Suffit-il d’échanger et de débattre pour penser juste ? Ne risquons-nous pas d’oublier cet autre moment, au cours duquel un individu se retire seul pour exercer son libre examen ? Les expériences neuroscientifiques montrent qu’on pense mieux à deux révèlent aussi que les individus en groupe tendent à subir l’influence négative d’une série de biais (surévaluation des compétences des autres, crainte d’assumer la responsabilité de penser autrement et de mettre à mal la cohésion du groupe, poids des hiérarchies) qui les rendent moins performants.
Il y a deux siècles, Jonathan Swift, dans La Bataille des livres, mettait en scène le conflit entre ces deux modes de pensées sous les traits d’une dispute entre une abeille et une araignée. Lire la suite

















