Les clés de l’employabilité

Transmettre Challenge N°3 : traitez votre auditoire comme un poisson rouge !

Dans son livre « la physique des catastrophes » (Gallimard, 2007), Marisha Pessl imagine que son héroïne faisant un discours à l’occasion de son baccalauréat. Elle dit à ses condisciples :

« On n’accorde que peu d’importance au poisson rouge (le carassius auratus). Pourtant, celui-ci a une formidable leçon à nous enseigner. Lire la suite

Transmettre Challenge n° 2 Donner du sens !

Nous sommes tous saturés d’informations. L’infobésité fait que notre cerveau a du mal à enregistrer de nouvelles infos ou, plus exactement à les trier et à les classer.

Voici une caricature extraite également du livre de Nathan Hill, Les fantômes du vieux pays, Folio (2017).

Le héros, Samuel, rencontre son éditeur, Guy Periwinkle. Celui-ci explique son métier aujourd’hui : Lire la suite

Transmettre : quel est votre fil ?

J’ai visité récemment l’exposition consacrée à Dora Maar (1907-1997) au Centre Pompidou (Paris).  Souvent connu pour avoir été la muse de Pablo Picasso pendant quelques années, on méconnaît souvent (et moi le premier) qu’elle a eu avant et après une carrière d’artiste. Photographe de mode plutôt classique, puis photographe engagée (elle photographie la vie des petites gens à Londres ou en Espagne), elle deviendra plus tard peintre et fera toutes sortes d’expériences avec la photographie. Je vous renvoie à cet article pour en savoir plus.  Lire la suite

WhatsApp au service de la transmission du savoir ?

 

La messagerie instantanée WhatsApp s’est largement répandue. De plus en plus d’enseignants l’utilisent pour transmettre du savoir. C’(est notamment le cas en Afrique ou en Asie, dans des régions où les élèves sont souvent nombreux et/ou dispersés.  Pourquoi ne pas l’utiliser de même dans la transmission de savoir entre adultes ? Lire la suite

Transmission du savoir = accumulation ou tri de données ?

Que vous transmettiez votre savoir ou que vous vous enrichissiez du savoir des autres, vous allez très vite vous retrouver encombré de livres, documents, impression, …

Cela peut vous sécuriser, vous donner l’idée qu’à tout moment vous pourrez vous replonger dedans et retrouver la citation ou l’exemple dont vous avez besoin.

La réalité est que ces documents vont se couvrir de poussière et jaunir sans souvent être relus.

Alors que faire ? Lire la suite

Votre travail a-t-il du sens ?

« L’une des choses qui arrivent quand on a un super succès, c’est qu’on perd parfois le contact avec ce qui a fait notre succès « , a déclaré il y a quelques années le PDG de Microsoft à CNET News,  » je voulais revenir à la genèse même de cette entreprise. Quel est ce sens de la raison d’être et de la motivation qui nous a permis de réussir ? »

Si le succès fait tourner la tête, les échecs et difficultés peuvent aussi occasionner de tels bouleversements. Lire la suite

L’apprentissage informel : quel personnage êtes-vous ?

Pour développer leurs compétences, les professionnels ont de plus en plus recours à ces modes d’apprentissage informel numérique. C’est ce que montrent deux études conduites par le [HRM Digital Lab] de l’Institut Mines-Télécom Business School, auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 salariés en France.

Il n’est pas nouveau que les salariés se forment par eux-mêmes au quotidien, en observant leurs collègues ou manager, en lisant des journaux professionnels, en dialoguant avec leurs pairs…

Aujourd’hui les situations traditionnelles et formelles d’apprentissage ne représentent que 10 % du temps d’apprentissage, contre 90 % pour les temps d’apprentissage informels, plus instantanés et désorganisés. Lire la suite

Entrez dans la forêt de votre cerveau

Notre cerveau est comme une forêt avec ses arbres, ses taillis et ses sentiers. Cette image extraite d’une présentation d’un professeur de l’UQAM à Montréal permet de comprendre en images comment nous apprenons et ce que nous pouvons en tirer comme conséquence.

