Mieux gérer le changement permanent

Transmettre challenge n°5 Changer d’automatisme

Un automatisme, c’est comme apprendre à faire de la bicyclette. Cela demande quelques heures de pratique et après, c’est intégré. Même si vous n’en faites pas souvent, vous retrouvez immédiatement vos réflexes.

Ce changement neuronal peut devenir tellement enraciné qu’il devient dur à modifier, même si la personne le souhaite.

C’est une situation que vous rencontrez souvent lorsque vous voulez transmettre une nouvelle pratique par exemple. Par réflexe, paresse intellectuelle ou manque d’attention, l’apprenant retombe dans ses habitudes. Lire la suite

Souffrez-vous de quantophrénie ?

Mesurer, établir des statistiques et détecter des corrélations, des écarts vous donnent le sentiment de mieux maîtriser votre sujet… Attention ! Ce sont parfois les premiers signes de la quantophrénie, la maladie qui vous pousse à tout mesurer et à tout quantifier.

Les symptômes ? Vous consacrez moins de temps à partager, échanger, transmettre… En revanche, vous passez toujours plus de temps devant des tableaux de bord, des infographies et des tableaux Excel. La quantophrénie est cette pathologie qui fait passer la production de chiffres avant le contact réel et l’analyse sensible des situations, jusqu’à occulter complètement cet aspect. Lire la suite

WhatsApp au service de la transmission du savoir ?

 

La messagerie instantanée WhatsApp s’est largement répandue. De plus en plus d’enseignants l’utilisent pour transmettre du savoir. C’(est notamment le cas en Afrique ou en Asie, dans des régions où les élèves sont souvent nombreux et/ou dispersés.  Pourquoi ne pas l’utiliser de même dans la transmission de savoir entre adultes ? Lire la suite

L’apprentissage informel : quel personnage êtes-vous ?

Pour développer leurs compétences, les professionnels ont de plus en plus recours à ces modes d’apprentissage informel numérique. C’est ce que montrent deux études conduites par le [HRM Digital Lab] de l’Institut Mines-Télécom Business School, auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 salariés en France.

Il n’est pas nouveau que les salariés se forment par eux-mêmes au quotidien, en observant leurs collègues ou manager, en lisant des journaux professionnels, en dialoguant avec leurs pairs…

Aujourd’hui les situations traditionnelles et formelles d’apprentissage ne représentent que 10 % du temps d’apprentissage, contre 90 % pour les temps d’apprentissage informels, plus instantanés et désorganisés. Lire la suite

Influencer par la soumission librement consentie

Nous avons abordé la semaine dernière l’influence avec ou sans manipulation. parlons maintenant de la soumission librement consentie :  à  force de donner envie et de créer une désirabilité sociale les participants finissent par adopter une pratique, souhaitent aller plus loin et finissent par engager un processus d’apprentissage plus formalisé.

Le ressort le plus puissant de la méthode de la« soumission librement consentie »   est que l’individu conserve sa liberté de choisir (je vous recommande le livre de Robert Vincent Joule « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » où ils développent les méthodes du pied dans la porte, d’escalade d’engagement, de toucher, de la porte au nez, de l’amorçage ou du pied dans la bouche !

Par exemple, au cours d’une expérience, un chercheur vous demande de faire un petit travail qui consiste à recopier pendant 20 minutes un extrait de l’annuaire téléphonique. Incroyable mais vrai, de multiples expériences ont montré que femmes, hommes ou enfants en arrivent à faire librement, comme dans notre exemple, un travail fastidieux dont ils auraient préféré se dispenser.  Ce n’est donc pas parce que les gens sont « libres » qu’ils se comportent librement. C’est encore plus vrai lorsque la personne qui vous invite à faire librement ce qu’elle attend de vous est votre patron, votre chef ou votre maître !

Doit-on en conclure que cette liberté-là ne sert à rien ? Évidemment, non. Elle sert deux fonctions indispensables au formatage idéologique et à la réalisation des comportements socialement nécessaires.

Ne vous en déplaise, non seulement vous accomplirez cette tâche, mais après l’avoir réalisée, vous la trouverez plaisante et intéressante, comme le pensent les gens placés dans la même situation que vous (condition expérimentale de liberté).

