« L’aboyeur apparut portant les signes distinctifs qu’exigeait sa fonction : une queue-de-pie noire dont les revers étaient reliés par une chaîne en argent, des gants blancs, une médaille épinglée au gilet, une baguette à pommeau d’ivoire. Il pouvait désormais recevoir le visiteur et clamer son nom dans l’assistance. Lire la suite
Lectures d’Hercule Martin
Notre cerveau a des limites

Nous rêvons d’être efficace non-stop, de gérer plein de projets et d’être flexible (et d’avoir de tels collègues ou collaborateurs).
Pas de chance ! Notre cerveau a des limites. En fait, les tâches autres que répétitives se font dans le cortex préfrontal qui ne représente que 5% du cerveau et est énergivore.
Bien plus, les dernières études montrent que le cerveau est monotâche (pas de différence homme-femme) : le cerveau ne pense à qu’une seule chose à la fois. Et même si vous avez l’impression de faire plusieurs actions en même temps, c’est plus de l’ordre du réflexe et se traduit par une baisse de la qualité fournie. Au final, cela conduit à l’épuisement mental.
Comment faire pour éviter cela ? Quelques conseils de l’auteur.
1. Organisez vos priorités quand vous avez l’esprit frais
2. Visualisez vos tâches. Le cortex visuel est moins gourmand en énergie que le cortex préfrontal et évite de tirer sur ce dernier, d’où une augmentation de votre capacité à réfléchir.
3. Décomposez votre journée en période de temps et favorisez les tâches complexes quand vous avez l’esprit frais.
4. A ces moments-là, éliminez les distractions, y compris la musique.
5. Utilisez tout votre cerveau (dans ses deux dimensions : rationnel et émotionnel). Les problèmes qui vous paraissent difficiles à résoudre le sont souvent parce que vous êtes trop concentré sur la manière de le résoudre. L’auteur présente une étude qui démontre que 40 % du temps, les personnes résolvent leurs problèmes de façon logique alors que dans 60 % des cas, la solution est apportée par une intuition. Il en est de même en période de stress où vous verrouillez une partie de votre cerveau.
6. Enfin, accordez-vous des temps de rêverie. Une étude de l’Université de Colombie Britannique démontre que rêvasser stimule et accentue l’activité du cerveau.
Vous le saviez déjà ? Super…et vous le pratiquiez ?
Savez-vous identfier vos cordes à singes ?
Moby Dick est le livre emblématique du romancier américain Herman Melville (1819-1891). Il raconte la course à travers le monde du capitaine Achab pour trouver et tuer le cachalot Moby Dick. Au-delà de cette histoire, le livre contient nombre de chapitres autour de l’histoire des baleines et cachalots, de la pêche et des baleiniers et de tous les outils et techniques à ce sujet. Parmi ceux-ci, un texte autour de la corde à singe. Le narrateur est un des marins. Il assiste ici un des harponneurs qui travaille sur le dos d’une baleine qui a été tuée et accrochée au bateau.
Le talent et l’excellence vus par Orhan Pamuk
Dans son livre « Mon nom est rouge », Ohran Pamuk (Turc né en 1952, prix Nobel de littérature 2006) fait dialoguer au XVIe Siècle un ambassadeur ottoman, fasciné par l’art européen et notamment vénitien (expression des visages, utilisation de la perspective), et un miniaturiste ottoman, gardien de la tradition artistique perse.
L’ambassadeur : « Fais-moi le dessin de la mort.
– Je ne saurais, n’ayant vu de dessin de celle-ci, moi-même dessiner celle-ci à mon tour.
– Tu n’as tout de même pas besoin, pour peindre quelque chose, de l’avoir déjà vu en peinture ! Lire la suite
Le talent, vu par Jules Renard
Le talent est une question de quantité. Le talent, ce n’est pas d’écrire une page : c’est d’en écrire trois cents. Il n’est pas de roman qu’une intelligence ordinaire ne puisse concevoir, pas de phrase si belle qu’elle soit qu’un débutant ne puisse concevoir. Reste la plume à soulever, l’action de régler son papier, de patiemment l’emplir. Les forts n’hésitent pas. Ils s’attablent, ils sueront. Ils iront au bout. Ils épuiseront l’encre, ils useront le papier ; Cela seul les différencie, les hommes de talent, des lâches qui ne commenceront jamais. En littérature, il n’y a que des bœufs. Les génies sont les plus gros. Ceux qui peinent dix heures par jour d’une manière infatigable. Le génie est un effort constant.
Extrait daté 1887
Comment voyagez-vous ?
L’été est la période propice aux voyages. Il y a toutefois différentes manières de voyager.
