • Ce contexte a permis que les plus grands succès soient liés à des échecs.  Les échecs révèlent pourquoi cela ne fonctionnent pas. Cela ouvre la voie à de nouvelles approches : ainsi Wikipedia est le fruit naturel de l’échec de Nupedia, comme Twitter a été le plan B d’Odeo.
  • Ce qu’apportent en final les réseaux sociaux, c’est la possibilité de corriger en permanence la trajectoire de vos idée et inventions.

Bien sûr, les réseaux sociaux ne sont pas des outils parfaits, mais ils nous obligent à considérer que les façons de communiquer et de collaborer changent. Et que nous devons en tenir compte. Les auteurs de l’Encyclopedia Universalis peuvent être convaincus que leur produit est meilleur que Wikipedia, la réalité est que Wikipedia est devenue la référence.  Est-ce bien ou mal, c’est un autre sujet.

Que faites-vous avant votre petit déjeuner ?

Si vous êtes d’accord avec Benjamin Franklin (1706-1790) : « Tôt au lit et se lever tôt fait un homme sain, riche et sage. », vous avez deux manières de bien utiliser votre temps avant le petit déjeuner (et le travail)

La première est d’avoir des principes tels que

•Préparez votre journée en faisant le tri des tâches clés (et des papiers nécessaires) du jour
•Mettez-vous en bonne condition physique, que ce soit par un jogging, de la méditation ou simplement de la marche rapide
•Prenez le temps de rêver, de laisser votre esprit vagabonder : c’est l’un des rares moments de la journée où vous êtes peu interrompus
•Concentrez-vous sur l’action que vous devez impérativement faire aujourd’hui. S’il n’y en avait qu’une, ce serait laquelle ?
•Hâtez-vous lentement, vous n’en apprécierez que plus ce réveil.
•Enfin, si votre maison (ou appartement, s’agite en même temps que vous, levez-vous 30 minutes plus tôt pour apprécier le calme.

La deuxième (suggérée par un lecteur de ce blog) consiste à :

•Se lever et imiter le tigre devant son miroir
•Puis, le café à la main, aller sur le pas de sa porte et constater que vos voisins sont des loosers, au vu de leurs voitures (en comparaison de la vôtre),
•Se préparer mentalement à faire une entrée tonitruante au bureau après tout le monde (pour qu’on vous voie)
•Comment leur faire sentir, entendre et voir qu’heureusement voussoyez là, si non l’entreprise courrait à sa perte
•S’organiser pour travailler à l’heure du déjeuner (seulement si votre patron peut le voir)
•Calculer pour arriver en retard aux réunions et en repartir trente minutes avant la fin
•Choisir du travail à donner à 18h30 à vos collaborateurs pour le lendemain matin
•…

A vous de choisir (ce que vous faites / ce que vous aimeriez faire)

Merci à Luc pour avoir attiré mon attention sur cet article dont je vous ai résumé les grandes lignes (tel que je l’ai compris)

Pour ceux qui voudraient lire l’original dans le texte : http://www.linkedin.com/today/post/article/20140205223005-46951391-6-things-you-can-do-before-breakfast-to-make-your-day-a-success

Le syndrôme du collaborateur loué

A l’heure où le film « 12 years as a slave »  fait couler beaucoup d’encre (en bien) et nous rappelle que l’esclavage a existé il y a peu de temps (et existe encore sous des formes à peine plus subtiles), il faut se rappeler qu’il y a eu aussi des esclaves blancs aux USA, des enfants vendus par leurs parents, notamment après la guerre de Sécession.

Ce livre, raconté par la petite fille d’un ancien « enfant loué » (appellation officielle), souligne que cela n’est pas sans effet sur les générations suivantes. Un extrait du livre à ce sujet : «La vie d »esclave qu »a menée mon grand-père jusqu »à sa fuite à l’âge de seize ans l »a tellement marqué que nul de ceux qui l »ont approché ensuite n »a pu échapper à ses effets : quatre de ses sept enfants – dont mon père – ont fini par se suicider. La thérapeute de ma sœur lui a dit : ‘Vous avez tous les stigmates d »une fille d »alcoolique.’ Mais l »alcool n »y a joué aucun rôle : il s »agit des dérapages émotionnels et des rages folles dont ils sont tous contaminés, noirs ou blancs, même séparés de l »esclavage par deux générations. »

