livre dont vous êtes le héros

Siddharta

SiddhartaSiddhartha est un roman philosophique d’Hermann Hesse (1877-1962) paru en 1922 en langue allemande. L’écrivain exprime dans ce livre son amour et sa sensibilité pour la culture, les croyances, les religions et les philosophies orientales auquel il est familiarisé grâce à sa mère, Marie Gundert, née en Inde, mais également aux multiples voyages qu’il accomplit en ces terres dans les années 1910

 » Quand tu jettes une pierre dans l’eau, elle descend vers le fond, par le chemin le plus court. Il en est de même quand Siddharta s’est proposé d’atteindre un but, d’exécuter un projet.

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Ce que nous avons de plus beau

Khadra

Mon grand-père régnait en patriarche sur sa tribu. Il avait des terres et pas d’ambition et ignorait que la longévité ne relevait pas de la fermeté des prises en main mais de la permanente remise en question de ses propres certitudes. […] Mon père ne voulait pas hériter de ses œillères. La condition de paysan ne l’intéressait guère ; il voulait être un artiste – ce qui signifie dans le glossaire ancestral un tire-au-flanc et un marginal. Je me souviens des engueulades anthologiques qui se déclaraient chaque fois que grand-père le surprenait en train de peindre des toiles […] à l’heure où les autres membres de la famille, grands et petits, se tuaient à la tâche dans les vergers.  Mon père rétorquait, avec son calme olympien, que la vie n’était pas seulement sarcler, élaguer, irriguer et cueillir ; qu’elle était peindre, chanter et écrire aussi ; et instruire ; et que la plus belle des vocations était guérir. […]  Lire la suite

Les trois chaises

250px-1854_Walden_byThoreauWalden ou la Vie dans les bois (titre original Walden; or, Life in the Woods) est un récit publié en 1854 par l’écrivain américain Henry David Thoreau (1817-1862). Le livre raconte la vie que Thoreau a passée dans une cabane pendant deux ans, deux mois et deux jours, dans la forêt jouxtant l’étang de Walden

Plus d’un siècle plus tard, Walden reste une œuvre phare de la littérature américaine (il est étudié dans les lycéesaux USA). La pensée moderne voit également en Walden le roman de la conscience environnementale. Ici un exemple avec les trois chaises. Lire la suite

Le talent, vu par Jules Renard

Blog semaine 34 Jules Renard Leçons d'ecriture 150728

Le talent est une question de quantité. Le talent, ce n’est pas d’écrire une page : c’est d’en écrire trois cents.  Il n’est pas de roman qu’une intelligence ordinaire ne puisse concevoir, pas de phrase si belle qu’elle soit qu’un débutant ne puisse concevoir. Reste la plume à soulever, l’action de régler son papier, de patiemment l’emplir. Les forts n’hésitent pas. Ils s’attablent, ils sueront. Ils iront au bout. Ils épuiseront l’encre, ils useront le papier ; Cela seul les différencie, les hommes de talent, des lâches qui ne commenceront jamais. En littérature, il n’y a que des bœufs. Les génies sont les plus gros. Ceux qui peinent dix heures par jour d’une manière infatigable. Le génie est un effort constant.

Extrait daté 1887

Jules Renard (1864-1910)

Le wagon

trainC’est l’histoire de Rémy, un conducteur de train, qui comme tous les matins prend place dans sa locomotive. Seulement voilà que ce matin, sa locomotive refuse d’avancer !

Il décide alors de voir le contenue des 3 wagons attelés à sa locomotive afin de comprendre ce qui l’empêche d’avancer. Il arrive ainsi devant la porte du premier wagon qu’il ouvre sans effort, à l’intérieur se mêlent tous ses bons souvenirs. Il pèse alors se wagon et s’aperçoit qu’il ne pèse quasiment rien, ce ne peut donc être ce wagon qui l’empêche d’avancer ! Lire la suite

Pas facile d’être différent !

Surdoue

Nous avions abordé il y a quelques mois la difficulté d’adaptation des surdoués dans le monde professionnel (cf. http://goo.gl/Sr4Xg1 du 18/04/2014).

Une étude récente de l’Université McEwan (Canada) confirme cela et montre que les élèves ayant un QI supérieur à la moyenne semblent plus anxieux que les autres. Selon le psychanalyste Carlos Tinoco, interrogé par le site Atlantico, les caractéristiques psychologiques qu’on associe communément au « surdoués » (hyperémotivité, faible résistance à l’ennui, relation conflictuelle à l’autorité, etc.) sont des conséquences de l’adaptation difficile d’individus aux facultés cérébrales hors-normes dans des institutions scolaires ou professionnelles qui ne sont pas faites pour eux.

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Enseigner le découragement…

Sur la vidéo ci-dessus, Charisse Nixon, prof de psychologie à la Penn State Behrend (Pennsylvanie, USA), propose un exercice très simple à ses étudiants : chacun d’eux reçoit une feuille sur laquelle figurent trois mots et doit trouver une anagramme pour chaque mot. Tout l’intérêt de cette petite expérience réside dans le fait que le troisième mot est le même pour tout le monde. Pourtant, seuls les élèves qui avaient des premiers anagrammes faciles trouvent le dernier anagramme, aucun élève à qui on avait donné deux premiers mots impossibles ne trouve le troisième.

