Dans la pièce de Shakespeare, « Beaucoup de bruit pour rien », une phrase m’a interpellé : « Le silence est l’interprète le plus éloquent de la joie. Je ne serais que faiblement heureux si je pouvais dire combien je le suis » (Claudio, acte II). Le héros, Claudio, venait d’apprendre qu’il pourrait convoler en justes noces avec la personne qu’il convoitait.
Lire la suiteHercule Martin Manager
Deux ans et trois mois plus tard
Voici une vidéo de l’université de Laval (Quebec) où un professeur de finances témoigne de son expérience de l’enseignement à distance.
A l’heure où tout semble reprendre un chemin du passé et où Elon Musk tance ses salariés : « revenez au bureau ou… au revoir », qu’en retenir ?
Lire la suiteL’enseignement de ce matin est terminé
Il était une fois un maître qui parlait tous les jours à ses disciples. Un matin où il se trouvait sur son estrade, s’apprêtant à parler, un petit oiseau se posa sur le rebord de la fenêtre et se mit à chanter de tout son cœur. Lorsqu’il se tut et qu’il s’envola, le maître dit : « l’enseignement de ce matin est terminé ».
Lire la suitePourquoi lire ?
Dans le livre « La décision » de Karine Tuill (Gallimard,2022), nous vivons le quotidien d’une juge antiterroriste, confrontée chaque jour à des décisions graves à prendre : faut-il relâcher ou non un suspect ? La pression est forte et les enjeux considérables (risque d’attentats).
Un de ses modes de décompression préféré ?
Lire la suiteLa double contrainte de la transmission
« La transmission n’est jamais d’évidence. Elle est un rapport social périlleux, à cause des doubles contraintes auxquelles sont soumis parents et enfants, qui doivent assumer à la continuité et la rupture, l’identité et l’altérité. »
Cette phrase extraite du livre de Christian Baudelot et Roger Establet (Seuil, 2000) souligne bien que tout comme dans la relation parents-enfants, la transmission de savoir et savoir-faire au sein de toute organisation n’est jamais gagné d’avance.
Lire la suiteEcrire pour ne rien dire
Je me suis plongé ces derniers jours dans le livre de Raphaëlle Branche, « Papa, qu’as-tu fait en Algérie ? » (Éditions de la Découverte, 2020). Cette historienne a mené une longue enquête sur ce que les appelés du contingent qui ont servi en Algérie entre 1956 et 1962 ont raconté à leurs familles, épouses, enfants, petits-enfants de cette période. Le sous-titre de ce livre le résume : « enquête sur un silence familial ».
Lire la suiteEtes-vous un fou, un amoureux ou un poète ?
I
l est bon de lire / relire des classiques. Dans « Le songe d’une nuit d’été » (Acte 5, scène 1) de William Shakespeare (1564-1616), je suis tombé en arrêt sur cette phrase : « le fou, l’amoureux et le poète sont tous faits d’imagination ». A chacun son style d’imagination ou plutôt à chaque moment sa forme d’imagination ?
Lire la suiteVous ne méritez pas d’être là où vous êtes
Dans son dernier livre, Nicola Mathieu nous décrit la vie d’un couple de cadres aisés, qui ont ou semblent avoir réussi. Et pourtant, derrière, l’image de façade, tous deux ont fait de belles études, ont de beaux enfants, une belle maison et réussissent professionnellement…, la femme (Hélène) sent en elle une grande fragilité :
« Lui appartenait d’emblée au monde qu’elle avait visé. Il en tirait une position immédiatement plus favorable. Et puis un homme, quoi. Il suffisait de voir dans les oraux quand elle était étudiante, comment il s’en sortait, à l’assurance, parce que depuis l’enfance ils avaient été vénérés et convaincus que l’état des choses étaient de leur côté. Dans leur couple aussi, ça pesait. Et si Hélène jouait les égales, elle devait bien l’avouer, elle se sentait un poil en dessous. »
Lire la suiteCe qui est beau, c’est de voir les os !

Cette phrase, de George Balanchine (1904-1983), rapportée par Gelsey Kirkland (1952- ), danseuse étoile aux USA dans les années 70/80, je l’ai trouvée dans un roman d’Olivier Nourry, publié récemment (éditions des Falaises).
Lire la suiteLorsque l’élève est prêt, le maître apparait…
Ce proverbe classique (je n’en ai pas trouvé l’origine) est à la fois explicite et interpellant.
Il interpelle à la fois sur le mot « prêt », le mot « maître » et surtout sur la coïncidence de la rencontre. Nous avons tous rencontré des situations où un besoin ressenti se transforme en une réalité au contact d’un évènement fortuit, mais très significatif pour nous.
Cela a un nom et s’appelle la synchronicité. Ce concept a été mis en évidence par le psychanalyste suisse C.G. Jung (1875-1961)
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