Vous pouvez voyager loin de chez vous et rester dans votre cadre, dans un environnement qui rassemble vos compatriotes, voire vos collègues (villages clubs d’entreprises). Vous pouvez voyager pour retrouver des pratiques ou des habitudes que vous aimez ou qui vous rassurent (faire de la bronzette, du bateau…). Vous pouvez aussi voyager près de chez vous en prenant simplement le temps de regarder autour vous (parce que vous êtes moins sous pression, que la circulation est plus fluide…). Il y a encore mille et une manières de voyager. Lire la suite
De la négociation au don
Jean-Edouard Grésy vient de co-écrire avec Alain Caillé « La révolution du don, le management repensé » aux éditions du Seuil. Ils y expliquent comment le don s’oppose à la négociation. Donner c’est faire confiance, ce fameux ingrédient, que tout le monde réclame mais que peu finalement savent susciter. Lire la suite
Pas facile d’être différent !
Nous avions abordé il y a quelques mois la difficulté d’adaptation des surdoués dans le monde professionnel (cf. http://goo.gl/Sr4Xg1 du 18/04/2014).
Une étude récente de l’Université McEwan (Canada) confirme cela et montre que les élèves ayant un QI supérieur à la moyenne semblent plus anxieux que les autres. Selon le psychanalyste Carlos Tinoco, interrogé par le site Atlantico, les caractéristiques psychologiques qu’on associe communément au « surdoués » (hyperémotivité, faible résistance à l’ennui, relation conflictuelle à l’autorité, etc.) sont des conséquences de l’adaptation difficile d’individus aux facultés cérébrales hors-normes dans des institutions scolaires ou professionnelles qui ne sont pas faites pour eux.
Enseigner le découragement…
Sur la vidéo ci-dessus, Charisse Nixon, prof de psychologie à la Penn State Behrend (Pennsylvanie, USA), propose un exercice très simple à ses étudiants : chacun d’eux reçoit une feuille sur laquelle figurent trois mots et doit trouver une anagramme pour chaque mot. Tout l’intérêt de cette petite expérience réside dans le fait que le troisième mot est le même pour tout le monde. Pourtant, seuls les élèves qui avaient des premiers anagrammes faciles trouvent le dernier anagramme, aucun élève à qui on avait donné deux premiers mots impossibles ne trouve le troisième.
Ce que Charisse Nixon vient de mettre en évidence de manière spectaculaire est l’impuissance apprise (parfois désignée sous le terme de résignation acquise) traduction française du Learned Helplessness théorisé par le psychologue comportementaliste américain Martin Seligman, Le sujet intègre durablement que ce qui lui arrive est indépendant de son comportement, ce qui a trois conséquences :
- il a du mal à comprendre qu’il peut avoir prise sur les événements(déficit cognitif)
- sa motivation baisse fortement, il n’émet plus de réponses volontaires (déficit motivationnel)
- il s’enfonce dans une forme de dépression(déficit émotionnel)
Le psychologue canadien Marc Vachon estime que l’impuissance apprise repose sur trois caractéristiques
- le sentiment que la situation est permanente, ce que trahit l’utilisation de mots comme toujours, jamais, personne, etc. « Je n’y arriverai jamais ! »
- le sentiment d’être victime, que l’on retrouve dans des phrases telles « Ce n’est pas ma faute ! Je n’y peux rien. »
- le sentiment d’envahissement: tous les secteurs de notre vie sont affectés par le changement.
Tout professionnel aura reconnu, dans les termes décrits ci-dessus, le collaborateur en difficulté qui s’enfonce petit à petit dans la certitude qu’il n’est pas capable, qu’il n’y arrivera pas, qu’il a beau essayer, les résultats viennent montrer son incapacité à comprendre, à faire, à essayer, à oser. Son estime de soi est mauvaise, voir les autres réussir renforce ces sentiments.
Comment lutter contre l’impuissance apprise, alors ?… On perçoit, à travers l’explication du phénomène, quels peuvent être les leviers : la confiance en soi, l’estime de soi, donc la valorisation, notamment face au groupe, la nécessité de réussir régulièrement et de ne pas être confronté continuellement à l’échec, donc la différenciation, le maintien par le management d’une attitude résolument positive et notamment la maîtrise par le manager de son discours et du vocabulaire employé, le travail en petits groupes fondé sur l’étayage par les pairs…
Souce : Francetvinfo.fr
Le leader doit-il toujours avoir une vision ?
La réponse à cette question est simple et double : « oui », parce que la définition même du leader est de montrer, la voie, le chemin ; « non », parce que cette définition héritée des années 80, est plus difficile dans un environnement très turbulent comme celui que nous vivons aujourd’hui. Il y a un paradoxe : les entreprises sont de plus en plus court-termistes, braquées sur les résultats et en même favorisent des formations au leadership (où la notion de vision est développée) plutôt qu’au management.
A quoi sert un leader, alors ? Lire la suite













