
Les contes sont faits pour endormir les enfants et… réveiller les grandes personnes. Dans ce cadre, j’aime utiliser des contes et/ou des livres d’enfants dans mes réunions, coachings, formations…La puissance des métaphores permet de faire prendre conscience de messages parfois difficiles.
Dans ce contexte, le livre « J’aurais voulu… » est un « outil » utile. Un écureuil n’aime pas sa condition et rêve successivement d’être un castor, un cerf, .., pour finalement conclure sur sa vie n’est pas si désagréable. L’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ?
C’est apprendre à regarder chez les autres les avantages et les inconvénients de leur situation. Derrière le « brillant », l’apparat, qu’y a-t-il ? Voulez-vous un salaire de PDG de multinational ? Accepteriez-vous en contrepartie de voyager à travers le monde 70% de votre temps ?
Cela nous aide à sortir du syndrome de Calimero, ce poussin noir avec une coquille d’œuf sur la tête qui ne cesse de répéter : « c’est trop injuste ! ». Ce besoin de plainte permanente peut être un moyen d’expression. Lorsque cela devient récurrent, la personne concernée se considère comme une victime et s’ancre dans l’opposition.
Faire sortir quelqu’un de ce syndrome passe par la capacité à lui faire exprimer sa plainte, à trouver ses propres réponses et à s’accepter avant de rechercher des voies de progrès.
C’est là où le livre est intéressant. L’écureuil souhaite être un castor parce que cela a pour lui plein d’avantages jusqu’à ce qu’il se rende compte que le castor a aussi des difficultés dans son quotidien. Sa condition de vie, au total, est-elle meilleure que la sienne ?
En revanche l’écureuil peut s’appuyer sur son observation des autres animaux pour améliorer son quotidien. C’est à lui de chercher quelles compétences et quelles actions mettre en œuvre à ce sujet.
Un livre utile en groupe pour rappeler que tout ne tombe pas du ciel, qu’il n’y a pas de poste idéal et que le rêve est loin de la réalité. Cependant, nous pouvons nous rapprocher de celle-ci si nous mettons tout en œuvre pour cela, dans la limite de nos moyens et compétences.
Ainsi je peux rêver d’un poste d’encadrement, parce que le « chef », me semble-t-il, a le beau rôle. Mais si je n’aime pas le conflit sur les faits , suis-je fait pour ce poste ? Un poste de coordinateur ou de chef de projet peut être alors plus adapté.
Et vous, de quoi rêvez-vous ?







