authentique

2016 : une année « dé » ?

Luke Rhinehart

Certaines personnes jouent aux cartes, d’autres misent sur les chevaux ou encore sur la roulette. Luke Rhinehart (de son vrai nom Georges Cockcroft [1932- ]) est un écrivain américain dont le livre le plus connu est « l’Homme-dé » roman semi autobiographique racontant l’histoire d’un homme jouant le destin de sa vie aux dés (livre paru en 1971 et disponible aux Editions de l’Olivier, 2014). Lire la suite

L’enfer, est-ce vraiment les autres ?

Huis Clos 2

« L’enfer, c’est les autres » : cette citation extraite de la pièce de théâtre « Huis Clos » (1944) de Jean-Paul Sartre (1905-1980) est souvent utilisée dans un sens différent de celui voulu par son auteur. Ce dernier fit quelques années plus tard un correctif.  Et cela change tout… C’est nous qui sommes en cause, pas les autres ! Lire la suite

Siddharta

SiddhartaSiddhartha est un roman philosophique d’Hermann Hesse (1877-1962) paru en 1922 en langue allemande. L’écrivain exprime dans ce livre son amour et sa sensibilité pour la culture, les croyances, les religions et les philosophies orientales auquel il est familiarisé grâce à sa mère, Marie Gundert, née en Inde, mais également aux multiples voyages qu’il accomplit en ces terres dans les années 1910

 » Quand tu jettes une pierre dans l’eau, elle descend vers le fond, par le chemin le plus court. Il en est de même quand Siddharta s’est proposé d’atteindre un but, d’exécuter un projet.

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Un message d’espoir : les trois cosmonautes

Les trois cosmonautes

En hommage aux victimes de Paris en particulier et de toutes les guerres en général, je dédie ce conte d’Umberto Eco .

Il était une fois la Terre et il était une fois la planète Mars. Les hommes qui habitaient sur la Terre auraient bien aimé aller sur Mars et sur les autres planètes, mais elles paraissaient si lointaines !

Malgré tout, ils se mirent au travail avec ardeur. Tout d’abord, ils lancèrent des satellites qui tournaient autour de la Terre pendant deux jours puis redescendaient. Ensuite, ils lancèrent des fusées.   Au début, on mit des chiens dans ces fusées. Ensuite, on trouva des hommes courageux qui voulaient bien être « astronautes, cosmonautes ou taïkonautes ».

Un beau matin, trois fusées partirent de la Terre, de trois endroits différents.   Dans la première, se trouvait un Américain, dans la deuxième, il y avait un Russe et dans la troisième, un Chinois. Chacun des trois voulait arriver le premier sur Mars pour montrer qu’il était le plus fort. Comme ils ne se comprenaient pas, ils se croyaient différents. Lire la suite

Ce que nous avons de plus beau

Khadra

Mon grand-père régnait en patriarche sur sa tribu. Il avait des terres et pas d’ambition et ignorait que la longévité ne relevait pas de la fermeté des prises en main mais de la permanente remise en question de ses propres certitudes. […] Mon père ne voulait pas hériter de ses œillères. La condition de paysan ne l’intéressait guère ; il voulait être un artiste – ce qui signifie dans le glossaire ancestral un tire-au-flanc et un marginal. Je me souviens des engueulades anthologiques qui se déclaraient chaque fois que grand-père le surprenait en train de peindre des toiles […] à l’heure où les autres membres de la famille, grands et petits, se tuaient à la tâche dans les vergers.  Mon père rétorquait, avec son calme olympien, que la vie n’était pas seulement sarcler, élaguer, irriguer et cueillir ; qu’elle était peindre, chanter et écrire aussi ; et instruire ; et que la plus belle des vocations était guérir. […]  Lire la suite

Etes-vous un artiste « ready-made » ?

Fiac 1 (1)

Promenade à la Fiac cette semaine. Mon regard a été arrêté par ces affiches. De quoi s’agit-il ? De 1987 à 1993, Philippe Thomas (1951-1995) a proposé aux collectionneurs de s’investir totalement dans un projet artistique qui leur serait livré clé en mains, une œuvre dont ils devenaient les auteurs à part entière et qui les faisaient rejoindre les grands catalogues et les programmations des musées. Les affiches ci-dessus font partie de la campagne de la filiale américaine.

Le texte était alléchant : « Amateur ou professionnel passionné des choses de l’art, collectionneur soucieux de vous investir totalement dans un projet artistique ambitieux, nous avons mis au point, pour vous, un programme[… ] Avec nous, vous trouverez toutes les facilités pour laisser définitivement votre nom associé à une œuvre qui n’aura attendu que vous, et votre signature, pour devenir réalité. Œuvre, dont vous deviendrez l’auteur à part entière, vous fera rejoindre les plus grands aux catalogues et programmations des meilleurs musées, galeries ou collections privées.    Lire la suite

Les trois chaises

250px-1854_Walden_byThoreauWalden ou la Vie dans les bois (titre original Walden; or, Life in the Woods) est un récit publié en 1854 par l’écrivain américain Henry David Thoreau (1817-1862). Le livre raconte la vie que Thoreau a passée dans une cabane pendant deux ans, deux mois et deux jours, dans la forêt jouxtant l’étang de Walden

Plus d’un siècle plus tard, Walden reste une œuvre phare de la littérature américaine (il est étudié dans les lycéesaux USA). La pensée moderne voit également en Walden le roman de la conscience environnementale. Ici un exemple avec les trois chaises. Lire la suite

Hausse des salaires : êtes-vous égalitaire ou équitable ?

Longue queueLa grande majorité des organisations évaluent leurs employés sur une échelle de 1 à 4 ou 5. Bien plus, pour permettre une certaine « rationalité » et équité du système, le pourcentage de notes hautes (et basses) est contingenté. Tout se ramène à l’utilisation d’une courbe en cloche, appelée loi normale ou courbe de Gauss.

Satisfaisant sur le plan rationnel, cette approche a des limites

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Le talent et l’excellence vus par Orhan Pamuk

Mon nom est rougeDans son livre « Mon nom est rouge », Ohran Pamuk (Turc né en 1952, prix Nobel de littérature 2006) fait dialoguer au XVIe Siècle un ambassadeur ottoman, fasciné par l’art européen et notamment vénitien (expression des visages, utilisation de la perspective), et un miniaturiste ottoman, gardien de la tradition artistique perse.

L’ambassadeur : « Fais-moi le dessin de la mort.

– Je ne saurais, n’ayant vu de dessin de celle-ci, moi-même dessiner celle-ci à mon tour.

– Tu n’as tout de même pas besoin, pour peindre quelque chose, de l’avoir déjà vu en peinture ! Lire la suite