Cet exemple illustre la première fonction du sentiment de liberté. Ce sentiment de liberté nous conduit, en revanche, à rationaliser ces actes qui, bien qu’ayant été réalisés dans un contexte de liberté, n’en sont pas moins des actes de soumission. Cela conduit à trouver bels et bons des comportements aussi divers qu’apprendre à surfer sur Internet, dire bonjour à la dame, arriver avant les autres chez un client potentiel, etc., et à considérer comme critiquables d’autres comportements tels que couper les moustaches du chat, dire ses quatre vérités à son directeur, tricher lors d’un examen, etc.

Dans les recherches comme celles que nous venons d’évoquer, le chercheur en appelle explicitement à la liberté des sujets pour obtenir les effets qu’il attend : soit la modification des idées par le processus de rationalisation (par exemple, trouver intéressant de recopier un annuaire), soit la modification des comportements par le processus d’engagement (par exemple, s’arrêter de fumer). D’ailleurs, nombre de pédagogues ou de managers bien formés, ou naturellement « libéraux », ne manquent pas d’en appeler eux aussi à la liberté de ceux qui sont leurs obligés pour obtenir les mêmes effets.

Selon les auteurs, si ces techniques peuvent être utilisés à mauvais escient, elles peuvent aussi aider à servir des causes nobles et importantes : .aider des chômeurs à trouver un emploi, des citoyens à faire de réelles économies d’énergie, des salariés à mieux se protéger contre les accidents, …. Ceci en toute liberté.

Promouvoir une formation sans manipuler

Nous sommes un pays cartésien où la raison prime. Dans ce contexte, nombre d’entreprise tendent à systématiser des parcours de formation avec des approches industrielles : e-learning, formations standards à la minute près… Les pratiques d’intelligence artificielle avec leurs scénarios et leur cadrage renforcent ce sentiment. Gare aux déviants !

Bien sûr, tout cela est habillé avec des présentations (vidéo, brochures…) attrayantes. Elles ont souvent pour résultat de renforcer la conviction de ceux déjà convaincus et énerver ceux qui en doutent ou ne sentent pas pris en compte.

Comme donner envie d’apprendre sans manipuler ? Lire la suite

Équilibre vie privée / vie pro : faites une évaluation à la maison

Nous arrivons bientôt en juin, époque de l’entretien d’évaluation professionnelle de mi- année. Que ce soit au travers d’un format imposé ou informel, cette évaluation a l’avantage de permettre un peu de recul sur les résultats du premier semestre et de prendre des décisions pour le second semestre.

Efficace (si bien appliqué) dans le monde professionnel, posez-vous la question de son utilité dans la sphère privée avec conjoint et enfants. Lire la suite

Quatre leçons de management à l’indienne

Vineet Nayar, alors patron d’HCL (SSII indienne) a renversé les dogmes du management en 2010 avec son livre Les employés d’abord, les clients ensuite (Employees First, Customers Second).

Aujourd’hui, retiré du business, il consacre son temps et son argent à transformer radicalement l’enseignement primaire en Inde.

Vineet Nayar a une définition spécifique du leader. Partant du principe que « les gens n’ont ni besoin ni envie d’être gérés, mais d’être inspirés, un leader est la personne qui vient avec une idée qui galvanise les autres ». Pour y parvenir, il faut avant toute chose « offrir le meilleur de soi-même avant de pouvoir pousser les autres à en faire autant ».

C’est en étant capable de prendre des risques, de défier sa propre logique et de surmonter ses échecs, que chacun peut offrir le meilleur de soi-même. Reste à créer une culture de l’innovation permettant à tous les membres d’un projet de donner également le meilleur d’eux-mêmes.

À ce stade, Vineet Nayar identifie quatre mantras. Lire la suite

L’IA est-elle intelligente ?

La nature même du terme « intelligence artificielle » soulève des questions philosophiques :  si le comportement intelligent implique ou exige l’existence d’un esprit, dans quelle mesure la conscience peut-elle être reproductible en tant que calcul ?

Alan Turing (1912-1954) est un mathématicien et logicien anglais. La contribution la plus importante de Turing à l’IA est son jeu d’imitation, dit Test de Turing : dans le test, un interrogateur humain interagit avec deux joueurs, A et B, en échangeant des messages écrits (dans un chat). Si l’interrogateur ne peut pas déterminer quel joueur, A ou B, est un ordinateur et qui est un humain, l’ordinateur est dit avoir réussi le test. L’argument est que si un ordinateur est indiscernable d’un humain dans une conversation générale de langage naturel, alors il doit avoir atteint l’intelligence de niveau humain. Lire la suite