Dans ce même livre, l’auteure  un ex otage au Liban : « Un otage des temps modernes a écrit que la vie d’un otage n’est même pas la moitié d’une vie car, un otage, comme n’importe quel prisonnier, est une sorte d’esclave. L’otage est un homme enroulé sur lui-même, un homme poussé si loin et si profond à l’intérieur de lui-même qu’il ne peut guère éviter de souffrir d’une sorte de narcose mentale, comme un plongeur dans de l’air raréfié. Quand il est relâché, c’est brusquement la liberté, la multiplicité, un désordre éblouissant et vertigineux. Et quand ce maelström commence à s’apaiser, l’ex-otage découvre qu’il lui reste ce qui reste à ceux qui plongent trop profond : la surface lisse mais fragile de notre monde mesquin, artificiel, absurde. Ce qui jadis avait un sens n’en a plus, ne peut plus en avoir. La normalité devient une autre sorte de prison. »

Lorsque vous (ou vos proches) avez (trop) investi dans une tâche, un métier, une entreprise… n’est-ce pas ce genre de sentiment que l’on éprouve lorsque cela s’arrête (volontairement, par la fin  d’une action, la retraite ou le licenciement ?

Déménagez vos habitudes !

Dans les Echos du 14 janvier 2014, Jean-Marc Vittori raconte la fable des îles Kerguelen : « Une mission scientifique d’une dizaine de personnes aurait, dit-on, été envoyée dans ces îles, à l’époque désertes, pour y faire des observations météorologiques. Mais un jour, quelqu’un s’avisa que les dépenses de la mission ne pouvaient pas être contrôlées. On envoya sur place un contrôleur financier qui demanda des états de dépenses, des justifications, des engagements, etc. : il fallut envoyer du personnel administratif. Pour gérer cette équipe, on envoya alors un directeur du personnel qui demanda des effectifs, des avancements, des congés, etc. ; il fallut envoyer à nouveau du personnel administratif. De fil en aiguille, le personnel passa en deux ans de 10 à 200 personnes ! Mais… entre-temps, la mission avait terminé sa tâche et les 10 experts étaient partis sans que, dans le va-et-vient incessant, personne ne s’en aperçoive » (1).

Si ce texte décrit le « phénomène administratif », il peut s’appliquer aussi tant à l’administration publique que privée et plus largement à toute collectivité, comme à chacun d’entre nous.

En effet, n’avons-nous pas tendance à nous encombrer de tâches et d’habitudes, qui souvent subsistent, même lorsque la cause originelle a disparu ?

Ainsi, vous aviez l’habitude de notre vos numéros de téléphone dans un répertoire jusqu’au jour où vous les avez entrés dans un smartphone. Oui, mais par sécurité, vous gardez les deux habitudes.

Certaines habitudes peuvent rassurer, mais globalement elles vous polluent et vous prennent beaucoup de temps. La dernière fois que vous avez déménagé, comment avez-vous vécu le tri que vous avez dû faire ?

Faites-en la liste et appréciez le temps que vous pourriez ainsi gagner.

Finalement, les déménagements de bureaux où on vous limite le volume de cartons ont du bon.

C’est aussi un phénomène culturel. En France, nous déménageons, en changeant de logement,  quasiment tout. Aux USA, les américains vendent la majorité de leurs biens en les étalant sur leurs pelouses (cela s’appelle un « garage ») et déménagent avec seulement leurs vêtements et quelques biens personnels. Ils rachèteront tout sur place.

Alors, quand déménagez-vous vos habitudes ? Ce sera comme un ménage de printemps : vous vous sentirez  plus léger.

 NB : L’auteur de la fable des îles Kerguelen a aussi tracé deux dessins très explicites. Sur le premier, un homme tire une lourde charrette. Sur le second, trois hommes tirent la même charrette dans un sens et quatre dans l’autre. Le résultat physique est le même, le résultat psychologique est une montagne de frustrations.

(1) Le phénomène Administration. Contribution à la formulation mathématique de la loi de Parkinson, par Michel Martin, Annales des mines.