curiosité

Pouvez-vous changer de forme de management sans vous tirer une balle dans le pied ?

François Pichault est professeur à HEC-Liège et est spécialisé dans les processus de changement et les structures des organisations. Il est interviewé dans le cadre d’un Mooc « Gérer son esprit autrement » réalisé par l’Université de Liège. Il nous parle ici de son expérience à propos des formes innovantes de management et d’organisation 

Beaucoup d’entreprises ont aujourd’hui pour développer des nouveaux modèles de management plus flexibles, moins hiérarchisés, plus souples, plus transversaux, évitant les « silos », essayant de créer davantage de transversalité́ dans leur organisation, appelant davantage à l’initiative des collaborateurs, reposant sur la confiance, …  Les entreprises cherchent depuis longtemps des formules alternatives. Lire la suite

Un robot remplacera-t-il la grand-mère qui tricote ?

Blog semaine 3 le robot qui tricoteDirecteur de recherche au CNRS, Jean-Paul Laumond travaille depuis des années sur la définition des mouvements des robots humanoïdes.

Alors que l’on parle de la fin des emplois, et donc de remplacer le salaire par le revenu partagé, que nous entendons plein de choses sur tout ce que pourrait faire les robots à notre place (et mieux que nous), son propos recadre un peu les choses. Lire la suite

Etes-vous myope ?

Blog semaine 48 court termisteLe magazine anglais « The Economist » a publié récemment un article* dénonçant la myopie des grandes organisations. Cette idée est en liaison avec une réflexion sur le mauvais état de l’économie depuis une dizaine d’années. Qui a causé la catastrophe de 2008 ? Ne sommes-nous pas à la veille d’une telle situation et quelles en sont les causes ? Lire la suite

Etes-vous Christophe Colomb ou Amerigo Vespucci ?

Sapiens

Être curieux ne s’improvise pas. Cela peut être inné, mais le plus souvent cela s’apprend. Dans son livre « Sapiens », qui traite de l’évolution de l’espèce humaine, l’auteur évoque le passage de la carte pleine à la carte vide.

Durant tout le Moyen Âge, le monde était représenté sur les cartes géographiques sans espaces vides.   A partir du 15ème Siècle et surtout du 16ème siècle, une révolution culturelle vas se produire qui nous affecte encore aujourd’hui. Lire la suite

La curiosité est-elle un vilain défaut ?

Dans son livre « Du côté de Castle Rock », Alice Munro (Canadienne, prix Nobel de littérature 2013) raconte les pérégrinations de sa famille venue au XIXème siècle de l’Ecosse au canada et son enfance à la campagne. Aujourd’hui, mariée à un géographe, elle s’intéresse à l’histoire de son environnement, ce qui les conduit (elle et son époux) à interroger des habitants d’un endroit donné pour comprendre telle ou telle situation.

Elles n’ont pas l’air de trouver bizarre que des gens souhaitent s’instruire au sujet de choses qui ne leur seront d’aucun bénéfice particulier et n’ont pour eux aucune importance pratique. Elles ne laissent pas entendre qu’on leur fait perdre du temps parce qu’elles ont d’autres préoccupations. C’est-à-dire des préoccupations réelles. Un travail réel.
Pendant mon adolescence, l’appétit pour des connaissances dénuées de caractère pratique quelles qu’elles soient n’était pas encouragé […] Il était nécessaire d’apprendre à lire mais pas le moins du monde désirable de finir le nez dans un bouquin. S’il fallait bien apprendre l’histoire et les langues étrangères pour sortir diplômé de l’école, il était tout naturel d’oublier ce genre de choses le plus vite possible. Autrement on se faisait remarquer (en italiques dans le texte). Et ce n’était pas une bonne idée.

Ce texte m’interpelle sur trois niveaux :

Le premier est à titre personnel : sommes-nous, chacun d’entre nous, curieux et avons-nous des sujets de curiosité hors de toutes préoccupations familiales ou professionnelles ? En bref, nous accordons-nous le droit à vagabonder librement par moments ?
Le deuxième est à titre social : comment notre famille (au sens large) et/ ou nos amis, relations… voient-ils cette curiosité ? Nous envient-ils ou nous disent-ils (directement ou non) : « il ferait mieux de… ». Est-ce que cela a évolué dans le temps ?
Le troisième niveau est à titre professionnel : vous accorde-t-on le droit de vagabonder (à l’instar de Google qui encourage ses salariés, pour 10 à 20% de leur temps, à faire leur propres recherches) ou bien est-ce la loi du rendement à court terme ?
Si, globalement, j’observe que les choses ont bien évolué sur les plans personnel et social, je note une régression sur le plan professionnel avec des contraintes de temps et de charges de travail de plus en plus fortes. Résultat : le travail est fait de manière mécanique (et sans valeur ajoutée) et l’implication diminue.

Avons-nous fait le meilleur choix ?