Un constat médical : nous ne sommes pas faits pour rester asis sans bouger. La sédentarité devient un problème de santé publique et commence à faire parler d’elle.
qualité de vie
Ce que nous avons de plus beau
Mon grand-père régnait en patriarche sur sa tribu. Il avait des terres et pas d’ambition et ignorait que la longévité ne relevait pas de la fermeté des prises en main mais de la permanente remise en question de ses propres certitudes. […] Mon père ne voulait pas hériter de ses œillères. La condition de paysan ne l’intéressait guère ; il voulait être un artiste – ce qui signifie dans le glossaire ancestral un tire-au-flanc et un marginal. Je me souviens des engueulades anthologiques qui se déclaraient chaque fois que grand-père le surprenait en train de peindre des toiles […] à l’heure où les autres membres de la famille, grands et petits, se tuaient à la tâche dans les vergers. Mon père rétorquait, avec son calme olympien, que la vie n’était pas seulement sarcler, élaguer, irriguer et cueillir ; qu’elle était peindre, chanter et écrire aussi ; et instruire ; et que la plus belle des vocations était guérir. […] Lire la suite
Le conte de Blanche-Neige revisité
Il était une fois une jeune fille au teint de lys, aux cheveux noirs comme l’ébène et aux lèvres rouge sang, qui s’appelait Blanche Neige. Un jour qu’elle cherchait du travail, elle trouva au détour d’une forêt une petite entreprise, qui ne payait pas de mine, mais qui ne nécessitait pas non plus de gros investissements de départ. Lire la suite
Comment voyagez-vous ?
L’été est la période propice aux voyages. Il y a toutefois différentes manières de voyager.
Vous pouvez voyager loin de chez vous et rester dans votre cadre, dans un environnement qui rassemble vos compatriotes, voire vos collègues (villages clubs d’entreprises). Vous pouvez voyager pour retrouver des pratiques ou des habitudes que vous aimez ou qui vous rassurent (faire de la bronzette, du bateau…). Vous pouvez aussi voyager près de chez vous en prenant simplement le temps de regarder autour vous (parce que vous êtes moins sous pression, que la circulation est plus fluide…). Il y a encore mille et une manières de voyager. Lire la suite
Travailler tout nu ?
Une agence de communication californienne a sorti le 1er avril un article expliquant comment cette agence a fait travailler tout nu ses salariés.
Classiquement, toute information de ce type du 1er avril est démentie le 2 avril. Mais cette fois-ci, la circulation effrénée de l’info sur le web, avec ses raccourcis, a pris de court la journaliste qui a été assaillie de deux types de mails
- Ceux qui s’indignaient de l’absence de serviette sur les chaises
- Et ceux qui rêvaient de vivre cette expérience (ou disaient l’avoir fait)
Comme le fait remarquer le journaliste de Slate qui reporte cette information (voir l’article intégral sur http://www.slate.fr/story/100595/faut-il-travailler-nu-open-space) on observe que cela va dans la droite ligne de l’évolution de la vie au bureau avec d’un côté, la suppression des cloisons et le travail en communauté, et d’autre part la tendance à vouloir faire de la vie au bureau un espace convivial, que ce soit par un relâchement des tenues («casual friday ») ou l’introduction des régimes bio ou de la méditation comme chez Google.
Rien ne prouve d’ailleurs que la tendance des open space et du relâchement sur le lieu de travail profite à la qualité du travail et à la productivité, mais cela en dit long sur l’évolution de notre rapport au travail et plus particulièrement la vie dans des bureaux.
Deux remarques :
- la journaliste n’a jamais pu faire passer le communiqué précisant qu’il s’agissait d’un poisson d’avril
- L’entreprise a fermé ses portes 15 jours, par manque de travail. La com. a été bonne, mais l’effet, nul
En 2015, faisons preuve d’esprit d’équipe !
Extrait de notre livre « Partageons comme ».
Pour le lire, copiez et mettez dans votre barre adresse http://goo.gl/BHIQIE
Le CNRS (2001) a constaté que les oiseaux migrateurs dépensaient moins d’énergie en maintenant une formation de vol en V et en se plaçant à tour de rôle en tête, permettant aux suivants de profiter des courants ascendants générés par l’oiseau les précédant.
Des études « en vol » d’oiseaux migrateurs (suivis par ULM), réalisées par des chercheurs anglais et allemands, révèlent que les jeunes volatiles étudiés (et non accompagnés d’anciens) se sont spontanément disposés en formation en V et surtout se positionnent à l’endroit optimal (selon les théories aérodynamiques). Bien plus, selon qu’ils volent en décalé (en V) ou l’un derrière l’autre, ils adaptent leurs battements d’ailes pour trouver les tourbillons les plus favorables. Lire la suite
Notre conte de bonne année : Marakata (Australie) et ça va bien se passer !