1ère leçon : notre esprit n’est pas une forêt vierge, il y a des sentiers parfois plus ou moins bien tracés. Plus vous y passez, plus ces sentiers sont clairs. Cela signifie qu’apprendre, c’est parfois sortir de ces sentiers et écraser des branches et feuilles. Ce n’est pas toujours confortable, il faut être motivé (ou contraint) pour apprendre. Lire la suite

Attention à l’attention !

Une information : la durée de l’attention humaine diminue régulièrement, passant de douze secondes en 2000 à seulement huit secondes aujourd’hui. Notre capacité d’attention est plus courte que celle d’un poisson rouge !

Est-ce vraiment démontré ? Malheureusement, faire quelque chose de plus court ne signifie pas que les gens vont être plus attentifs ou apprendre quoi que ce soit.

Voici quelques leçons à ce sujet de Julie Dirksen, autrice (dixit l’Académie Française) de « Design for how people learn ». Lire la suite

Influencer par la soumission librement consentie

Nous avons abordé la semaine dernière l’influence avec ou sans manipulation. parlons maintenant de la soumission librement consentie :  à  force de donner envie et de créer une désirabilité sociale les participants finissent par adopter une pratique, souhaitent aller plus loin et finissent par engager un processus d’apprentissage plus formalisé.

Le ressort le plus puissant de la méthode de la« soumission librement consentie »   est que l’individu conserve sa liberté de choisir (je vous recommande le livre de Robert Vincent Joule « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » où ils développent les méthodes du pied dans la porte, d’escalade d’engagement, de toucher, de la porte au nez, de l’amorçage ou du pied dans la bouche !

Par exemple, au cours d’une expérience, un chercheur vous demande de faire un petit travail qui consiste à recopier pendant 20 minutes un extrait de l’annuaire téléphonique. Incroyable mais vrai, de multiples expériences ont montré que femmes, hommes ou enfants en arrivent à faire librement, comme dans notre exemple, un travail fastidieux dont ils auraient préféré se dispenser.  Ce n’est donc pas parce que les gens sont « libres » qu’ils se comportent librement. C’est encore plus vrai lorsque la personne qui vous invite à faire librement ce qu’elle attend de vous est votre patron, votre chef ou votre maître !

Doit-on en conclure que cette liberté-là ne sert à rien ? Évidemment, non. Elle sert deux fonctions indispensables au formatage idéologique et à la réalisation des comportements socialement nécessaires.

Ne vous en déplaise, non seulement vous accomplirez cette tâche, mais après l’avoir réalisée, vous la trouverez plaisante et intéressante, comme le pensent les gens placés dans la même situation que vous (condition expérimentale de liberté).

Cet exemple illustre la première fonction du sentiment de liberté. Ce sentiment de liberté nous conduit, en revanche, à rationaliser ces actes qui, bien qu’ayant été réalisés dans un contexte de liberté, n’en sont pas moins des actes de soumission. Cela conduit à trouver bels et bons des comportements aussi divers qu’apprendre à surfer sur Internet, dire bonjour à la dame, arriver avant les autres chez un client potentiel, etc., et à considérer comme critiquables d’autres comportements tels que couper les moustaches du chat, dire ses quatre vérités à son directeur, tricher lors d’un examen, etc.

Dans les recherches comme celles que nous venons d’évoquer, le chercheur en appelle explicitement à la liberté des sujets pour obtenir les effets qu’il attend : soit la modification des idées par le processus de rationalisation (par exemple, trouver intéressant de recopier un annuaire), soit la modification des comportements par le processus d’engagement (par exemple, s’arrêter de fumer). D’ailleurs, nombre de pédagogues ou de managers bien formés, ou naturellement « libéraux », ne manquent pas d’en appeler eux aussi à la liberté de ceux qui sont leurs obligés pour obtenir les mêmes effets.

Selon les auteurs, si ces techniques peuvent être utilisés à mauvais escient, elles peuvent aussi aider à servir des causes nobles et importantes : .aider des chômeurs à trouver un emploi, des citoyens à faire de réelles économies d’énergie, des salariés à mieux se protéger contre les accidents, …. Ceci en toute liberté.