Ce que Charisse Nixon vient de mettre en évidence de manière spectaculaire est l’impuissance apprise (parfois désignée sous le terme de résignation acquise) traduction française du Learned Helplessness théorisé par le psychologue comportementaliste américain Martin Seligman, Le sujet intègre durablement que ce qui lui arrive est indépendant de son comportement, ce qui a trois conséquences :

  •  il a du mal à comprendre qu’il peut avoir prise sur les événements(déficit cognitif)
  • sa motivation baisse fortement, il n’émet plus de réponses volontaires (déficit motivationnel)
  • il s’enfonce dans une forme de dépression(déficit émotionnel)

Le psychologue canadien Marc Vachon estime que l’impuissance apprise repose sur trois caractéristiques

  • le sentiment que la situation est permanente, ce que trahit l’utilisation de mots comme toujours, jamais, personne, etc. « Je n’y arriverai jamais ! »
  • le sentiment d’être victime, que l’on retrouve dans des phrases telles « Ce n’est pas ma faute ! Je n’y peux rien. »
  • le sentiment d’envahissement: tous les secteurs de notre vie sont affectés par le changement.

Tout professionnel aura reconnu, dans les termes décrits ci-dessus, le collaborateur en difficulté qui s’enfonce petit à petit dans la certitude qu’il n’est pas capable, qu’il n’y arrivera pas, qu’il a beau essayer, les résultats viennent montrer son incapacité à comprendre, à faire, à essayer, à oser. Son estime de soi est mauvaise, voir les autres réussir renforce ces sentiments.

Comment lutter contre l’impuissance apprise, alors ?… On perçoit, à travers l’explication du phénomène, quels peuvent être les leviers : la confiance en soi, l’estime de soi, donc la valorisation, notamment face au groupe, la nécessité de réussir régulièrement et de ne pas être confronté continuellement à l’échec, donc la différenciation, le maintien par le management  d’une attitude résolument positive et notamment la maîtrise par le manager de son discours et du vocabulaire employé, le travail en petits groupes fondé sur l’étayage par les pairs…

Souce : Francetvinfo.fr

 

Etes-vous le meilleur ennemi de votre carrière ?

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Beaucoup de personnes sont très douées pour attribuer aux autres ou / et aux événements pourquoi elles ne réussissent pas. Même si Freud a mis en exergue ces mécanismes de défense comme le déni (« je ne suis pas non organisé »)  ou la rationalisation (« j’ai raté le rendez-vous parce que mon collègue ne me l’a pas rappelé »),  ils continuent à faire des ravages et notamment au niveau de votre carrière. Eric Berne l’a aussi illustré en Analyse Transactionnelle avec le jeu psychologique : « battez-vous ! ».

Quelques exemples

  1. Vous avez du mal à établir des relations professionnelles saines

Personne ne vous a demandé d’être à l’aise avec tout le monde. De là à reporter la faute sur les autres, il n’y a qu’un pas.

Ceux qui ont dépassé ce stade ont des relations saines avec les autres. Ils acceptent les autres comme ils sont. Cela ne les empêche pas de ne pas être d’accord parfois avec eux, ni de se mettre en colère si la situation l’exige. Il les regarde simplement comme des interlocuteurs avec qui il faut construire pour aller de l’avant.

  1. Vous êtes en colère contre tout le monde

Si vous êtes en guerre avec tout le monde sur votre lieu de travail, il est fort possible que vous ayez déjà été dans une telle situation auparavant. Comme précédemment, il peut y avoir des gens ou des situations  qui vous énervent plus que d’autres, mais de là à généraliser ces cas…

Gardez à l’esprit votre but final et faites de votre colère un levier dynamique pour avancer (et non vous replier)

  1. Vous n’écoutez pas les signaux forts

Un signal fort (un recadrage, une convocation disciplinaire, voire une lettre AR d’avertissement) peut arriver à tout le monde à tort ou à raison.

Mais en avoir plusieurs sans avoir pris conscience des causes et surtout des signaux faibles est révélateur d’un état d’esprit.  Apprenez de l’expérience.

  1. Vous vous trouvez en permanence des excuses

Les autres ou la situation peuvent être des excuses valables, mais acceptez aussi votre part de responsabilité. Tirez-en les leçons et progressez.

 

Personne n’est parfait. Simplement certains avancent en se remettant en cause. Si cela vous semble difficile, faites-vous accompagner par un mentor ou coach professionnel. N’attendez pas trop longtemps. C’est comme la fièvre : pris à temps, cela se soigne bien. Après au stade de la bronchite, c’est une autre histoire.

 Source : https://www.themuse.com/

Faites un CV à la Léonard de Vinci et vendez de l’avenir

Slate leonardoresumex
Que vous changiez d’entreprise ou postulez à un nouveau poste au sein de la vôtre, le CV est incontournable. Mais il y a CV et CV. Nombre de CV vendent les succès du passé. Mais votre recruteur veut du futur. Comment lui donner envie de vous recruter ? Voici, peut-être l’un des premiers CV puisqu’il date de 1482. Il n’a rien perdu de son actualité.
En 1482, Leonard de Vinci avait 30 ans et était artificier. Il cherche un emploi et écrit au Duc de Milan. En voici quelques extraits

«Ayant, très illustre Seigneur, vu et étudié les expériences de tous ceux qui se prétendent maîtres en l’art d’inventer des machines de guerre je m’appliquerai à révéler à Votre Excellence certains secrets qui me sont personnels, brièvement énumérés ici.
1° J’ai un moyen de construire des ponts très légers et faciles à transporter, pour la poursuite de l’ennemi en fuite. 

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