En arrivant chez Hercule pour sa visite traditionnelle d’échange de vœux*, le Père Noël le trouve assis, avec un visage las. Hercule lui explique qu’il était difficile d’être joyeux dans un univers violent. « Que ce soit sur la route, dans mon quartier ou même dans mon entreprise, j’ai l’impression que les gens ont des trop plein d’agressivité à décharger en permanence. Vous n’auriez pas une solution, Père Noël, pour arrêter cela ? »
Le Père Noël sourit et dit : « Marakata ! ». Lire la suite
Sommes-nous encore capable de lire un livre ?
La mauvaise nouvelle est que la majorité des lecteurs de cet article n’iront pas jusqu’au bout. Dès que l’on se met à parler de livres ou de quelque texte que ce soit d’une certaine longueur, il se trouve toujours une personne pour expliquer qu’Internet a réduit ses capacités de concentration. D’abord agacé, vous vous rendez ensuite compte que vous semblez souffrir des mêmes symptômes. Lire la suite
Les 5 enseignements de Niki
Je connaissais (ou pensais connaître) Niki de Saint Phalle pour ses nanas, ses monstrueuses femmes colorés et sa très belle fontaine près du centre Pompidou.
L’exposition en cours au Grand Palais me l’a fait découvrir sous un tout autre visage. Je ne parlerais pas tant au niveau artistique (je ne suis pas légitime pour cela), mais en tant que personne.
Cinq enseignements :
- Capacité de résilience : sa vie n’a pas été un champ de roses et elle a su à chaque fois rebondir
- Sortir du cadre : issue d’un milieu de grande bourgeoisie française (à la mode 1930), elle a su lever le carcan moral qui pesait sur elle, dans un monde social artistique très machiste à l’époque
- « Faire ce qu’elle veut, pas ce qu’elle doit » : elle qui n’a jamais suivi un cours d’art (et d’être formaté) a joué à fond cette carte
- Aller au bout des choses : la création du merveilleux jardin des Tarots en Toscane l’a mobilisé pendant 15 ans et l’a sorti du circuit « commercial », mais c’était son rêve et elle a été jusqu’au bout.
- Aller en profondeur : obsédée par lacréation, elle passera son temps, toute sa vie, à créer et recréer, explorer et inventer.
Chapeau !
Courrez vite au Grand Palais (réservez avant pour éviter la file d’attente).
Devenez épicurien…

Epicure est un philosophe grec (-342 / – 270) qui a fondé l’une des plus importantes écoles philosophiques de l’Antiquité, l’épicurisme. Si le mot Epicurien est aujourd’hui synonyme de « jouisseur », « personne qui recherche avant tout le plaisir » (source Larousse). Mais est-ce bien cela ?
Sa philosophie consistait à apprendre à distinguer les plaisirs qui sont bons de ceux qui sont nuisibles et à vivre dans la modération plutôt que de devenir esclave de ses sens.
Pour cela, le philosophe enseignait à ses disciples à bien former leur jugement. Dans ses prescriptions, vous y retrouvez tous les conseils des sages asiatiques : s’exercer au raisonnement et méditer chaque jour sur soi-même et ses actions afin de s’améliorer. C’est aussi une discipline de vie : prendre le temps de savourer chaque menu plaisir de l’existence. Si vous parlez avec des amis, écoutez-les et ne faites pas autre chose ; si vous marchez dans la rue, regardez autour de vous, … Cette vie à l’instant présent, enseignait-il, vous rend heureux et… rend les autres aussi heureux.
C’était cela, pour lui, la philosophie : un acte de résistance, c’est-à-dire résister aux courants de pensée dominants, former son propre jugement et discerner ce qui est bon pour l’homme et ce qui ne l’est pas.
Déjà, à son époque, il s’insurgeait contre ses contemporains qui ne prenaient plus le temps de vivre et s’épuisait dans une spirale de travail et de biens de consommation.
Facile à dire, pourriez-vous dire ? Il y a les frais, les impôts, …, ce à quoi Epicure répondait déjà : travailles moins, acceptes de gagner moins et prends plus le temps d’apprécier la vie au quotidien, plutôt que de courir pour gagner de l’argent et espérer un jour en profiter
Adapté d’un article de Frédéric Lenoir dans Vanity Fair.














